//
Archives

biboumam

biboumam a écrit 98 articles de biboulov

Geburtstag

Ma fille, ma grande fille…

Il y a 3 ans, au terme d’une douce nuit et d’une folle et tendre journée, je te déposais avec l’aide de ton papa sur mon ventre et je te regardais te blottir contre mon sein… Je guettais déjà tes expressions, je t’écoutais et je te laissais me guider dans cette incroyable aventure : devenir maman… Tu ouvrais des yeux en amande et tu ouvrais grand la bouche, petit à petit tu as ouvert et rempli mon cœur de sentiments nouveaux et beaux… Tu as ouvert beaucoup de questionnements aussi, des moments de doute, des questions de place mais surtout une certaine plénitude que je ne connaissais pas… Alors en ce mois de Mars, nous fêtons tes 3 ans mais je te laisse faire volontiers quand tu me dis : « à ton tour Maman » et que tu me chantes « Joyeux anniversaire ». Car oui, c’est aussi un peu mon anniversaire, mon anniversaire de Maman… Ce n’est pas l’anniversaire du plus beau jour de ma vie mais c’est l’anniversaire du premier jour qui a éclairé ma vie d’un jour nouveau… Et chaque jour, comme j’aime te voir grandir!

FullSizeRender


Pour cet anniversaire,  comme c’est le cas depuis 3 ans, nous avons passé la journée ensemble, toi, ton papa et moi…

Nous avons raconté célébré le début de la journée avec un petit rituel montessorien  mon histoire pour ton anniversaire. Evidemment, au fur et à mesure que tu grandis, ton intérêt se porte sur de nouvelles choses, tu commences à mesurer le temps qui passe, tu identifies clairement le bébé que tu as été et qui a grandi, tu identifies les saisons et l’entrée du printemps qui coïncide avec ton anniversaire. Et tu aimes toujours autant souffler les bougies!

Bougies que tu comptes désormais !

IMG_1340

J’aime cette cérémonie car elle ancre la célébration non pas seulement dans les festivités mais dans l’anniversaire de la naissance

IMG_1341

c’est-à-dire la récurrence de la date et le temps qui s’écoule avec la révolution des saisons.

Elle permet aussi de comprendre pourquoi nous soufflons un certain nombre de bougies… La symbolique des bougies n’étant pas la même ici que sur la table de l’Avent… Oui, c’est complexe le temps… Et je comprends ta relative déception quand, au contraire de celles de l’Avent, les bougies d’anniversaire ont disparu dès le lendemain… pour réapparaître lors de la fête à l’école!

Nous avons aussi doucement célébré 3 ans d’allaitement et je suis devenue écoutante pour les mamans allaitantes

IMG_1339


Puis tu as découvert tes cadeaux, que j’avais cette fois triés pour éviter l’envahissement comme ce fut le cas à Noël

IMG_1308

Ainsi tu as effectivement pu profiter de chacun :

*une peluche chien que tu as toi-même choisie au magasin et pour laquelle tu as appris à patienter avant de la retrouver dans son paquet cadeau… au sortir du paquet elle avait d’ailleurs une grosse envie de caca / pâte à modeler…

*un garage que tu avais aussi désigné avec tes yeux brillants mais que tu ne nous avais pas vu emporter… j’ai vu la surprise et ressenti la réflexion intense qui t’a animée quand tu l’as découvert : mais comment papa et maman ont-ils pu cacher ce grand garage dans leur tout petit sac à dos…

IMG_1294

*des poupées sexuées qui m’ont valu bien du tracas (si vous me suivez sur IG, vous avez peut-être eu vent de l’histoire).

IMG_1343

En bref, sur un marché de Noël, je pensais avoir acheté une fille et un garçon et en les déshabillant, j’avais découvert… 2 garçons… Par chance, le fabricant artisanal espagnol Nines d’Onil a accepté de me faire parvenir un poupon fille… J’ai donc pu te les offrir pour ton anniversaire et faire un petit test… En les découvrant habillés, tu as remarqué qu’il y avait un garçon et une fille… Je t’ai alors demandé où était la fille et, alors que tu adores le bleu et choisis toujours cette couleur pour t’habiller, tu m’as désigné… le poupon habillé en rose… Stéréotypes sociétaux quand tu nous tiens…. Induits par l’école? déjà? Toujours est-il que, quand, en les déshabillant, tu as découvert que j’avais habillé le garçon en rose et la fille en bleu, tu t’es empressée de rectifier la situation…. Don’t act…

*Une loupe binoculaire qui suscite régulièrement ton intérêt depuis que tu l’as découverte

*Cette fois, tu as même apprécié les vêtements offerts : un peignoir bleu et un t-shirt chien, ça ne pouvait que plaire !


Nous avons aussi mangé un de tes gâteaux préférés

IMG_1338

Et même en l’absence de fève 😉 tu as revêtu ta jolie couronne de reine de la fête (merci Julie Fée des bulles / Welcôme atelier pour ta célérité!)

Nous avons doucement profité de la journée, en famille, avec toute la tribu

Joyeux Anniversaire Bibounette !

IMG_1348

Répondre à des questions

Un grand merci à Une vie à tâtons qui a pensé à moi pour le liebster award! J’ai toujours aimé répondre à des questions sur moi… Si j’osais, je passerais des entretiens d’embauche juste pour le plaisir… Ben oui, j’aime bien sentir qu’on s’intéresse à moi, à ce que je suis vraiment pour peu qu’on écoute vraiment mes réponses… 😜
Comme j’ai déjà dévoilé 11 petits secrets sur moi ici  et (et que j’ai beaucoup d’articles en retard), je vais directement passer à ses questions, avec des réponses qui tournent comme souvent autour de ma fille, des animaux et de mes états d’âme
1: quel est ton plus grand rêve?

Que l’on m’aime pour ce que je suis

Et aussi d’avoir un grand parc animalier pour accueillir les animaux en détresse

2: pourquoi avoir décidé d’écrire un blog?

Pour partager humblement mon expérience et échanger avec des gens que je n’aurais pas rencontrés par ailleurs

3: ta saison préférée? Pourquoi ?

Le printemps, parce que les jours allongent, la nature s’éveille, qu’au printemps on peut rêver de l’été qui s’annonce et de ses grandes vacances, parce que c’est la saison de mon anniversaire

IMG_7237

4: ton plus grand regret ? Pourquoi ?

Ne pas avoir pu sauver tous les animaux que j’aurais voulu

5: ta plus grande passion?

Ma fille!

6: qu’est ce qui te rend heureux(se) au jour le jour ?

La regarder grandir

7: comment te vois-tu dans 10 ans?

C’est bizarre, je me projette sans cesse, mais la question me laisse sans voix, je ne sais pas, je ne veux pas savoir… à regarder ma fille grandir et entourée d’animaux… pour le reste je ne sais pas…

8: qu’est ce qui te plaît dans mon blog/mes articles ? et ce qui ne te plait pas ? (soyez francs, ça m’aidera !!)

La mise en mots de maux ou d’états d’âme qui font écho en moi…

Juste une chose que je ressens mais je me trompe peut-être : j’ai le sentiment que ton passé est si lourd que tu imputes toutes les difficultés que tu pourrais rencontrer à ces blessures anciennes et que tu aurais tendance à te dire « j’ai pourtant tout fait pour me (re)construire avant de faire un enfant et patatras c’était pas si solide que ça » (ente nous, je me le dis souvent aussi 😉) Mais en fait, accueillir un petit être génère plein de situations inconnues pour lesquelles on a toutes, me semble-t-il, un jour ou l’autre des difficultés, alors qu’on n’a pas forcément un passé aussi lourd… tout ça pour te dire que tes casseroles sont certes lourdes à porter mais que les questionnements que tu traverses sont là parce que tu deviens Maman et non pas parce que tu as un lourd passé… Il n’en demeure pas moins que devenir Maman remue effectivement beaucoup de choses, rebat les cartes, du passé et du présent, peut nous fragiliser selon nos sensibilités et les épreuves déjà rencontrées, mais tu sais visiblement t’entourer et tu sais ce qui te fait du bien, comme écrire ce blog, et c’est l’essentiel!

9: ta citation préférée ?

Il m’est difficile d’en choisir une seule…

« L’âme heureuse, par l’irradiation de l’amour, propage le bonheur autour d’elle » (André Gide)

« Aimer, c’est donner raison à l’être aimé qui a tord » (Roger Martin du Gard)

« Tu rêvais d’être libre et je te continue » (Paul Eluard)

Mais la plupart du temps, j’oublie les auteurs 🤔 comme de celle-ci « La vie, la vraie vie dépasse toujours l’imagination »

J’aime aussi beaucoup la devise des alcooliques anonymes : « Avoir la sérénité d’accepter les choses que je ne puis changer, le courage de changer celles que je peux et la sagesse d’en connaître la différence.  »

10: ta plus grande peur ?

La mort

11: ton secret pour t’accepter plus facilement ?

Si j’en avais un…

 

À mon tour de nommer quelques blogs (je vais essayer d’innover car j’ai souvent tendance à nommer toujours les mêmes copinautes qui ont déjà eu l’occasion de répondre à ce type de nomination…) Et si elles veulent bien, leurs réponses aux questions de Une vie à tâtons m’intéresseraient aussi!

Les petites bottes

Je me disperse

Maman 2 loulous

Chut maman lit

Chez la famille Koala

Toute la vie d’Elo

The world of the miss pour en savoir plus sur son nouveau blog et les précédents

 

Bonne cogitation !

L’aventure de la continence

L’article de Mam Weena m’a donné envie de donner ici mon témoignage. C’est juste le moment puisque Bibounette vient de passer avec succès sa première journée en culotte à l’école…

Bien sûr, il ne s’agit que de notre petite expérience qui n’est sans doute pas transposable à tous, mais si elle peut guider quelques « pipo » comme le chante Bibounette, alors me voilà ravie !

IMG_1183

QUAND COMMENCER A PENSER A LA CONTINENCE?

En général, au détour d’un rayon de puériculture ou d’une conversation, vient l’idée qu’il va falloir un jour proche ou lointain se procurer un pot « au cas où ». Chez nous, prévoyants, sur la liste de naissance, il y avait déjà un pot (par chance pas électronique mais tout de même ENORME) qui n’a bien sûr jamais servi…

Entre temps, j’avais commencé à lire Minuscule Infini et m’étais laissée convaincre quant à d’autres pots de forme plus adaptée à la physiologie et accessoirement à mon mode de vie…

Au passage, je dois à Minuscule Infini (merci!!!) l’emploi du mot « continence » que j’ai comme une révélation immédiatement adopté. En effet, le mot « propreté » souvent utilisé dans ce contexte m’a toujours un peu écorché les oreilles… Ma fille n’est pas dégoûtante, elle est propre, avec ou sans couche, continente ou pas… Et je me suis toujours demandé l’effet que peuvent avoir sur les enfants les paroles échangées entre adultes à côté d’eux « elle est propre ta fille? -comment ça, pas encore propre?… » Inutile de dire que ce genre de paroles chez nous ne tombe pas dans l’oreille d’une sourde… Je répondais donc invariablement : « oui et elle va bientôt devenir continente » et maintenant « oui et elle est tout à fait continente » . (Si je sens l’individu particulièrement intrusif, je me fais plaisir avec un « oui, oui, elle est propre, elle se lave régulièrement. Et elle sera bientôt / est continente »)

Ce qui a plusieurs avantages assez jubilatoires :

1) Bibounette est rassurée, elle n’a rien « qui cloche »

2) En général, ça en bouche un coin au personnage intrusif qui se retrouve occupé à chercher un dictionnaire ou me prend pour une originale et ne repose pas de sitôt la question

Ma fierté, c’est quand Papacahuète répond aussi de la sorte, je nous sens unis dans notre tribu…

S’EQUIPER D’UN POT

Je reviens à mon pot : l’avantage du pot Ecopitchoun , c’est qu’il installe l’enfant dans une position adéquate pour relâcher ses sphincters. En plus d’être ergonomique, il est facilement transportable et peu encombrant. En outre, son petit prix permet de s’équiper en plusieurs exemplaires (bien pratique quand comme chez nous on vit sur plusieurs échanges, or, lors des premiers pas d’acquisition de la continence, hors de question de demander à l’enfant de monter l’escalier pour rejoindre le pot ou d’attendre que le pot redescende d’un ou plusieurs étages…). Enfin, mon expérience se limite à l’usage par une fille mais jamais de débordements constatés.

QUAND PROPOSER LE POT?

Jamais!

Comme pour beaucoup d’autres apprentissages, je pars du principe que j’invite en fournissant le matériel adéquat mais que c’est à Bibounette de décider quand elle est prête à l’utiliser

Pour le pot comme pour le reste, je m’en suis procuré un, je l’ai posé visible dans la salle de bain et je n’ai rien fait d’autre. Je serais bien incapable de dire quel âge avait Bibounette quand j’ai disposé ce pot en évidence dans la salle de bain mais je me souviens avoir investi juste après l’article de Minuscule Infini, Bibounette avait donc 14 mois. Bien évidemment, il était hors de question de pousser Bibounette à maîtriser ses sphincters à 14 mois mais poser le pot comme faisant partie intégrante de la salle de bain au même titre que les toilettes me paraissait le meilleur moyen de lui montrer sans pression que le jour où elle aurait envie/besoin de s’en servir, le pot, comme les toilettes, seraient à sa disposition.

Je fais ma maline mais je considère que nous avons beaucoup de chance que Bibounette ait fréquenté une crèche où elle a pu profiter de l’exemple des plus grands, nous n’avons donc pas eu à appeler son attention sur cet étrange objet. Nous avons eu aussi beaucoup de chance que l’école jardin d’enfants qu’elle fréquente actuellement accepte les petits en couche. Et que pour la petite section, du fait de son mois de naissance, elle aura en Septembre prochain 3 ans et demi. Car en effet, pour l’école qu’elle fréquentera à partir de Septembre prochain, les enfants sont supposés être continents. Ceci dit, en discutant avec la directrice, je me suis aperçue qu’il y a toujours une souplesse possible. En effet, il est clair que le personnel n’est pas assez nombreux pour changer les couches de tous les enfants, mais elle m’a clairement dit de ne pas se mettre la pression, qu’il y a toujours quelques enfants qui passent quelques semaines en couche (après la catastrophe des premiers jours en culotte pour des enfants pas vraiment prêts, le personnel juge finalement plus pratique de remettre une couche un temps, plutôt que de devoir gérer des accidents continuels). Selon son expérience, avec l’exemple des petits camarades, l’acquisition de la continence se fait alors en général rapidement pour ces enfants. Je pense donc que pour les mamans concernées (surtout celles dont les enfants sont de fin d’année et entrent à l’école à moins de 3 ans), il peut être opportun de se rapprocher de la future école et quelle que soit la réponse, de faire comme si… Car plus on se met la pression, plus l’enfant le ressent, et plus les blocages surviennent…

ET ALORS CA SE PASSE COMMENT?

Chez nous, le pot a donc pris la poussière pendant plusieurs mois jusqu’à ce que vers l’âge de 18 mois, voyant très certainement l’exemple de ses camarades plus grands à la crèche, elle nous demande à utiliser le pot. J’ai alors déployé l’arsenal 1 pot par étage et elle les a utilisés de temps en temps, quand par un heureux hasard elle croisait le pot au moment où s’exprimait son besoin physiologique ! Assez vite, elle a éprouvé beaucoup de fierté à faire pipi sur le pot, et nous avons transporté un pot de voyage lors de nos déplacements, elle a ainsi fait pipi dans le train, à l’hôtel, dans le coffre de la voiture… J’avoue, je dois une fière chandelle à Papacahuete, à l’aise en toutes circonstances.

41oEtxZI98L

Bien sûr il y avait encore aussi des pipis dans la couche. Et surtout les cacas, car pendant très longtemps, Bibounette a fait caca… debout! Difficile donc de concilier ça avec le pot!

Bref, nous avons laissé Bibounette avancer à son rythme, nous ne lui avons jamais proposé le pot à horaire fixe. L’été de ses 2 ans et demi, elle a beaucoup circulé fesses nues et a commencé à faire caca accroupie dans la nature (je vous rassure nous avons un chien dont nous ramassons aussi les cacas dans la nature! d’ailleurs je suis persuadée que son exemple a aidé Bibounette à passer de debout à accroupie…)

Entre temps, nous avions aussi investi dans un adaptateur sur les toilettes (simple et pratique), Bibounette utilisait alternativement le pot, l’adaptateur et le jardin (avec une nette préférence pour le jardin!)

A la rentrée, nous avons constaté une régression, liée essentiellement aux contraintes liées à nos temps de transport (difficile de prendre le risque de circuler sans couche pendant une heure dans les transports en commun quand l’acquisition de la continence n’est pas encore parfaite…)

Et qui dit « couche en place » au début de l’acquisition  de la continence dit « c’est bien pratique pour faire pipi dedans ». De même « culotte sous pantalon  » est souvent confondu avec « couche sous pantalon » jusqu’au constat de la flaque…

En revanche, très vite, elle ne voulait plus faire caca dans la couche, surtout ne voulais plus rester avec du caca aux fesses le temps de trouver un lieu de change approprié… J’ai donc investi dans des pots jetables dont un exemplaire à élu domicile dans le cartable de Bibounette. Au final nous n’avons pas eu à nous en servir jusqu’à présent, car elle a commencé d’elle-même à aller à la selle plus ou moins à heure fixe en soirée. Mais le pot jetable reste là en cas de besoin si nous ne trouvons pas un coin de « nature » parisien en cas de besoin urgent sur le trajet.

A Noël, elle avait 33 mois et on nous a offert, à nous les parents, un abattant WC « Nighty », qui s’allume quand on s’approche, bien pratique la nuit, même si je doutais un peu de l’utilité au delà du gadget. En fait, nous en sommes très satisfaits et surtout, son assise très confortable et la lumière ont complètement conquis Bibounette! Elle pouvait enfin se débarrasser de l’adaptateur et s’assoir sur les toilettes comme une vraie grande.

Exit l’adaptateur, bye bye le pot (quoique de temps en temps, le pot c’est bien pratique pour ne pas quitter la TV… no comment please… et comme on en a plusieurs, on peut jouer à entraîner sa continence pour passer d’un pot à l’autre… peut-être que si la sage-femme avait procédé ainsi pour ma rééducation périnéale, ça aurait été plus efficace!!!)

QUELS VETEMENTS ?

Quand à 18 mois Bibounette s’est intéressée d’elle-même au pot, j’ai commis une erreur, j’ai pensé qu’elle allait me réclamer une culotte la semaine suivante… J’ai donc investi, dans des culottes en coton bio. Dans des culottes d’apprentissage aussi. J’ai l’habitude d’acheter les vêtements en ligne dans mes boutiques fétiches et je sais comment taillent sur Bibounette les principales marques auxquelles je fais confiance. En revanche, pour les culottes, il m’a fallu en commander pour vérifier… Et là, catastrophe… Pour Bibounette et ses cuisses musclées, la plupart lui serrent vraiment trop les cuisses. Certaines ont en outre des élastiques à taille beaucoup trop puissants (elle n’aime vraiment pas être serrée!), j’ai souvent changé les élastiques des pantalons mais franchement, je ne me voyais pas changer les élastiques des culottes… J’ai donc fini par sélectionner la marque la mieux adaptée à sa morphologie (Cosilana)… Mais c’était il y a 1 an et demi… J’ai donc beaucoup de culottes inusitées car soit mal adaptées à sa morphologie, soit devenues trop petites. Je passe sur les culottes d’apprentissages qu’elle a toujours allégrement confondues avec des couches et qui vont donc être revendues prochainement, état neuf…

Au final, à 34 mois, Bibounette a déclaré vouloir dormir sans couche. Ce que nous avons accepté. Il n’y a pas eu d' »incident » pendant la sieste, il y en a parfois pendant la nuit, Louis le sec est venu au secours de ce nouvel apprentissage. Concomitamment, durant la journée, nous avons tenté les culottes (peut-être la seule fois où nous avons proposé avec  un peu trop d’instance car cela nous semblait logique en réponse à sa demande de sortir faire les courses …. cul nu… qui plus est en plein hiver!) Mais un petit incident en courses l’a refroidie et jusqu’à cette semaine, c’est en couche qu’elle allait à l’école, couche qui restait sèche toute la journée…

Entre temps, je m’étais aperçue que j’allais revendre mon stock de culottes d’apprentissages restées complètement inutiles et devenues trop petites… Et que si je voulais espérer la voir porter des culottes un jour, il allait falloir investir dans du 116 cm sous peine de l’entendre dire « ça gêne » Oui, la demoiselle a vraiment les cuisses musclées!

A la maison, je lui ai proposé de porter, au lieu des culottes trop petites qui peuplaient son placard, des bermudas Cosilana tout doux qu’elle avait portés à la belle saison sur sa couche et qui ne la serraient donc pas et quand les culottes Cosilana de la bonne taille sont arrivées, Biboubette les a immédiatement adoptées!

Au delà des culottes, il est évident que le choix des vêtements est primordial pour l’acquisition de la continence : c’est pour cette raison, mais aussi pour faciliter sa motricité depuis son plus jeune âge que Bibounette ne porte que des pantalons à taille élastiquée, qu’elle peut facilement mettre et enlever seule. La matière aussi a son importance, afin qu’elle sèche vite et ne garde pas les petites odeurs : pour cela, la laine est encore et toujours la plus indiquée!

ET LES LIVRES ?

Les livres autour de l’acquisition de la continence sont nombreux et j’ai pioché sur le net beaucoup de bonnes idées notamment chez Le rire des anges

Très honnêtement, Bibounette n’a pas eu besoin de livres pour comprendre à quoi sert le pot puisqu’elle a vu faire ses camarades à la crèche. Chez nous, les livres ont donc uniquement servi à parler du sujet sans tabou sur un mode ludique, bref aucune baguette magique dans l’idée de provoquer des déclics mais bien du plaisir de lecture!

Ceux qui ont le plus parlé à Bibounette :

Qu’y a t il dans ta couche? ou comment une petite souris invite ses mis à passer comme elle de la couche au pot

51I6vToQk7L__AC_US218_

1,2,3 crotte alors pour compter les cacas (Bibounette compte les cacas de chien dans la rue!)

41BAP5xDa+L__AC_US218_

Sur le pot, des illustration vintages et des tirettes à manipuler

51AIcaiVTaL__AC_US218_

Bon, avec tout ça, je vous laisse, j’ai moi aussi un besoin urgent!

Démissionner, ambitionner

En Janvier, j’ai décidé de démissionner. En Février, je l’ai fait…

Mais pour quoi faire ?

 

D’abord pour prendre du temps et trier l’essentiel

Prendre le temps de faire du tri dans ma maison et dans ma tête.. apprendre à moins consommer aussi

Prendre en particulier le temps de trier nos photos… parmi la montagne amoncelée

Prendre le temps de mettre sur les rails notre projet de maison d’hôtes, pour la partie qui m’incombe, à savoir l’aménagement et la déco, la promo, le livret d’accueil…

IMG_0002

Offrir à Bibounette des grandes vacances d’été à la campagne, je suis tellement nostalgique de mes propres « grandes vacances »

IMG_0971

Etre libre de tout engagement professionnel au moment de sa rentrée à la grande école (euh, Petite section)

Prendre le temps de me faire plaisir au gré du vent et non plus selon le programme préétabli dans la fenêtre prévue à cet effet. J’ai vraiment besoin de relâcher cette pression de la course effrénée contre la montrer et du chronomètre qui court dans ma tête même pendant les moments de « détente »

Et donc prendre le temps de coudre, écrire, blogguer, téléphoner aux amis …

 

Puis pour ouvrir une nouvelle page professionnelle

J’ai décidé de travailler dans le secteur alimentaire par goût pour la science des aliments et dans un bureau par goût de l’écriture… mes débuts professionnels m’ont permis de m’épanouir dans ces domaines. Puis j’ai goûté, par choix et intérêt pour l’humain, aux joies du management… Mais devenue Maman, mes priorités ont changé, mes exigences aussi… Corriger des fautes d’orthographe et envoyer des mails urgents truffés de jargon pédant me semble loin de l' »écriture ». Je peine à expliquer à Bibounette l’intérêt de mon travail car je n’en vois aucun à aider des gens qui, la tête dans le guidon, se croient investis d’une mission alors qu’ils n’ont pour but que d’accumuler de l’argent… J’ai envie de retrouver juste un peu de (bon) sens…

Rien de grandiose dans un premier temps mais un travail dans une équipe sympa, où mes compétences seraient valorisées, où j’aurais quelques responsabilités suffisamment gratifiantes pour me sentir utile, mais pas trop pour ne pas avoir à laisser le travail empiéter sur ma vie de famille, un travail près de l’école de ma fille, un travail au service de l’intérêt général, un travail sérieux qui ne se prend pas au sérieux, des missions qui n’aillent pas à l’encontre de mes valeurs (bon, vous l’aurez compris, un travail aux antipodes de mon poste actuel 😉…)

En bref, je ne suis pas ambitieuse, j’ai juste l’ambition d’être cohérente et heureuse…

 

Et en rêve ?

Je n’oublie pas les rêves mais je suis prudente et je me lance si et seulement si je suis prête et sûre…

Qu’est-ce qui me passionne? L’éducation de mon enfant, les animaux, la déco, la psychologie et l’écriture

Puis-je en faire mon métier? Je ne pense pas, du moins pas tout de suite, pas seulement, cela demande à être mûri…

Car j’aime :

La pédagogie, l’éducation… mais je suis bien incapable de supporter un groupe d’enfants

La puériculture… mais pas sur le mode consumériste

La psychologie… mais je suis (encore) une éponge à émotions… Si j’étais psy, je serais la reine du contre-transfert…

Les animaux en détresse que je veux tous sauver… mais je suis (toujours) une éponge à émotions, incapable d’en laisser un de côté, détruite si l’un est malade… alors pour le refuge pour animaux en détresse, qui reste un vrai projet auquel je réfléchis chaque jour, il me reste à me forger, m’entourer, économiser pour pouvoir accueillir le plus grand nombre…

IMG_1778

La déco, c’est plus léger… mais pas forcément rémunérateur pour autant (oui, je sais, mon but n’est pas d’accumuler de l’argent mais mon but n’est pas non plus de mettre ma famille dans des difficultés financières…)

L’écriture… encore moins (vive l’auto-édition)

La laine… mais Mamoulia et Fool de Wool l’ont déjà fait et je ne me sens pas du tout l’âme d’une chef d’entreprise…

Il n’empêche, je ne vivrai peut-être pas de mes rêves au sens de mon banquier… mais ma vie sera peuplée de mes rêves… 😍

 

Et vous quels sont vos rêves?

