//
vous lisez...
Parentalité, Psychologie, Quotidien, Valeurs

De l’organisation

J’ai toujours été organisée, méthodique, perfectionniste, sans doute une façon de canaliser mon angoisse existentielle…

Et puis j’ai rencontré ma moitié, qui a fait souffler un vent de liberté, de lâcher-prise, de folie, d’imprévu assez salvateur… C’était drôle pour moi à la vie si bien réglée de me retrouver dans des situations loufoques liées à son étourderie… de faire des découvertes au gré du vent…

Et puis Bibounette est arrivée et surtout est arrivé le temps de la crèche puis de l’école. Ce qui était drôle un temps -arriver échevelée en riant dans un train accroché de justesse… ou tout aussi échevelée le rater et jouer enfin à la mauvaise élève en arrivant en retard au bureau- est devenu lourd et pesant…

J’ai bien tenté de reprendre mes basiques de l’organisation mais elle n’était vue que comme un carcan pénitentiaire… Nous parents ne renoncerions pas à l’imprévu, au changeant, au spontané…

3 ans plus tard, la fatigue liée aux approximations est toujours là et plus ennuyeux déteint sur l’éducation que je parviens à proposer à Bibounette…

Depuis des mois, face à une petite fille au caractère bien trempé, que je suis fière de voir s’exprimer et exprimer ses goûts, je m’interroge sur les limites à lui fixer. Est-ce nécessaire de lui fixer des limites? Qui suis-je pour lui fixer des limites? Est-ce que je ne risque pas de nier son ressenti? (j’ai ai parlé ici et )

Je me dis bien que les seules limites auxquelles je crois vraiment, ce sont celles liées à la sécurité et celles liées au respect d’autrui… Mais où placer le curseur? Comment la laisser s’exprimer, ne pas lui imposer de règles arbitraires auxquelles je ne crois pas tout en lui offrant un cadre rassurant qui l’aide à grandir, tout en évitant d’en faire un enfant roi tyrannique que sa propre tyrannie finirait par faire souffrir…

Et tout à coup, j’ai eu comme une révélation, aidée en cela par certains de vos commentaires (merci!) : elle n’a pas besoin de limites mais d’un cadre car ce n’est pas à elle avec ses petites épaules de créer ce cadre qui permet aux jours de couler plus facilement!

Et qui dit cadre, dit organisation… un minimum… et constance… un maximum… Il m’importe vraiment de dire ce que je fais et surtout de faire ce que je dis, j’ai moi même trop souffert qu’on me fasse prendre des vessies pour des lanternes… Il m’importe que ma fille ait confiance en ma parole, de ne pas lui mentir… Mais je n’avais pas réalisé que notre façon de changer les règles au gré du vent fait que pour Bibounette notre parole n’est pas fiable… vu qu’elle change tout le temps… et c’est particulièrement insécurisant… Cela lui donne aussi l’illusion que c’est à elle de fixer les règles de vie à la maison puisque nous en sommes incapables…

Poser un cadre nous permettra je l’espère à nous adulte de gagner en temps libre ou du moins en temps plus serein, et à Bibounette d’évoluer plus sereinement grâce à des repères clairs… Elle est d’ailleurs très demandeuse de discuter de son programme et de s’y tenir une fois celui-ci fixé. Grâce aux outils de gestion du temps que nous avons déjà mis en place, elle devrait avoir plus de facilité aussi à gérer sa frustration, souvent liée à des questions de timing.

Je ne pense pas et ne souhaite pas me mettre à imposer des règles strictes et arbitraires, appliquées de manière immuables quelles que soient les circonstances. Inutile d’imposer à Bibounette un passage au jardin après l’école alors qu’il pleut des cordes sous prétexte que le cadre prévoit un temps de loisir après l’école! Il peut être remplacé dans ce cas par un espace de jeu intérieur! Je pense ainsi rester dans des règles souples qui peuvent varier en fonction des circonstances (activités variables selon la météo, choix libre mais pas cumulatif du temps de loisir après l’école) mais qui seront constantes et compréhensibles dans leurs critères d’application… même si parfois ça me sera difficile car j’aime bien aussi parfois suivre mes envies fluctuantes…

Et j’espère parvenir plus facilement à distinguer les véritables désirs de Bibounette de ses besoins de réassurance quant à la constance rassurante du cadre qu’elle questionne uniquement pour verifier s’il est bien solide et protecteur…

La suite au prochain numéro…

IMG_1229

Publicités

Discussion

Une réflexion sur “De l’organisation

  1. Merci pour cette réflexion très éclairante, même si « Je n’y suis pas encore ». Par contre, je ne comprends pas la partie « Et puis Bibounette est arrivée et surtout est arrivé le temps de la crèche puis de l’école. » : comment ça peut arriver aussi vite ??!!

    Aimé par 1 personne

    Publié par chutmamanlit | 23 mai 2017, 21 h 00 min

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Mon Instagram

En attendant le cours de danse, s'interroger sur le fonctionnement de ces machines #toddlerlife #maxomorra @george.georgette Danseurs et danseuses #letsdance #toddlerlife Ce soir Bibounette était bien accompagnée pour le cours de danse #letsdance #toddlerlife Appliquée #latergramdumercredi #toddlerlife

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :