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Allaitement

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Valise de maternité

Il y a fort longtemps que j’ai envie d’évoquer ici le contenu de la valise de maternité, non pas que j’ai l’intention de repartir à la maternité mais si ça peut aider mes copinautes enceintes en ce moment (suivez mon regard…) autant que mes heures de réflexion pour la constituer à l’époque et mes oublis/redondances, servent à quelques chose!

Et comme j’adore faire des listes, voici mon must de maternité, attention, prévoir un camion pour le transport 😉

valise

Dans le sac à main, les pièces administratives
– Carte vitale
– Reconnaissance anticipée original (ou livret de famille)
– Formulaire choix du nom
– S’il ne s’agit pas de la maternité où la maman est inscrite, résultats d’examens et écho

Dans le petit sac pour la salle de naissance 
– Habits tout terrain pour le Papa
– Brumisateur d’eau minérale (potable pour humidifier bouche)
– Repas pour Papa, parce que sur place tu es contente qu’il n’ait pas trop à s’absenter
– Bonbons, sucettes : aussi pour après l’accouchement
– Lingettes (qui sentent bon – et même des lingettes déodorantes)
– Chaussettes en laine (la péri fait froid aux petons)
– Appareil photo
– Tenue complète pour BB
* Body à manches longues qui s’ouvre facilement
* Pyjama avec pieds, en coton
* Brassière en laine (superbes modèles chez Le Rire des anges ) ou T-shirt en laine Cosilana ou Manymonths
* Chaussons assez hauts ou chaussettes
* Bonnet sans lacets

Inutile en salle de naissance : 
-oreiller ou coussin allaitement (la mater en donne sur simple demande)
-matériel de massage, car pour moi, ce fut impossible de me faire masser en pleines contractions ou Monsieur risquait de prendre des baffes… Et même si tu as besoin d’un massage, inutile d’user d’accessoires, les mains feront très bien l’affaire
-ballon : pour moi, impossible de faire des acrobaties en pleines contractions, et pas le temps entre 2! Sans compter les fils de monitoring, la perf, etc… Et là aussi, si besoin, il est toujours possible d’utiliser le mobilier et les accessoires présents sur place plutôt que de s’encombrer d’un ballon qu’on risque d’oublier dans la salle d’attente
-couverture pour BB : on te la fournit et au moment fatidique tu as autre chose à penser que l’esthétique des photos! Enfin je te souhaite d’avoir plus envie de découvrir ton BB que de poser pour la photo du siècle…
-de la lecture : comment dire, à moins que le polar soit vraiment passionnant ET que tu n’aies vraiment rien à dire au futur Papa, prends un peu de lecture si tu veux mais ne te charge pas pour rien

Dans la valise pour transformer ta chambre en palace

Pour Maman : 

  • Coussin d’allaitement
  • 12 Culottes en coton (une taille au dessus) dont les coutures ne marquent pas
  • Chaussettes (prévois en parce que tu risques de marcher dans l’eau de ta douche)
  • Chaussons pas ringards et tongs  pour la douche
  • Tout un stock de chemises XXL avec ouverture devant : pour la nuit et le jour, seul truc portable si tu allaites (pour les jolis hauts d’allaitement, tu attendras de savoir allaiter… Pour les hauts ajustés, tu attendras que la montée de lait soit passée et tu éviteras pour ne pas engorger…) Et vraiment XXL hein, car au vu de ma montée de lait, je n’avais pas prévu assez large…
  • des pantalons de jogging  (1 à 2 par jour) plutôt foncés (taches moins visibles) : priorité au confort, prévoir qu’ils devront être changés régulièrement (taches, sueur)
  • un gilet au cas où et pour la sortie
  • Soutien gorge d’allaitement ( voire 2 achetés avant accouchement une taille au dessus de ce que tu mets : même si ça te paraît immense sur le coup, c’est bien la taille qu’il faudra) : privilégier une marque spécialisée comme Anita, c’est cher mais bcp bcp plus confortable et tout ce qui peut soulager un peu les seins est le bienvenu… C’est bien aussi de garder les seins libres mais s’ils sont trop lourds et si l’écoulement est abondant, tu apprécieras le combo soutien-gorge + coussinets
  • des coussinets d’allaitement donc, en quantité

En résumé : prévoir des vêtements très très confortables, des tailles larges, amples et des hauts légers.

  • crème anti crevasse Lansinoh : il y a plusieurs écoles, celle qui recommande de l’utiliser seulement si crevasses car la crème rend le mamelon glissant et peut gêner la succion, et celle qui recommande d’en mettre systématiquement en couche épaisse pour prévenir les crevasses. J’ai plutôt joué la prévention et aujourd’hui encore, c’est ma crème à tout faire, pour les zones sèches, les lèvres, etc… Mais j’avais beaucoup de chance, Bibounette était une championne de la tétée même si tout de même elle préfère sans crème!
  • Tire lait, pots et seringues stériles pour recueillir du lait en cas de difficulté à mettre en place l’allaitement. Il y a de fortes chances que tu n’en aies pas besoin mais si c’était le cas, les avoir à dispo évite de rajouter au stress
  • Serviettes hygiéniques épaisses Vania night pour prendre le relai de celles maternité  (contrairement à ce que j’avais lu ici ou là, celles de la maternité n’étaient pas si mal mais pas autocollantes…)
  • Trousse de toilette.
    Si tu ne peux pas te lever les premiers temps, pense au shampoing sec, spray buccal et au petit miroir.
  • des mouchoirs, toujours utile pour essuyer un écoulement intempestif : plusieurs orifices possibles!
  • coussin de gel thermique qui s’utilise chaud ou sur tes seins ou ailleurs
  • sèche cheveux. Pour tes cheveux. Et ta cicatrice éventuelle
  • Serviettes de toilettes
  • gants de toilette
  • une lampe de chevet, ou une petite veilleuse type Pabobo nomade pour les bib/tétées de nuit. Parce que le néon de la chambre à trois heures du matin c’est juste l’angoisse (certaines mater ont en plus du néon un éclairage plus doux, c’était le cas dans la mienne)
  • Sacs pour le linge sale
  • une bouilloire pour prendre le thé
  • un petit carnet sur lequel tu peux noter les heures de tétées/selles et compagnie.
  • Ipad, Iphone et compagnie. N’oublie pas ton chargeur hein??
  • des sous! Et oui, pour la machine à café, les petites emplettes

Pour Papa

  • un oreiller, taie oreiller et duvet, pyjama, chaussons, trousse de toilette et habits de rechange, si comme pour nous, il a la chance d’avoir un lit de camp à dispo dans la chambre : je t’ai jamais dit que ces 3  jours ont été nos meilleures vacances?

Pour Bébé

  • Sorties de bain (2) car il peut faire pipi sur la première en sortant du bain!
  • 8 (au moins) pyjamas en coton (le synthétique lui donne chaud et irrite sa peau)
  • 8 (au moins) bodys. Manches courtes ou longues selon la saison mais préférentiellement qui se ferment sur le devant (idem pour les pyjamas d’ailleurs), parce que c’est tout de même plus simple.

8 parce qu’il est probable qu’il faudra le changer plusieurs fois par jour, qu’il y aura des fuites de couche ou des inondations au moment du change

  • bonnet en coton
  • bavoirs (éventuellement)
  • couverture et bonnet pour la sortie
  • Chaussettes (2/3 paires) : il ne les salit pas bcp!
  • 2 turbulettes
  • 1 turbulette d’emmaillotage (ex puckababy) ou couverture d’emmaillotage (ex couverture miracle redcastle) : ça rassure BB et facilite la mise au sein (pas de bras qui pendouillent, s’interposent entre la bouche de BB et le mamelon douloureux…)
  • Langes en tissu pour les régurgitis, le lait qui coule, couvrir BB sur la table à langer, etc… petits formats et/ou plus grands types fine couverture en laine (Bambino Merino…) ou maxi lange (Aden Anaïs, Fadelab, Cuski…)
  • Tétine mini-format : je recommande d’en avoir une dans la valise car si ce n’est pas le cas et qu’il faut aller en chercher une en catastrophe, les pharmacies du coin proposent souvent des tétines premier âge qui sont en fait beaucoup trop grandes pour un nouveau -né… Il est plutôt conseillé de l’éviter en cas d’allaitement maternel mais ce n’est pas non plus formellement contre-indiqué à condition de ne pas rater les signaux d’éveil et de besoin de tétée sous prétexte que la tétine calme bébé. En effet, dans les premières semaines, il est important pour installer la lactation que bébé apprenne à bien téter en tétant fréquemment et que les tétées fréquentes stimulent correctement la lactation. C’est pour ces raisons (plus que pour une éventuelle confusion sein/tétine, plus fréquente en revanche avec la tétine du biberon) que la tétine sucette est à utiliser avec parcimonie. Mais si BB aime, il est utile de rappeler qu’il n’y a pas d’accoutumance possible avant 3 mois. Or la tétine peut aider les bébés à fort besoin de succion à se rassurer lorsqu’ils ne sont pas au sein, par exemple lors des examens médicaux et les mamans de tels bébés à libérer de temps en temps leurs seins!
  • bruiteur bruits utérins type Doodoo Babiage, j’ai découvert que ce n’était pas un gadget, et dans notre cas, cela a été hyper apaisant pour bébé
  • liniment et savon doux pour le bain (certaines mater ne fournissent plus aucuns produits!!!)
  • petite brosse à cheveux très souple si toutefois ton bébé est chevelu
  • pour la sortie, un siège auto et une couverture compatible siège auto (Baby Boum, Walaboo…)
  • écharpe de portage ou porte-bébé adapté nouveau-né : pour ma part à la maternité c’était plus peau à peau avec maman et papa, tétées dans les bras que portage, chaque chose en son temps pour les apprentissages mais pour les mamans chevronnées en portage ou au contraire, celles qui ont besoin de conseils, amener le moyen de portage à la maternité peut être utile

Inutile : 
-livre sur les soins (c quand même mieux de profiter du personnel pour leur poser les questions),
-couches perso (celles de la mater te permettent de faire des économies d’argent et de place dans la valise et même si tu as choisi les couches lavables, utiliser les jetables les premiers jours peut te faciliter la vie le temps de trouver la taille et le modèle adéquat pour ton bébé)

Voilà et si le semi-remorque n’est pas plein, fais toi plaisir : musique, bonne bouffe… Il n’y a pas de mal à se faire du bien!

bb

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Geburtstag

Ma fille, ma grande fille…

Il y a 3 ans, au terme d’une douce nuit et d’une folle et tendre journée, je te déposais avec l’aide de ton papa sur mon ventre et je te regardais te blottir contre mon sein… Je guettais déjà tes expressions, je t’écoutais et je te laissais me guider dans cette incroyable aventure : devenir maman… Tu ouvrais des yeux en amande et tu ouvrais grand la bouche, petit à petit tu as ouvert et rempli mon cœur de sentiments nouveaux et beaux… Tu as ouvert beaucoup de questionnements aussi, des moments de doute, des questions de place mais surtout une certaine plénitude que je ne connaissais pas… Alors en ce mois de Mars, nous fêtons tes 3 ans mais je te laisse faire volontiers quand tu me dis : « à ton tour Maman » et que tu me chantes « Joyeux anniversaire ». Car oui, c’est aussi un peu mon anniversaire, mon anniversaire de Maman… Ce n’est pas l’anniversaire du plus beau jour de ma vie mais c’est l’anniversaire du premier jour qui a éclairé ma vie d’un jour nouveau… Et chaque jour, comme j’aime te voir grandir!

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Pour cet anniversaire,  comme c’est le cas depuis 3 ans, nous avons passé la journée ensemble, toi, ton papa et moi…

Nous avons raconté célébré le début de la journée avec un petit rituel montessorien  mon histoire pour ton anniversaire. Evidemment, au fur et à mesure que tu grandis, ton intérêt se porte sur de nouvelles choses, tu commences à mesurer le temps qui passe, tu identifies clairement le bébé que tu as été et qui a grandi, tu identifies les saisons et l’entrée du printemps qui coïncide avec ton anniversaire. Et tu aimes toujours autant souffler les bougies!

Bougies que tu comptes désormais !

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J’aime cette cérémonie car elle ancre la célébration non pas seulement dans les festivités mais dans l’anniversaire de la naissance

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c’est-à-dire la récurrence de la date et le temps qui s’écoule avec la révolution des saisons.

Elle permet aussi de comprendre pourquoi nous soufflons un certain nombre de bougies… La symbolique des bougies n’étant pas la même ici que sur la table de l’Avent… Oui, c’est complexe le temps… Et je comprends ta relative déception quand, au contraire de celles de l’Avent, les bougies d’anniversaire ont disparu dès le lendemain… pour réapparaître lors de la fête à l’école!

Nous avons aussi doucement célébré 3 ans d’allaitement et je suis devenue écoutante pour les mamans allaitantes

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Puis tu as découvert tes cadeaux, que j’avais cette fois triés pour éviter l’envahissement comme ce fut le cas à Noël

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Ainsi tu as effectivement pu profiter de chacun :

*une peluche chien que tu as toi-même choisie au magasin et pour laquelle tu as appris à patienter avant de la retrouver dans son paquet cadeau… au sortir du paquet elle avait d’ailleurs une grosse envie de caca / pâte à modeler…

*un garage que tu avais aussi désigné avec tes yeux brillants mais que tu ne nous avais pas vu emporter… j’ai vu la surprise et ressenti la réflexion intense qui t’a animée quand tu l’as découvert : mais comment papa et maman ont-ils pu cacher ce grand garage dans leur tout petit sac à dos…

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*des poupées sexuées qui m’ont valu bien du tracas (si vous me suivez sur IG, vous avez peut-être eu vent de l’histoire).

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En bref, sur un marché de Noël, je pensais avoir acheté une fille et un garçon et en les déshabillant, j’avais découvert… 2 garçons… Par chance, le fabricant artisanal espagnol Nines d’Onil a accepté de me faire parvenir un poupon fille… J’ai donc pu te les offrir pour ton anniversaire et faire un petit test… En les découvrant habillés, tu as remarqué qu’il y avait un garçon et une fille… Je t’ai alors demandé où était la fille et, alors que tu adores le bleu et choisis toujours cette couleur pour t’habiller, tu m’as désigné… le poupon habillé en rose… Stéréotypes sociétaux quand tu nous tiens…. Induits par l’école? déjà? Toujours est-il que, quand, en les déshabillant, tu as découvert que j’avais habillé le garçon en rose et la fille en bleu, tu t’es empressée de rectifier la situation…. Don’t act…

*Une loupe binoculaire qui suscite régulièrement ton intérêt depuis que tu l’as découverte

*Cette fois, tu as même apprécié les vêtements offerts : un peignoir bleu et un t-shirt chien, ça ne pouvait que plaire !


Nous avons aussi mangé un de tes gâteaux préférés

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Et même en l’absence de fève 😉 tu as revêtu ta jolie couronne de reine de la fête (merci Julie Fée des bulles / Welcôme atelier pour ta célérité!)

Nous avons doucement profité de la journée, en famille, avec toute la tribu

Joyeux Anniversaire Bibounette !

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Tu la mets sur quoi?!!!

 

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Entendu hier devant un manège :
Tu la mets sur quoi ?
Sur rien! ma fille n’est pas un objet que l’on pose. Je pose sur le buffet la boîte que j’ai chinée au vide grenier mais je ne pose pas ma fille sur le cheval ou sur la voiture de pompiers du manège. Mais comment, elle a deux ans et demi, c’est toi qui sais où elle peut monter! He bien non je ne pense pas savoir mieux qu’elle, c’est mon premier enfant et quand bien même ce serait le cinquième, qui mieux qu’elle sait ce dont elle est capable, ce qui lui plaît, ce sur quoi elle se sent à l’aise, ce sur quoi elle a envie de monter… Elle monte sur le manège si elle en a envie, elle est montée sur le toboggan quand elle l’a souhaité et certainement pas avant de savoir se tenir assise pour réaliser un exploit qui ne plaît qu’aux parents!
Est-ce que cette attitude qui me paraît naturelle a été spontanée pour moi? Elle ne m’a certainement pas été inspirée par mon éducation, mais sans doute Bibounette avec son air décidé a-t-elle été une bonne inspiratrice. Surtout, moi qui ne l’ait pas forcément été enfant, j’ai eu envie de l’écouter. C’est parfois épuisant mais tellement plus enthousiasmant 😍. Et puis je pense aussi que c’est par l’allaitement que je suis entrée en maternage car c’est grâce à l’allaitement que j’ai découvert ou du moins commencé à appliquer la réponse aux besoins à la demande…
Ou comment allaiter peut mener au libre choix de la voiture de pompiers… 😜

Bienveillance, complicité : attention article intime !

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Hier soir, petit tour anodin sur instagram, je suis attirée par une photo d’un bébé dormant dans la même position que Bibounette. Je m’apprête à aimer, quand je lis la légende, de mémoire, quelquechose comme : ce soir j’ai laissé pleurer mon bébé 1H, en allant le voir à intervalles réguliers, il a eu le souffle coupé à force de pleurer mais ne s’est pas tu, j’ai fini par le prendre dans mon lit et il s’est endormi, dur dur.

Mon sang n’a fait qu’un tour et 2H plus tard, j’étais devant mon clavier pour écrire ce billet. Impossible de dormir sans avoir écrit…

Avant de devenir Maman, je n’avais pas vraiment idée de la façon dont je serai Maman. J’étais incollable sur les articles de puériculture, je savais que je voulais allaiter mais pour le reste… J’avais réfléchi sur ma propre enfance, je ne voulais pas être fusionnelle, ce dont j’avais souffert, je voulais laisser de la place au papa mais paradoxalement  je crois que je pensais que mon enfant serait sage, ne poserait pas de problème… comme moi quand j’étais enfant…

Et puis mon enfant est arrivée et elle a tout de suite su me montrer qu’elle était une personne à part entière ce qui a eu plusieurs conséquences immédiates :

-elle allait s’exprimer et tant mieux car elle me montrerait ce que je n’avais pas vécu moi-même, chance inouïe, il me suffisait de l’écouter

-elle ne me serait pas semblable et donc pas forcément sage, il allait falloir gérer

-je ne serai assurément  pas fusionnelle car impossible de considérer cette enfant comme un me too

-je lui montrerai l’exemple et je ne lui ferai pas subir ce que je n’aimerais pas subir moi-même. Elle a autant de droit que moi, des devoirs aussi mais des droits. Imaginons un adulte immobilisé dans une pièce qui appelle un ami qu’il sait être dans la pièce à côté. L’ami ne vient pas. Par quels sentiments va passer cette personne immobilisée ? Mon ami ne me répond pas, c’est inquiétant, il a peut-être fait un malaise. Non, ce n’est pas le cas, je l’entends déambuler, je ne crie pas assez fort, ma voix est trop faible, même en redoublant d’efforts, comme je suis nul ! ou bien est-ce que mon ami n’est plus mon ami et ne veut plus me répondre ? qu’ai-je fait de mal ? qu’est-ce que cette espèce humaine qui ne s’entraide pas ?…

Imaginons un instant que ce n’est pas un adulte qui est ainsi enfermé immobilisé mais un enfant au cerveau encore immature qui n’a aucune expérience du monde et de ses codes, de la gestion des émotions et du temps… quelle horreur…

Bref, aujourd’hui, il me paraît évident qu’un pauvre bébé laissé seul à pleurer est traversé par tant d’émotions tellement difficiles que c’est juste inconcevable. Et je ne parle pas des études scientifiques qui viennent à l’appui de ce ressenti instinctif…

Après échange avec la maman qui a posté cette photo sur IG, j’ai le sentiment qu’elle n’est pas loin d’être sur la même longueur d’onde et pourtant elle a fait cette tentative désespérée, sous la pression de son entourage qui trouvait son bébé capricieux… Une amie qui était proche met son enfant de 18 mois au coin en lui adressant des propos rabaissants comme elle a vu faire ses parents avec elle. Elle est validée dans ses choix éducatifs par la docilité de son enfant. Certes, elle regrette qu’il ne soit pas aussi câlin que ma fille et me demande ma « recette ».  Peut-être ne l’ai-je pas laissée me tendre les bras en lui disant que je ne lui rendrai pas son câlin au motif que ça ne serait pas bon pour elle…

Dans les commentaires sous la photo IG, une autre Maman prône d’ailleurs cette technique bien connue du « tu vas le voir toutes les 5 minutes mais tu ne le prends pas dans tes bras ». C’est sans doute moins barbare que de le laisser pleurer sans nouvelles mais pour moi, ça reste de la torture… Reprenons l’exemple de l’adulte immobilisé. Imaginons une personne à mobilité réduite qui vous tend la main, vous restez à une distance respectable en disant « je vous dis bonjour mais je ne veux pas vous toucher, c’est mieux pour vous »… Curieux, non ? En tout état de cause si j’avais fait ça avec mon bébé, mon lait se serait mis spontanément à couler à flots, la nature me rappelant ainsi que rester à distance n’était pas le bon geste…  Mais évidemment, chacun fait à la mesure de ses forces, qui sont limitées et il n’est pas toujours facile d’appeler à l’aide, pour que d’autres prennent le relais du maternage… Soit que les bonnes âmes alentour soient rares, soit qu’une fierté mal placée empêche de demander de l’aide. J’ai peu de bras alentour mais j’ai la chance d’avoir près de moi un papa paternant hors pair et heureusement quelques personnes qui m’ont fait entendre que ce qui est naturel est d’élever un enfant en tribu et qu’il est donc normal de se sentir épuisé et dépassé quand on veut tout prendre en charge seul.

Qu’est-ce qui fait qu’on prend la bonne décision ? et qu’est-ce que la bonne décision ? En parlant avec mon grand-père de son passé de résistant, je lui ai souvent posé la question. Qu’est-ce qui l’a conduit à entrer en résistance alors que la plupart des jeunes de sa classe rejoignait le STO. Après coup, avec le recul de l’histoire, on peut se dire que bien sûr, nous aussi on aurait pris la bonne décision. Et pourtant, si on est honnête, si on pense au peu d’informations dont il disposait dans sa campagne, est-on bien sûr qu’on aurait fait le bon choix ? Je ne parle pas de dénoncer son prochain, là-dessus, des valeurs fondamentales sont là comme garde-fou. Mais entre se fondre dans la masse du départ au STO et prendre le risque de se cacher et d’entrer en résistance au péril de sa vie, ça demande un sacré courage et une sacrée clairvoyance, au vu du peu d’information dont il disposait… Il m’a toujours répondu que c’était une évidence. Je pense que l’ouverture d’esprit, la bienveillance de sa mère et de sa grand-mère n’y étaient pas étrangères…

Et moi, qu’est-ce qui a fait que je me suis retrouvée bienveillante ? Moi aussi, ma réponse immédiate serait que c’est une évidence. Car quand je vois ma fille se comporter devant moi, j’ai envie d’écouter ce qu’elle a à me dire. Et non pas en première intention de la brimer, a priori. Et pourtant pour d’autres ce n’est si évident. Alors qu’est-ce qui fait que pour moi c’est une évidence ?

-mon éducation ? Je ne crois pas, j’ai été élevée comme un prolongement de ma mère, certes on ne m’a pas laissée pleurer mais on ne m’a pas non plus laissée exister

-le travail que j’ai fait sur moi, assurément, j’ai en effet ressenti la nécessité de grandir et de savoir qui je suis avant de prétendre élever un enfant

-l’ouverture d’esprit des générations précédentes, sans doute,  et celle du papa de mon enfant, assurément

-mes origines terriennes, mon amour des animaux que je ne considère pas comme des espèces inférieures, sans doute, car cela m’a conduit à un certain bon sens, et dans ce bon sens, à allaiter à la demande

-l’allaitement à la demande, qui est une première façon, parmi d’autres, condition ni nécessaire, ni suffisante, de se familiariser à répondre aux besoins primaires de son enfant

-mon amour de la lecture qui m’a conduite à lire Filliozat, Faber et Mazlish et bien d’autres qui ont théorisé mes évidences et réparé l’enfant que j’ai été

Alors, c’est sûr, j’écoute ma fille. Avant sa naissance, je l’écoutais déjà, depuis sa naissance je l’écoute : ses bruits, ses mimiques, ses câlins, désormais son langage…

Ecouter mon enfant c’est donc une évidence. Cela ne me demande (plus) aucun effort. J’ai conscience que pour beaucoup d’autres, ce n’est pas évident et je ne juge pas, même si je suis triste pour les enfants. Ça m’est arrivé de douter quand je vois des parents bien plus reposés que moi car leurs bébés obéissent au doigt et à l’œil sans faire de bruit…. ça m’est arrivé de douter car je n’ai pas envie d’être trop laxiste non plus, au détriment de mon enfant… ça m’est arrivé de douter car je ne veux pas empêcher mon enfant de s’autonomiser, en l’accompagnant à outrance… Mais quand je vois de très jeunes enfants terrorisés par tout ce qui les entoure y compris leurs parents, je ne doute plus. Et en tout état de cause, je suis bien incapable d’appliquer des règles arbitraires sans me poser de questions, comme je suis incapable de me convaincre qu’un petit enfant a besoin d’être dompté…

Je ne juge pas mais je m’insurge car les enfants le valent bien, car ça m’empêche de dormir. C’est sûr que si un enfant sait qu’on ne l’écoute jamais, qu’on ne répond pas à ses appels par un doux contact, il finira toujours par se taire car il comprendra qu’il est seul et qu’il ne sert à rien de se manifester, ça vaut pour les humains comme pour les animaux abandonnés et c’est ainsi que dans les pires orphelinats le silence règne… C’est épuisant de s’occuper d’un être dépendant, c’est certain mais faire un enfant a des conséquences… Les animaux, on les abandonne sur le bord de la route des vacances s’ils ne rentrent pas dans la case qu’on avait prévue pour eux…

Je m’insurge car ma fille me le demande …  Elle le fait avec ses moyens, du haut de ses 2 ans, elle vient en aide aux enfants brimés, bien campée dans une posture décidée, usant de son regard et de ses câlins et me demande ensuite de lui relire Agathe et la fessée. Elle écarquille les yeux quand nous rendons visite à des enfants non écoutés et me dit « aide maman ». Elle fait souffler un vent de liberté dans de tristes maisons. Nous perdons d’anciens amis mais nous gagnons sa joie de vivre…

Je m’insurge parfois et parfois je courbe l’échine car ce n’est pas toujours si facile d’assumer la liberté que prend son enfant, même si on en est fière au fond. Parfois le petit enfant d’à côté un peu terrorisé mais bien obéissant est plus reposant, n’est-ce pas ? Alors ce n’est pas si facile de vivre ses choix en société car comment gère-t-on le regard des autres, la fatigue, les dissensions ? Quand je suis seule avec ma fille devant des inconnus, désormais je gère, en revanche cela reste difficile devant l’entourage proche et le pire, c’est en cas de dissension même ponctuelle avec le papa. La fatigue, quant à elle, reste mon facteur limitant…

Alors je continue à travailler et j’économise mes forces, je ne prête pas le flanc et je me recentre. Je deviens zen en la regardant.

Oui,  écouter son enfant, pour moi c’est une évidence. Ce qui est moins évident, et qui est un travail quotidien, c’est : que fait-on de ce qu’on a entendu ? Comment ne pas tomber dans le laxisme ? Comment donner un cadre rassurant, nécessaire, à son enfant ? La seule chose dont je suis sûre en la matière, c’est que j’ai besoin d’être moi-même convaincue par les règles que je veux imposer à ma fille. Et pour cela de les interroger. Mais de cela, je vous parlerai une prochaine fois…

Et vous, la bienveillance, ça vous parle ?

J’allaite, tu allaites, nous allaitons

 

 

Écrire sur les aspects pratiques de l’allaitement, c’est facile, factuel et j’aime l’idée de pouvoir aider d’autres mamans, novices à leur tour, comme je l’ai moi-même été… Écrire sur la relation d’allaitement, c’est beaucoup plus compliqué, tellement la relation, à 2, à 3, en famille, est riche et variée, tellement les émotions sont diverses, selon les moments, les circonstances, les jours et les lunes, c’est une histoire qui s’écrit au jour le jour, toute précieuse… Quand mon homme dit alternativement « elle allaite, elles allaitent, nous allaitons », je fonds. Quand ma fille me parle du « titou », je fonds. Quand je m’aperçois qu’allaiter m’a ouvert à une certaine parentalité qui restera (et que ça peut être le cas que l’on allaite un jour, un mois, un an ou plus!), je me sens chanceuse…

Alors, en attendant d’écrire plus, je vous renvoie aux beaux articles d’Alys et Django (sur Minuscule Infini) et de Marion et William (sur Je suis une seinte) qui ont su mettre des mots… après avoir transformé l’essai 😘

 

 

2 ans !

Son salon de l’agriculture

Premier salon de l’agriculture pour Bibounette cette année

Récit en images :

* les regarder téter

Savourer le contact avec maman


Observer encore


En regarder d’autres et immortaliser l’instant

Puis en faire le récit à la crèche le lendemain…

Breastfeeding quand tu nous tiens!

*les regarder dormir

En se faisant des câlins

Pour apprivoiser le sommeil… Les yeux bien à l’abri sous les oreilles… Euh Maman, ça je vais avoir du mal…

* ouvrir la cage aux oiseaux


*et aimer tout autant le lapin disqualifié que la vache médaillée

Battre le pavé

photo pave

Battre le pavé parisien

Porter un jean à ma taille et des jolies chaussures qui me vont bien

Marcher d’un bon pas

Même si mon corps ne va pas

Voir des vitrines éclairées et apercevoir mon reflet

Mes cheveux pas trop mal coiffés

Voir des bus menaçants

Voir aussi des gens

Pousser la porte d’une boutique

Et trouver une vendeuse empathique

Battre le pavé

Sans me sentir obligée

De rendre des comptes à quelqu’un

C’est peut-être ça

Vivre

Un peu

Allaiter et reprendre le travail (Semaine mondiale de l’allaitement maternel)

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Le thème de cette édition de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel : allaiter et reprendre le travail

 

 

Bien avant sa naissance et même sa conception, je savais que je voulais allaiter mon bébé. Pour ce qui concerne la durée de l’allaitement, je n’en avais pas vraiment idée, sauf peut-être que 6 mois, ce serait mieux que 3. Alors j’ai décidé de prolonger mon congé maternité par un congé spécial jusqu’aux 6 mois de ma fille. Pendant ma grossesse, j’avais eu l’occasion de participer à un atelier animé par une conseillère en lactation. Il y avait là une maman et son bébé de 5 mois allaité qui demandait des conseils pour le sevrage. La conseillère en lactation, tout en les lui donnant, l’informait également de la possibilité de tirer son lait et donc de poursuivre l’allaitement. A l’époque, cela m’avait paru sinon jusqu’au boutiste, du moins très complexe… Et puis mon tour est venu de réfléchir à comment sevrer ma fille avant ma reprise du travail et son entrée en crèche.
En mon for intérieur, ma seule certitude était que si je devais la sevrer, il me fallait m’y prendre assez tôt pour ne pas lui faire subir séparation et arrêt de l’allaitement en même temps. Et puis l’allaitement se passait bien pour toutes les 2, je tenais un peu à mes 6 mois d’allaitement et j’ai traîné pour le sevrage jusqu’à me dire que cette idée de tirer le lait n’était finalement pas si inenvisageable que cela… Il faut dire qu’entre temps j’avais pu assister à plusieurs réunions d’information et d’échange de l’association Solidarilait et pu entendre les témoignages de mamans pas du tout farfelues.
Bref, l’idée de tirer mon lait au bureau faisait son chemin, c’était facilement organisable car je travaille dans un bureau individuel. En revanche, le nettoyage hygiénique du tire-lait et le stockage du lait me paraissaient beaucoup plus complexes à gérer. J’ai donc un temps envisagé de tirer mon lait et le jeter, ce qui m’aurait permis d’entretenir ma lactation et de proposer un allaitement mixte à ma fille (lait infantile à la crèche, lait maternel à la maison). Finalement, à l’occasion d’un passage au bureau pour présenter ma fille, j’en ai profité pour examiner les lieux avec mes yeux de nouvelle maman allaitante et j’ai pu constater que j’avais des lavabos assez confortables à disposition, un réfrigérateur ainsi que, luxe suprême, un vrai congélateur.
J’ai ensuite pris contact avec la crèche pour connaître le « protocole » à respecter.
J’ai envisagé de venir donner le sein à midi, c’était théoriquement possible mais comme la crèche annonçait privilégier les signaux de l’enfant plutôt qu’un horaire, ce qui sur le fond me convenait parfaitement, c’était un peu complexe à organiser côté emploi du temps professionnel…
Restait donc la solution d’apporter des pots de lait à la crèche. La structure ne pouvait pas stocker de lait durant la nuit, toutes leurs enceintes froides doivent être vides pour nettoyage. Il me fallait donc amener le lait chaque matin et qu’il soit à moins de 4°C. La crèche et mon bureau sont à proximité l’un de l’autre mais à une heure de chez moi, alors transporter le lait en frais soir et matin me semblait risqué, surtout si la prise de température à la crèche s’avérait supérieure à 4°C et que mon lait devait être jeté… Alors j’ai trouvé la solution d’amener du lait congelé, puisque le congélateur du bureau me permettrait de stocker le lait juste après chaque tirage.
Je me suis alors équipée* d’un tire-lait électrique double pompage pouvant fonctionner sur piles (Medela Swing maxi, avec -très important- la taille adéquate de téterelles) avec bustier mains-libres, de bassines de lavage de la vaisselle, d’une boîte opaque pour stocker mes pots de lait discrètement dans le congélateur, d’une bonne glacière pour ramener les pots chez moi (chaque semaine au début car je manquais de stock, maintenant moins souvent car mon congélateur personnel à la maison dispose d’un bon stock).

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Mon tire-lait électrique double-pompage Medela Swing Maxi

Avant la reprise du travail, j’ai tenté de faire un peu de stock mais sans grand succès car ma fille étant là, les seins n’étaient jamais très pleins entre 2 tétées. Et puis je n’avais aucune idée de la quantité qu’elle voudrait bien prendre à la crèche donc il était difficile de calibrer le remplissage des pots (à noter que j’ai dès le départ privilégié les pots plutôt que les sachets, non acceptés à la crèche)… Heureusement Solidarilait m’a rassurée en me disant que passés les premiers jours, ce serait plus facile d’adapter la production (toute la journée au bureau = seins pleins) à la demande (bébé à la crèche préciserait ses besoins). Ceci dit, le petit stock que j’avais réussi à faire m’a permis de me rassurer dans ma capacité à passer ces premiers jours d’inconnu.
Surtout que mon premier jour de travail était marqué par un colloque d’une journée durant laquelle j’ai dû tirer jeter avec un tire-lait manuel dans les toilettes d’une salle de conférence… J’ai eu la chance (hasard et coïncidence) d’y croiser une maman d’une petite fille de 14 mois… allaitée! cela m’a enthousiasmée et paru de bon augure!
Avant d’entrer à la crèche, ma fille n’avait pris qu’un seul biberon de lait maternel dans sa vie, avec ses grands-parents, c’était donc le grand saut dans l’inconnu. J’avais tout prévu au cas où elle n’en voudrait pas, toute une panoplie de tasses à bec, petits verres, soft cup, ce n’était pas nécessaire mais ça me rassurait de les avoir sous la main au cas où… Nous n’en avons pas eu besoin, elle a apprécié le biberon dès le premier jour. Côté pratique, j’ai opté pour des pots Philips Avent sur lesquels s’adaptent une tétine de la même marque (débit lent) que je laisse à la crèche.

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Mon tire-lait, mon clavier et moi

Et puis nous avons pris notre rythme de croisière. Je tirais au début environ 150mL par sein, soit 2 pots de 150 que je plaçais directement au congélateur. À la crèche, ma fille buvait 150mL le midi et 150mL au goûter. Certaines fois, c’était seulement des pots 120mL mais ça convenait également. Au fur et à mesure de l’avancée de la diversification de ma fille, la crèche m’a proposé de supprimer le biberon du goûter, j’ai donc eu du stock d’avance, ce qui me permettait de ne pas stresser si un jour je tirais moins ou si je devais exceptionnellement jeter, et puis ma production a un peu diminué, je ne tirais plus que 100mL par sein, soit un total de 200mL et plutôt que de faire grossir le stock, j’ai investi dans des pots plus grands et ma fille a eu un seul biberon à midi mais de 200mL!
Certaines femmes craignent une baisse de leur production, pour ma part, avec ma fille de 18 mois, je cherche plutôt à la diminuer mais je tire toujours le midi au bureau, je ne peux pas m’en passer, mes seins sont trop pleins et risquent l’engorgement si je ne tire pas. Chaque femme et chaque enfant étant différents, à chacune d’inventer et de réinventer sans cesse son rythme de croisière… Il faut dire que la petite coquine apprécie toujours sa tétée nocturne ce qui entretient ma lactation et habitue mes seins à être vidés régulièrement…

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Mon moment à moi …

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Tranquille…

Ce tirage au bureau ne me pèse pas, même après un an de pratique, c’est au contraire mon petit moment à moi, où personne ne me dérangera, où je peux souffler tranquillement.