 

 

Bonjour Mars

En Février…

J’ai eu du mal à relâcher la pression du mois de Janvier

J’ai entendu pour la première fois ma fille chanter « Joyeux anniversaire » à son papa

Je l’ai entendue souvent me dire « je t’aime »

Je suis montée à cheval… mes pieds touchaient par terre… et c’était drôle

J’ai rencontré Tina et je me suis sentie en phase avec ma moitié

J’ai monté des escaliers en sifflotant et fait de la déco accessoirement

J’ai profité de la lumière à la campagne

J’ai commencé à préparer l’anniversaire de Bibounette

Je me suis posée des questions sur les limites à poser et les activités à lui proposer

J’ai manqué de temps… encore…

J’ai démissionné

Bonjour Mars, le mois du printemps et de l’anniversaire de Bibounette !

 

 

 

Bonjour Février

 

Janvier

En Janvier, j’ai rencontré des turbulences, j’ai rencontré des connards de médecins alarmistes, incompétents et sans coeur
En Janvier, j’ai été soignée pour quelquechose que je n’avais pas et pas soignée pour quelquechose que j’avais
J’ai connu la peur, l’effroi, l’attente et après l’attente, le soulagement impossible tant l’angoisse a laissé derrière elle ses stigmates. Syndrome post traumatique, ça s’appelle ou décompensation…
En Janvier, j’ai connu l’incompréhension et le jugement couperet
En Janvier, je me sentie seule mais je suis restée debout
En Janvier, j’ai eu l’impression d’être une vieille dame
En Janvier, on m’a fait souffrir mais j’ai aussi pu compter sur certains, pas forcément ceux auxquels je m’attendais, mais quand même
En Janvier, malgré les turbulences, j’ai plus ou moins tenu mes résolutions
En Janvier, j’ai vu ma fille grandir, beaucoup. C’est fou comme elle choisi les périodes où je suis faible pour faire de grands pas en avant. Comme un pied de nez aux difficultés. J’étais sans défenses immunitaires quand elle a décidé de marcher. Je suis à nouveau faiblarde au moment où elle décide de devenir continente.
Oui, en Janvier, je l’ai entendue faire de belles phrases, parler anglais, dire à son papa qu’elle n’est plus un bébé. Je l’ai entendue aussi refuser la couche pour dormir et devenir continente pendant son sommeil avant de l’être pendant son éveil
En Janvier, j’ai mangé les gâteaux faits par ma fille, je l’ai vue s’inquiéter pour moi et me faire des gâteaux
En Janvier, je l’ai vue réinvestir sa chambre nouvellement réaménagée pour y jouer et je me suis sentie utile d’avoir pensé ce nouvel agencement
En Janvier, j’ai connu le calme avant la tempête, ou plutôt ce calme dans la tempête, ce moment où on se sert fort les coudes et le reste pour affronter les éléments, ce moment où on ne se déchire pas encore pour trouver les responsabilités des uns et des autres

En Janvier, j’ai participé un Samedi à une réunion associative et c’était bizarre d’être là juste moi et mes pensées au milieu des débats

En Janvier, après le froid et avant la pluie, j’ai vu un rayon de soleil sur le visage de ma Bibounette endormie. Et pour le reste du temps, je me suis offerte une lampe de luminotherapie…

En Janvier, mon Homme a concrétisé un projet et nous avons fêté 8 ans d’amour avec leurs hauts et leurs bas…
En Janvier, j’ai pris des decisions, de celles qui s’imposent quand on a eu peur. Je vais changer de travail, prendre soin de moi et agir plutôt que râler
En Janvier, j’ai trouvé des pistes sérieuses pour un nouveau travail
En Janvier, nous avons eu la chance de recevoir Valeria qui a immortalisé en photos un peu de notre histoire, celle de notre tribu, animaux et grands-parents compris
En Janvier, j’ai respiré ma fille et l’ai regardée se photographier les orteils et j’ai commencé à remplir un bocal de petits papiers listant mes petits bonheurs…

img_0752

 

