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Pédagogie

Cette catégorie contient 38 articles

Bonjour Mars

En Février…

J’ai eu du mal à relâcher la pression du mois de Janvier

J’ai entendu pour la première fois ma fille chanter « Joyeux anniversaire » à son papa

Je l’ai entendue souvent me dire « je t’aime »

Je suis montée à cheval… mes pieds touchaient par terre… et c’était drôle

J’ai rencontré Tina et je me suis sentie en phase avec ma moitié

J’ai monté des escaliers en sifflotant et fait de la déco accessoirement

J’ai profité de la lumière à la campagne

J’ai commencé à préparer l’anniversaire de Bibounette

Je me suis posée des questions sur les limites à poser et les activités à lui proposer

J’ai manqué de temps… encore…

J’ai démissionné

Bonjour Mars, le mois du printemps et de l’anniversaire de Bibounette !

 

 

 

Bonjour Février

 

Les outils de perception du temps

Je suis en retard 😉… voilà un moment que cet article m’a été demandé … et bien plus longtemps que j’accumule les outils divers et variés pour aider Bibounette dans sa perception du temps…

Alors c’est parti pour un petit tour d’horizon en images

* Pour les heures et les minutes 

Les horloges de la maison : horloge, réveils à remonter, coucou à remonter

Ce sont les plus classiques et ils sont appréciés de Bibounette qui aime faire « comme les grands »

 

Les minuteurs

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Bibounette le trouve un peu bruyant

 

Les sabliers

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Je pense qu’ils ont de beaux jours devant eux… une fois que j’aurai trouvé comment les´ introduire efficacement dans nos routines… pour cela, je commence par les utiliser moins même, en cuisine notamment, ou pour mesurer le temps de séchage, de brossage des dents etc

 

* Pour la journée

Le synopte

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Beau succès, dès son installation : le must have de nos outils

 

L’échelle de la journée avec magnets

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Celle-ci, c’est Bibounette elle-même qui me l’a réclamée, du haut de ses 32 mois, à force de questions incessantes sur « et après à midi » : avec des magnets pour construire les routines

 

L’échelle hier-aujourd’hui-demain

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Simplissime mais nécessaire pour clarifier ce qu’est « hier », notion apparue dans le langage de Bibounette vers 28 mois

 

L’éphéméride (« mon premier calendrier » ou « 365 jours avec Mouk »)

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Pour l’instant, nous avons du mal à nous astreindre à l’effeuillage quotidien, soit on l’oublie, soit on arrache tout!

 

* Pour la semaine

Le calendrier mural JB Bois

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Le premier outil mis en place, bel objet à multiples niveaux : pour l’instant, l’intérêt de Bibounette se porte surtout sur la météo, de plus en plus les saisons, et petit à petit le « hier aujourd’hui demain », pour le reste, c’est d’abord (et ce n’est pas rien) la joie de la manipulation

 

La roue de la semaine

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Home made avec des photos perso, je l’ai sans doute introduite un peu tôt et Bibounette aime surtout manipuler (la roue, les scratches…) mais je reste persuadée de l’intérêt de l’outil pour scander la semaine

 

* Pour le mois

La roue des mois (couleurs grimms)

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Je suis assez fière de mon idée de reprise des couleurs Grimms 😉 Pour l’instant, l’outil est encore abstrait pour Bibounette mais je suis certaine qu’il fera sens un jour couplé à la couronne des mois et à la poutre du temps sous forme de chaînette de billes…

 

La couronne des mois (couleurs grimms)

Avec les couleurs Grimms et des figurines home-made

 

La vitrine du mois

Je m’amuse beaucoup à la réaliser chaque mois, Bibounette s’y associera de plus en plus (elle n’est malheureusement pas idéalement placée pour qu’elle la manipule elle-même mais je ne souhaite pas la changer de place car il me semble important d’avoir de la constance dans ce rituel visuel et Bibounette grandissant à vitesse grand V elle l’atteindra bientôt… et puis mes choix de localisation doivent tenir compte de Monsieur Chat qui s’invite volontiers dans la décoration… à sa manière…)

 

Le calendrier photo avec les photos du mois utilisées lors de la cérémonie d’anniversaire Montessori

 

Notre planning familial, avec une colonne pour chaque membre de la famille, y compris le chien, le chat et les grands-parents 😉

 

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* Pour la saison

Le calendrier mural JB Bois

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La vitrine du mois

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La table des saisons

Chez nous, elle n’est pas figée, c’est un endroit où Bibounette dépose ses trésors de la nature au retour du jardin ou de promenade. Elle n’est pas figée car Bibounette joue avec ces trésors, ça lui/me plaît ainsi, au moins, elle se les approprie!