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La relation d’allaitement… à 3 !

Pour ce qui concerne la relation d’allaitement, sans m’exprimer à la place de ma fille, je pense que nous apprécions toutes les 2 ces moments partagés, allaiter un bambin est vraiment amusant car il y a une vraie interaction et je suis vraiment heureuse d’avoir pu connaître cela en entretenant ma lactation à la reprise du travail.

La relation évolue, on m’avait prédit des tétées de retrouvailles avec un bébé qui saute au sein quand on va le chercher à la crèche. Ce n’était pas le cas pendant des mois et puis depuis quelques semaines, c’est vraiment ce scénario… Ma dernière très belle surprise : la semaine dernière, je me suis assise à la crèche à la demande de ma fille pour lui proposer le sein. Je l’ai alors vue s’éloigner de moi et j’ai pensé avoir mal interprété sa demande : en fait, elle était partie me chercher un coussin pour je sois mieux installée… Je fonds et le lait coule à flots!


*Mon confort en images :

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Le sachet zippé est devenu mon meilleur ami

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Après tirage et avant stockage et lavage

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Après le lavage, le tout séchera en attendant le rendez-vous du lendemain !

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Ma glacière compacte et performante


D’autres lectures :

Sur la question épineuse du tire-lait, vous trouverez des infos complémentaires chez Le rire des anges. Comme elle, je pense qu’il faut en tester plusieurs pour trouver le plus adapté à son cas personnel : le mien, c’est le Medela Swing Maxi, double pompage, qui peut fonctionner sur piles, et surtout qui permet de choisir le diamètre des téterelles (je me suis aperçue assez tard que mes bouts de sein étaient de faible diamètre et qu’avec les téterelles standard du tire lait philips avent, ça ne faisait jamais étanchéité et donc ça aspirait mal!)
Et un autre petit tuyau : comme j’étais motivée pour allaiter, je m’étais procurée un tire-lait que j’avais emmené à la maternité au cas où. Je n’en ai heureusement pas eu besoin mais ça me rassurait car j’avais en tête des témoignages de galère avec le tire-lait de la maternité!

Sur la relation d’allaitement, en attendant de parvenir à mettre en mots mon propre ressenti, le très bel article de Minuscule Infini et quelques photos qui en disent parfois plus qu’un long discours…

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Edit de Septembre 2016 :

Pour beaucoup de mamans, l’enjeu est de maintenir une lactation suffisamment abondante à la reprise du travail. A cet effet, l’usage de tisane d’allaitement (fenouil essentiellement), le fait de boire beaucoup, le maintien de tétées nocturnes, les tétées « open-bar » le week-end et pendant les vacances, la recherche d’un tire-lait efficace avec téterelles adaptées, la relaxation pour éviter de focaliser sur le sujet peuvent aider. Pour ma part, avec ma surproduction associée à un réflexe d’éjection fort et les tétées nocturnes (et open-bar) de Bibounette qui entretiennent très efficacement la lactation, ce n’était pas le souci. Pourtant, c’était ma hantise et j’ai entretenu cette surproduction en tirant abondamment avec le tire-lait double pompage. Alors quand le moment est venu de supprimer les biberons à la crèche, je n’avais plus aucun intérêt à tirer autant et au contraire, bien des inconvénients. Car à surproduire, l’engorgement n’est jamais loin quand un tirage ou une tétée saute. Faute de pouvoir agir sur le rythme de tétées de la demoiselle, parfois très fluctuant, j’ai échangé mon tire-lait double pompage contre le tire lait manuel Medela et petit à petit, plutôt que de vider les seins, je tire juste de quoi éviter l’inconfort… Chaque jour, c’est un équilibre à trouver, l’usage de tisanes diminuant la production (persil , pervenche, sauge, menthe poivrée) venant m’y aider.

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Mes indispensables pour le trousseau de bébé

J’ai récemment eu à réfléchir pour faire un cadeau de naissance. Je n’avais pas envie d’opter pour cadeau ronflant mais de choisir un cadeau utile, de ceux qui changent la vie de parents. Alors j’ai réfléchi à nos indispensables. Ils sont finalement peu nombreux. Voici notre short-list :

  • Des langes qui servent de couverture, de doudou, de tissu absorbant, de fichu, de foulard (pour bébé et maman)
    Pour les petits formats, ma préférence va aux langes ALANA Mullwindeln coton bio certifiés GOTS vendus par l’enseigne allemande DM, ils nous servent pour la tétée (pour éponger les fuites, pour occuper les mains agiles…) et sont devenus des doudous-titou pour Bibounette
    alana-mullwindeln-doppelpack-376951-bild
    Pour les grands formats, j’ai testé les maxi-langes aden anaïs coton ou bambou (plus doux en bambou mais aussi plus fragiles), ceux de fabelab semblent également intéressants : je les ai d’abord utilisés comme couverture ou pare-soleil dans la nacelle, ils servent occasionnellement de pare-soleil dans la voiture mais aussi de foulard ou écharpe pour Maman ! Et Minuscule Infini dans son récent article très complet sur les langes me donne envie de les utiliser aussi pour construire des cabanes…
    fabelab-swaddle-organic-cotton
    Les moyens formats de Cam Cam Copenhagen sont également très beaux et doux.
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*Une couverture en laine toute fine : couverture d’emmaillotage BambinoMerino
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D’abord pour l’emmaillotage mais surtout plus tard, grâce à sa forme carré comme première petite couverture dans le lit : pas de risque de trop recouvrir le visage de bébé, légère comme une plume et donc très facile à supporter pour bébé tout en étant suffisamment chaude et toujours respirante
Autre avantage : elle est très compacte et trouve donc facilement sa place dans le sac à langer
J’ai repéré plus récemment (mais pas testé) le même type de couverture chez Merino-Kids

  • Une cape en laine
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    Celle de Manymonths est parfaite pour le portage, vite enfilée, respirante. Un must have!