Une question de place

On est toujours seul face à son destin.
On a beau se dire qu’il faut s’entourer, qu’il faut faire équipe, l’autre reste l’autre, avec son mystère impénétrable et son regard potentiellement jugeant. Lorsque j’ai découvert la philosophie, je me suis prise de passion pour cette matière et c’est un goût qui ne m’a pas quittée. J’ai beaucoup réfléchi sur la citation de Sartre « l’enfer, c’est les autres », j’ai aussi beaucoup réfléchi sur le bonheur qui ne vaut que s’il est partagé et j’ai espéré pouvoir m’appuyer sur le bonheur fondamental de la reconnaissance de deux consciences.
Ces temps ci, j’ai lu des articles de différentes blogueuses qui écrivent qu’elles ont du mal à lier connaissance, à construire des amitiés, qui ont du mal sous le regard de l’autre, dans le bruit ambiant. Et ça m’a touchée… je me suis reconnue dans leurs mots et en même temps, j’ai été étonnée. Étonnée de constater que ces filles que j’admire pour leurs projets, la façon dont elles gèrent de main de maître une famille nombreuse ou des ouvrages à succès, étonnée que ces filles puissent être ou avoir été aussi le vilain petit canard… je me suis sentie moins seule et moins petite…
Il n’en demeure pas moins qu’il me reste beaucoup de chemin à faire pour oser être moi, prendre ma place, le faire sans agressivité mais avant tout cesser de m’excuser d’exister et passer outre le regard jugeant des autres, proches ou pas, le mien aussi…
Ces dernières semaines, j’ai éprouvé la peur, viscérale, et je me suis aperçue qu’on est toujours seule face à son destin… j’ai aussi pris des décisions, seule… j’essaie d’apprendre à m’écouter… peut être saurais je alors mieux exprimer mes besoins et mes désirs à mon entourage… peut être me sentirai je plus utile…
J’ai une adorable petite fille qui a besoin que je l’accompagne mais mon rôle est justement de l’aider à prendre sa place, la sienne, pas celle de fille de ou de camarade de. La sienne propre, qu’elle pourra assumer, seule… et peut être aura t elle la chance de croiser sur son chemin quelques autres consciences avec qui partager, peut être saura t elle mieux que moi s’entourer, partager, donner et recevoir en gardant son intégrité… c’est tout ce que je lui souhaite…

img_5718

En attendant, en voici un qui a trouvé sa place 😉

Les outils de perception du temps

Je suis en retard 😉… voilà un moment que cet article m’a été demandé … et bien plus longtemps que j’accumule les outils divers et variés pour aider Bibounette dans sa perception du temps…

Alors c’est parti pour un petit tour d’horizon en images

* Pour les heures et les minutes 

Les horloges de la maison : horloge, réveils à remonter, coucou à remonter

Ce sont les plus classiques et ils sont appréciés de Bibounette qui aime faire « comme les grands »

 

Les minuteurs

img_0720

Bibounette le trouve un peu bruyant

 

Les sabliers

img_0723

Je pense qu’ils ont de beaux jours devant eux… une fois que j’aurai trouvé comment les´ introduire efficacement dans nos routines… pour cela, je commence par les utiliser moins même, en cuisine notamment, ou pour mesurer le temps de séchage, de brossage des dents etc

 

* Pour la journée

Le synopte

img_3592

Beau succès, dès son installation : le must have de nos outils

 

L’échelle de la journée avec magnets

img_0722

Celle-ci, c’est Bibounette elle-même qui me l’a réclamée, du haut de ses 32 mois, à force de questions incessantes sur « et après à midi » : avec des magnets pour construire les routines

 

L’échelle hier-aujourd’hui-demain

img_3603

Simplissime mais nécessaire pour clarifier ce qu’est « hier », notion apparue dans le langage de Bibounette vers 28 mois

 

L’éphéméride (« mon premier calendrier » ou « 365 jours avec Mouk »)

img_3604

Pour l’instant, nous avons du mal à nous astreindre à l’effeuillage quotidien, soit on l’oublie, soit on arrache tout!

 

* Pour la semaine

Le calendrier mural JB Bois

img_3593

Le premier outil mis en place, bel objet à multiples niveaux : pour l’instant, l’intérêt de Bibounette se porte surtout sur la météo, de plus en plus les saisons, et petit à petit le « hier aujourd’hui demain », pour le reste, c’est d’abord (et ce n’est pas rien) la joie de la manipulation

 

La roue de la semaine

img_3594

Home made avec des photos perso, je l’ai sans doute introduite un peu tôt et Bibounette aime surtout manipuler (la roue, les scratches…) mais je reste persuadée de l’intérêt de l’outil pour scander la semaine

 

* Pour le mois

La roue des mois (couleurs grimms)

img_3596

Je suis assez fière de mon idée de reprise des couleurs Grimms 😉 Pour l’instant, l’outil est encore abstrait pour Bibounette mais je suis certaine qu’il fera sens un jour couplé à la couronne des mois et à la poutre du temps sous forme de chaînette de billes…

 

La couronne des mois (couleurs grimms)

Avec les couleurs Grimms et des figurines home-made

 

La vitrine du mois

Je m’amuse beaucoup à la réaliser chaque mois, Bibounette s’y associera de plus en plus (elle n’est malheureusement pas idéalement placée pour qu’elle la manipule elle-même mais je ne souhaite pas la changer de place car il me semble important d’avoir de la constance dans ce rituel visuel et Bibounette grandissant à vitesse grand V elle l’atteindra bientôt… et puis mes choix de localisation doivent tenir compte de Monsieur Chat qui s’invite volontiers dans la décoration… à sa manière…)

 

Le calendrier photo avec les photos du mois utilisées lors de la cérémonie d’anniversaire Montessori

 

Notre planning familial, avec une colonne pour chaque membre de la famille, y compris le chien, le chat et les grands-parents 😉

 

img_1598

 

* Pour la saison

Le calendrier mural JB Bois

img_0716

La vitrine du mois

img_3599

 

La table des saisons

Chez nous, elle n’est pas figée, c’est un endroit où Bibounette dépose ses trésors de la nature au retour du jardin ou de promenade. Elle n’est pas figée car Bibounette joue avec ces trésors, ça lui/me plaît ainsi, au moins, elle se les approprie!