 

Le tapis d’anniversaire Montessori

Il figure la révolution des saisons 

 

Les livres

 

Les puzzles (Beleduc et Goula)

 

* Pour l’année

La poutre du temps sous forme de chaînette de billes (couleurs grimms) : fabriquée par Bibounette

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La poutre du temps papier issue du livre « Balthazar et le temps qui passe » ou à chercher sur le net

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Et pour finir mes fournisseurs 😍 : Papouet (=mon papa bricoleur 😘👏), Hoptoys, Greenweez, Grimms, …

Carpe diem 😊

Aimer ou ne pas aimer Noël

Papacahuete me dit que je n’aime pas les fêtes… je ne crois pas que ce soit vrai… en tous cas, ce n’est pas comme cela que je le ressens. J’aime la fête des lumières, l’amour partagé. J’ai aimé voir Bibounette faire la « décoration » du sapin, la voir la parfaire encore et encore, j’ai aimé la voir allumer seule avec précaution et souffler les bougies de la table de l’Avent. J’ai aimé préparer un colis pour un homme démuni et son chien, en soutenir un autre, plusieurs autres, de concert avec Bibounette n’oubliant pas de partager son sourire, les pièces cachées dans la poche de son manteau ou ses friandises. J’ai aimé voir la grand frère de ma fille heureux d’être avec nous pour le réveillon. J’aime ce Noël là…

 

Mais je n’aime pas les fêtes obligées. Je n’aime pas devoir tout organiser, pour qu’ensuite mon entourage s’étonne de me voir lessivée le jour J. Je n’aime pas répondre aux sollicitations de ceux qui veulent prévoir 6 mois à l’avance et de ceux qui se réveillent la veille. Je n’aime pas recevoir et me sentir envahie, je n’aime pas l’accumulation de paquets cadeaux qu’on n’a pas le temps d’ouvrir tranquille. je n’aime pas réaliser que j’ai semé des idées qui n’ont pas été relevées. Je n’aime pas devoir forcer Bibounette à ouvrir rapidement ses paquets trop nombreux et prendre la pose avec chacun de ses cadeaux bruyants pour envoyer ladite photo à ceux qui ont eu cette merveilleuse idée et qui seraient vexés si je ne leur témoignais pas une reconnaissance éternelle.

Je n’aime pas me retrouver petite fille toujours obligée de faire bonne figure et de nier ses désirs pour ne pas déstabiliser les fragiles adultes qu’une erreur de choix aurait fait déprimer pour l’année à venir. Je n’aime pas devoir, parce que « ça se fait », rendre visite à des gens qui ne me témoignent aucune sorte d’amour vrai, encore moins les inviter. Je n’aime pas me voir et voir ma famille stressée par les préparatifs. Et ça, ça ne vaut pas pas seulement pour Noël… c’est pour ces mêmes raisons que je n’ai aucune envie mais vraiment aucune d’assister aux mariages et encore moins d’en organiser un. Ouf, là dessus Papacahuete est sur la même longueur d’onde…

Et puis la fin de l’année, c’est aussi le moment des bilans, les bonnes résolutions ça j’aime bien (je vous en parle bientôt) mais la conscience du temps qui passe, de ceux qui ne sont plus, dans une famille petite, de celui qui ne voit pas ma fille grandir, c’est toujours un peu douloureux…

Alors Noël à ma sauce je l’aimerais mais comme je suis plus du genre à absorber les états d’âme de mon entourage qu’à les ignorer… je l’aime à temps partiel…

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Je vous souhaite de trouver votre bien-être et votre douceur pendant ces fêtes…

Père Noël es-tu là ?

Cet article va venir s’ajouter à ceux nombreux déjà présents sur la toile mais ce que je lis ici et là m’a donné envie de préciser ma pensée. Je pourrais résumer ma réflexion à cette seule question : mentir ou ne pas mentir ? Mais je vais développer un peu plus…

Enfant, j’ai cru au Père Noël.

Ou pas… Du plus loin que je me souvienne, cette histoire me paraissait bien abracadabrante et ma mère bien mal à l’aise… Nous n’avions pas de cheminée. Qu’à cela ne tienne, le nôtre passait par la porte. Hum. Au moins mes parents avaient-ils évité de me raconter que le traîneau volait dans le ciel, je crois que je leur aurais ri au nez. A mon entrée à l’école à 4 ans, soulagement, un autre enfant clarifiait enfin la situation : « le père Noël c’est les parents ». A mon retour à la maison, je me souviens nettement avoir transmis mon soulagement à ma maman sur le mode : arrête de t’en faire maman, je te révèle le secret, pas besoin de guetter un éventuel père Noël, il n’y a personne d’autre que toi et papa à inventer ! Quand je voyais ultérieurement des parents s’engluer dans le mensonge avec de grands enfants de 7 ou 8 ans, ça me mettait un peu mal à l’aise, mais en petite fille modèle, je préservais le secret.

 

Et maintenant que Bibounette est là, que faire ? 

Je viens de lire un article pro-père Noël qui évoque les arguments suivants : « elle a le droit de rêver », « cela éveille sa curiosité et son imagination », « je ne pense pas que cela soit grave », « je ne pense pas que ce soit à travers cela qu’on éduque nos enfants », « je préfère que sa première désillusion concerne le Père Noël plutôt qu’autre chose de plus profond »…

Quant aux articles anti-père Noël, la plupart insistent sur le traumatisme lors de la révélation…

Je crois que je ne suis d’accord avec aucun de ces arguments…

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Bien sûr ma fille a le droit de rêver et je fais en sorte chaque jour de contribuer à éveiller sa curiosité et son imagination. Je n’ai rien contre le fait que les livres ou les dessins animés avec des ânes qui parlent, des cochons qui dansent la fassent rêver et réfléchir. J’aime pouvoir l’accompagner dans sa lecture et son visionnage pour répondre à ses éventuelles questions. Je déplore parfois la lecture faite de tel ou tel ouvrage à l’école, qui en théorie se veut dédramatisante mais qui faute d’accompagnement adéquat se révèle parfois plutôt effrayante (sur le loup par exemple … qu’on ne croise quand même pas à tous les coins de rue à Paris…). Mais je ne peux pas la protéger de tout et ce n’est d’ailleurs pas forcément souhaitable. Donc des désillusions et des frustrations, elle en aura, elle se construira aussi grâce à ça mais pour moi il y a un fossé entre « ne pas céder à tout pour lui éviter toute frustration » et « faire exprès de la frustrer » . Il en va de même avec les désillusions. Donc pour moi, c’est bien à travers cela qu’on éduque nos enfants ! C’est même un choix éducatif primordial ! Est-ce que pour éduquer ma fille je lui agite une carotte sous le nez pour sadiquement la lui refuser, est-ce que je lui invente une histoire de toutes pièces pour lui dire un jour « ben bien sûr que c’est faux, je t’ai dupé, voilà qui t’apprend doucement la désillusion » ? Vous l’aurez compris, pour moi, c’est non. Mais je conçois que pour d’autres le choix éducatif est différent.

Je ne suis pour autant pas jusqu’au-boutiste dans la mesure où effectivement pour moi, le père Noël est un épiphénomène et en ce sens je n’irais pas jusqu’à parler de traumatisme lors de la révélation, ça n’a pas été le cas pour moi en tous cas, plutôt un soulagement de voir cette mascarade enfin cesser. Mais à mon avis, le traumatisme dépend grandement de la façon dont les parents présentent l’histoire. Il me semble évident que plus ils s’enferrent dans le mensonge, plus le risque de traumatisme sera grand