  • Des vêtements en laine légère :
    Ma préférence d’usage et de cœur (car les vêtements sont fabriqués en Allemagne en Bade-Württemberg) va à la marque Cosilana
    Le tissu est très fin, extrêmement confortable pour l’enfant, les coupes sont parfaites et durent longtemps. Le duo T-shirt (Schlupfhemd) qui sert de pull léger et pantalon avec large ceinture (Baby Hose lang mit Bund) est la tenue quotidienne de ma fille, quasiment toute l’année. Laine-soie quand il fait plus frais, Coton-Laine-Soie quand la température monte.
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    J’ai même la version bermuda pour l’été ou pour porter sur les robes et éviter toute irritation sur les cuisses.
    Ces vêtements sont confortables par leur coupe et par leur matière (sur une peau irritée par des piqûres répétées de moustiques, ces vêtements ont aidé à soulager Bibounette)

Nous avons testé d’autres marques, mais à quelques exceptions près sommes moins convaincus :
Manymonths mais à l’usage je trouve les pantalons trop épais, je ne retiens donc que les « T-shirts » qui servent de pull bien chaud
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LFOH : le tissu laine-soie est parfait, très léger et d’entretien facile mais les coupes conviennent moins bien à Bibounette qui a du coffre (élastique des pantalons trop serrés)
Merino Kids : joli aussi mais taille petit

  • Une gigoteuse en laine : j’en ai déjà parlé ici

  • Une maison aux serrures : j’en ai déjà parlé ici et des mois plus tard son succès ne se démentit pas : outre sa fonction première de maniement des serrures, elle sert de cachette à jouets, pourra plus tard servir de maison de poupée, etc

Sinon, pour le reste des jouets, je ne dirais pas qu’il y a vraiment des « indispensables », ce qui est indispensable, ce sont les critères de choix de ces jouets : la matière et surtout le fait qu’ils encouragent la créativité

  • une learning tower : la notre ressemble à ça
    photo11
    mais j’aime aussi ce modèle que j’ai repéré récemment sur la toile
    photo25

  • une chaise Montessori, qui sert aussi de table
    La notre est homemade et n’a rien à envier à la version -pratique mais dont le prix est un peu surfait- max in the box
    perludi-max-in-the-box-multipurpose-piece-of-furniture-red

  • Des chaussures souples ou plutôt le conseil de pro : laissez votre enfant pieds-nus le plus longtemps et le plus possible et quand il marche, offrez lui des chaussures souples :
    Mes marques fétiches :

  • Cerise et Compagnie pour l’intérieur et l’extérieur par temps sec. Beaux, cuirs de qualité sans tannage toxique, résistants, made in France : j’aime !
    Moccs_Cerise_et_Compagnie_-_ALTAIR_-_02
  • Bobux pour les chaussons d’intérieur qui taillent impeccablement
    51Tp3unKuLL__AA160_
  • les chaussures premiers pas de Little Blue Lamb, Caroch ou Freycooh pour l’extérieur humide ou caillouteux (mais malheureusement, il n’y a pas plus grand que le 18-24 mois)
    little-blue-lamb-chaussures-premiers-pas-cuir-souple-babies-blanches-fleur-noire

  • Un porte-bébé lano :
    Le principe : acheter 2 anneaux que l’on porte croisés et qui permettent d’asseoir bébé en position phlogique. Ce porte bébé simplissime remplace avantageuse l’écharpe les premiers mois : faible encombrement, installation rapide, pas de nouage à effectuer, pas de brin qui traîne au sol… Plus tard, avec un seul anneau et une volte, on obtient un sling simplifié, facile à glisser dans le sac. Je ne compte plus le nombre de parents qui nous ont demandé où se procurer notre trouvaille !

  • Un accessoire boîte à musique qui reproduit les bruits utérins Babiage doodoo : il est vendu dans une peluche qui n’a rien d’exceptionnel mais l’accessoire en lui même acheté sans trop y croire a été d’une efficacité fabuleuse durant les premières semaines de Pietra. A détection automatique, il ne remplace bien évidemment pas les bras, les câlins, les bercements mais a été un complément qui a beaucoup aidé Bibounette à gérer la transition vers son nouveau monde sonore… J’ai repéré récemment sur la toile un autre modèle qui me semble assez similaire mais que je n’ai pas eu l’occasion de tester (MyHummy)

  • un CD à choisir avec soin.
    Dès la sortie de la maternité (nous aurions même pu l’y emporter), plutôt que les classiques boîtes à musique, à remonter constamment, certaines étant aussi particulièrement encombrantes à transporter, nous avons opté pour… un CD. Et des mois plus tard, nous nous félicitons de ce choix. Nous en avons plusieurs copies, dans la voiture, chez les grands parents, à la crèche…
    Il se trouve que Bibounette a appris à apprécier ce CD que nous avons choisi pour elle (conseillés par une animatrice en chant prénatal), qu’il l’aide à trouver la sérénité, qu’il comporte de la vraie musique d’influences variées qui a sans doute contribué à son amour précoce de la musique en général et fait non négligeable après des centaines d’heures d’écoute, notamment en voiture, les morceaux de ce CD sont agréables aux oreilles des parents aussi! Notre graal, c’est le cordon musical de Pierre Chenin. Et le votre?

  • une Baignoire tummy tube, comme je l’indiquais ici

  • des pyjamas Frugi. Ils taillent impeccablement pour les bébés qui ont un peu de coffre et durent longtemps par je ne sais quel miracle évolutif (le 3-6 mois est bien évolutif de 3 à 6 mos, le 6-12 mois est bien évolutif de 6 à 12 mois, etc), donc ils sont très rentables. Le tout en coton bio, d’entretien facile, facile à mettre pour les parents et plus tard pour l’enfant lui même, et en plus le service sur le site de la marque est adorable. Et pour les plus petits, les bouts de manches et les bas de jambes se replient pour garder bien à l’abri les petites extrémités
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Et vous, quels sont vos indispensables pour bébés et jeunes enfants?

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Enfin trouvé un accrochage adéquat des œuvres de ma fille #toddlerlife #toddlerart Let's go #toddlerlife @panpantaloni Matin pluvieux mais joyeux grâce aux escargots et à son nouveau pantalon @panpantaloni #vismaviedenfantaparis #toddlerlife #bluelife Lumière et nuages sur la ville #vismaviedenfantaparis #familylife #latergramdulundisoir

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