 

Le tapis d’anniversaire Montessori

Il figure la révolution des saisons 

 

Les livres

 

Les puzzles (Beleduc et Goula)

 

* Pour l’année

La poutre du temps sous forme de chaînette de billes (couleurs grimms) : fabriquée par Bibounette

img_1602

La poutre du temps papier issue du livre « Balthazar et le temps qui passe » ou à chercher sur le net

img_3611

 

Et pour finir mes fournisseurs 😍 : Papouet (=mon papa bricoleur 😘👏), Hoptoys, Greenweez, Grimms, …

Carpe diem 😊

Le corps et le médical

Je ne me souviens plus par quel hasard j’ai atterri sur le blog de Dix lunes mais je le lis régulièrement et savoure en particulier son calendrier de l’Avent… Je dis « par quel hasard » car sa ligne éditoriale diffère des autres blogs que j’ai l’habitude de suivre et ses descriptions de l’univers médical et paramédical m’interrogent parfois car c’est un milieu fort jargonnant que je connais peu. Mais ses billets m’intéressent car elle s’interroge en profondeur sur les contours de la bienveillance montrant que parfois aussi l’enfer est pavé de bonnes intentions. Toutefois, j’ai parfois pu avoir l’impression qu’elle exagérait dans ses coups de gueule dénonçant l’absence de bienveillance de certains de ses confrères, sans doute parce que j’ai pour ma part eu beaucoup de chance dans l’accompagnement de mon accouchement et du post-partum, ses sujets de prédilection.

Et puis, je les ai rencontrés ces médecins là… Certes j’ai eu de la chance de tomber sur des perles pour la naissance de Bibounette (faudra que je vous raconte…) mais pour le reste… Il y a eu cette généraliste qui me dit de dormir au lieu de me plaindre de la fatigue pour finir par m’envoyer aux urgences parce que sinon mon pronostic vital est engagé… j’ai mis ça sur le compte de l’incompétence plus que de la malveillance… et j’ai changé de médecin… Mais depuis que je suis arrivée à Paris (il y a quand même plus de 15 ans…) la recherche d’un médecin s’est révélée être un vrai chemin de croix… Entre celui qui ne touche pas les oreilles « parce que c’est réservé à l’ORL » et celui qui ne touche pas le dos « parce que je pourrais vous blesser »… no comment…
Il y a eu cette pédiatre qui te somme de repartir avec ta couche sale… Il y a eu ce médecin qui te propose un accompagnement familial parce que tu ne veux pas laisser seule dans la salle d’attente ta fille de 2 ans… Il y a eu ce gynéco qui ne prononce aucun mot durant toute la consultation et cette autre qui te somme de cesser l’allaitement au risque de pervertir durablement ta fille en te prescrivant de te bander les seins et là, au lieu de lui rire au nez, sa blouse blanche m’a conduite à essayer… Heureusement que les copines d’une association de soutien à l’allaitement étaient là… L’allaitement, parlons en… Il y a eu l’acupunctrice réactionnaire qui te prescrit carrément du chimique pour arrêter ça… Alors je me suis mise en quête d’un médecin qui s’y connaisse vaguement en allaitement car malheureusement les copines de l’association ne peuvent pas prescrire en cas de vrai souci… J’ai cru en trouver une avec de beaux diplômes… pas de bol, ça n’avait pas dû pénétrer son cerveau et encore moins son cœur… Je ne suis pas médecin mais dans mon travail, quand un interlocuteur me décrit un problème, je l’écoute, et je l’écoute avec bienveillance. Je ne lui demande pas de faire 2 fois une heure de transport avec 40 de fièvre et des douleurs atroces parce que j’hésite sur le traitement. Je ne le renvoie pas à un radiologue interventionniste pour m’en débarrasser. Je ne refuse pas de le recevoir et je ne lui dis pas de trouver quelqu’un pour faire un pansement sur une jambe de bois…

Par chance, j’ai rencontré une personne de confiance (non médecin) et grâce à elle j’ai trouvé une pédiatre et une généraliste… sans doute parce qu’elle ne me les a pas conseillés en tant que médecins mais en tant qu’humains…
Et, pour être juste dans mon témoignage, outre le personnel soignant qui a accompagné mon accouchement, j’ai eu aussi la chance par le passé de rencontrer 2 autres médecins qui m’ont beaucoup aidée. Mais pour les rencontrer, il m’avait fallu bien du courage pour forcer des portes bien verrouillées…


Alors bien sûr, il n’y a pas de raisons que la proportion d’imbéciles et d’incompétents chez les médecins soit moindre que dans les autres milieux professionnels (suivez mon regard 😉) mais quand des vies sont en jeu, ça fait froid dans le dos…

Prenez soin de vous…

Mon Instagram

Mon chien et mon cheval #todderlife Mon chien #todderlife Grimper #3ans #todderlife Ma grande fille qui grimpe désormais seule 👏 #3ans #todderlife

Catégories