Ainsi, chez nous, le Père Noël sera un personnage sympathique comme le sont Trotro, Petit Ours Brun, Zou et consorts. Nous lisons sur Trotro, nous le voyons à la TV ou sur la tablette, nous avons vu un spectacle avec Trotro. Jusqu’à présent, j’ai le sentiment que pour Bibounette, Trotro reparti dans le camion de la tournée, existe bel et bien en tant que tel. Et je ne vais pas lui faire la leçon contre son gré, à tenter par tous les moyens de la déciller avant même qu’elle ne pose de questions. Au fur et à mesure qu’elle grandira, il lui sera donné à voir qu’un déguisement se quitte, qu’un spectacle ne se prolonge pas dans la vraie vie, elle l’apprendra seule, à son rythme, et je répondrai honnêtement, du mieux que je peux, à ses questions. Dernièrement, sur un marché de Noël, elle avait peur d’un homme déguisé en chat, jusqu’à ce qu’elle le voit se défaire de son déguisement. Je précise que je n’ai pas fait exprès de l’amener voir les coulisses, elle l’a vu fortuitement. Aurais-je dû nier l’évidence et commencer à broder des mensonges quand elle m’a demandé si c’était pareil pour le père Noël ? Non je ne pense pas. Quant à commencer à rentrer dans des détails qu’elle ne sollicitait pas sur la différence entre le père Noël déguisé du marché de Noël et le vrai père Noël dans le ciel, très peu pour moi. Ou alors, comme lui expliquerai-je que les fantômes n’existent pas quand elle en aura peur ?  Je suis consciente qu’elle posera des questions difficiles au fur et à mesure des années, questions que je n’imagine encore même pas, je ferai de mon mieux pour y répondre honnêtement sans la priver de la part de rêve qu’elle souhaitera elle-même conserver.

On sait très bien que les enfants (et les grands!) ont parfois envie de croire au magique même s’ils le savent impossible. Je ne la détromperai pas si elle a envie de « faire semblant d’y croire » ou de « faire comme si c’était quand même vrai ». Je ne la détromperai pas si elle ne me pose pas de questions. Je lui dirai que certains croient en un Dieu personnifié, certains aux fantômes, certains aux extraterrestres, certains aux pouvoirs des rebouteux ou des voyants, certains au Père Noël, que chacun est libre de ses croyances. Je lui dirai si elle me le demande que je n’y crois mais qu’elle est libre d’y croire. Bref, je ne la priverai pas de rêver au nom d’une vérité rigoriste. D’ailleurs qui détient vraiment la vérité ? Je découvre pour elle l’histoire de la chrétienneté qui nous conduit à fêter Noël aujourd’hui, je me renseigne sur les racines païennes de l’Avent, sur les autres célébrations traditionnelles autour du solstice, dont Sainte-Lucie, la tradition du sapin de Noël, je lui écris mon Histoire de Noël, pour lui offrir une multitude de référence et de croyances possibles.

Je lui lirai ou on lui lira ici et là des histoires de Noël, certaines avec un Père Noël. En revanche, je ne la tromperai pas sciemment, je ne lui mentirai pas alors que je fais en sorte chaque jour de respecter la parole donnée, de dire ce que je fais et faire ce que je dis, ce qui m’a personnellement beaucoup manqué pour me construire (bien au-delà de l’épiphénomène du Père Noël !). Au vu de l’éducation que je lui donne, je pense qu’elle serait effectivement traumatisée de réaliser que je lui ai menti… Comme lui expliquer alors que je ne lui ai pas menti sur le reste ? Et qu’elle-même ne doit pas me mentir ?

Et pour ceux qui tiennent absolument à ce que les enfants croient, ça me dépasse quand même un peu de les voir s’engluer dans des histoires à dormir debout selon les contingences de la vie moderne : « euh oui, le père Noël, il passe pour Noël après la messe de Minuit, mais chez marraine qui part en vacances il est venu en avance… Ah ta cousine dit que le cadeau il vient du magasin de jouet ? Ben c’est parce que la maison de marraine était fermée et le père Noël est passé au magasin de jouets…  (psst t’inquiète pas, il est hyper crédule, ça va passer comme ça) » Comme Maman Chameau, je pense qu’il y a une différence fondamentale entre laisser croire et faire croire ! 

Pour les cadeaux au moins, chez nous c’est clair. Le père Noël n’a rien à voir là-dedans. 

Noël c’est le moment où on encourage le soleil à briller de nouveau plus fort,  c’est le moment où, faute de chaleur atmosphérique, on partage de la chaleur humaine et on s’échange des cadeaux. Bibounette est fière de créer des cadeaux pour ses proches, de chercher des idées. En ouvrant son calendrier de l’avent chocolaté et celui de notre chien gourmand, elle a spontanément proposé de partager avec un monsieur SDF et son chien. En retour, cet homme lui a offert le lendemain un ballon sculpté. Elle l’a chaudement remercié, je n’allais pas lui dire que le père Noël était passé alors que cet homme avait créé de ses mains cet objet pour elle : il est là l’esprit de Noël, pas dans le mensonge! 

Et puis, sur le plan pratique, dans nos emplois du temps surchargé, pouvoir acheter ou se faire livrer les cadeaux en la présence de Bibounette (sauf éventuellement les siens pour préserver la surprise) est un gain de temps précieux que je préfère passer avec elle plutôt que de devoir m’éclipser en douce à la recherche des cadeaux du père Noel ou de devoir expliquer que le livreur est en fait un lutin du père Noel .

En outre, nous avons choisi d’éduquer Bibounette « sans punitions ni récompenses » selon l’expression consacrée. Or le Père Noël est quand même là pour récompenser les enfants « s’ils ont été sages ». Le discours tenu en ce sens par un des petits camarades d’école de Bibounette m’a mise un peu mal à l’aise. Chez nous on se fait des cadeaux parce qu’on s’aime, pas sur le mode carotte et bâton…

Au final, vous l’aurez compris, chez nous le Père Noël est une belle histoire avec un personnage doux qui propage l’esprit de Noël. Ce n’est qu’une belle histoire mais c’est déjà beaucoup! Alors quelle histoire ? Eh bien une histoire d’amour partagé et de respect des croyances des uns et des autres.

J’en ai déjà parlé ici , en m’inspirant de livres de Noël sans dogmes sur le père Noël et la religion comme le P’tit doc Noël. Pour ce qui concerne le père Noël à la place que j’ai choisie, je retiens des ouvrages comme Liv et Emy fêtent Noël , à la fois précis et poétique ou « Agathe ne croit pas au Père Noël » (ce dernier peut-être à réserver aux enfants qui posent déjà des questions). Il existe aussi un grand nombre de contes de Noël et d’hiver déconnectés du Père Noël qui conviennent donc à toutes les familles qu’elles que soient leurs croyances autour du Père Noël, comme Joyeux Noël Petite Taupe ou d’autres doux contes cités  ici par Galex la fée .

Le billet de Ragnagna et les commentaires y afférant ont nourri ma réflexion, avec des phrases que je pourrais utiliser pour parler de Noël à Bibounette. Par exemple : « On raconte qu’il existe un père Noël ou un Saint Nicolas, personne n’en a jamais eu la preuve, mais pour honorer l’esprit de ce conte, Noël, c’est le moment où on fait des cadeaux aux gens qu’on aime. On raconte aussi que c’est à ce moment là que Jesus est né »

D’autres commentaires sur l’article de Ragagna me parlent beaucoup : « On en parle beaucoup mais on ne dit pas qu’il existe. … s’est posée la question vers 4ans. Avant elle en parlait comme elle parlait de petit ours brun et autres… A 4ans on lui a dit que certains y croyaient car elle nous a interrogés et on lui a dit qu’il fallait toujours respecter les croyances des autres. Légendes, religion, imagination etc…Baignés dans la légende avec les histoires, ils n’ont jamais été démunis ni mis à l’écart. Et ils jouent le jeu à fond quand il y a des « croyants » »  ou encore : « je pense qu’il faut être honnête quand l’enfant se questionne – quitte à utiliser la ruse de lui retourner la question pour savoir ce qu’il en pense – et ne pas chercher à tout prix à maintenir la magie ».

En bref, j’ai choisi de ne pas mentir, de ne pas devancer ses questions mais de l’encourager à s’exprimer, d’écouter et de répondre honnêtement, de la laisser croire à ce qu’elle veut mais de ne pas lui faire croire que les histoires et la réalité se confondent…

Et vous, qu’en pensez-vous?

 

Tout vient à point…

À traîner sur la blogosphère, j’ai accumulé en idées et en matériel des quantités astronomiques de propositions et de matériel…

Et aujourd’hui, j’en arrive à une conclusion essentielle : tout vient à point à qui sait attendre…

Avec 2 réflexions qui se complètent :

  • En lisant les nombreuses listes de Noël sur mes blogs préférés, j’en ai vu une qui m’a donné à réfléchir, non sur son contenu lui-même, mais par les commentaires l’accompagnant. Cette maman pratiquant l’IEF y signalait que sa liste de Noël ne comportait que des loisirs et non pas du matériel pédagogique… c’est alors que je me suis aperçue que je n’avais pas conscience de cette différence, que je me procurais à l’intention de Bibounette l’un et l’autre, sans faire une claire distinction, lui proposant ces différents matériels de la même façon, avec plus ou moins de succès. Il en va ainsi du matériel de comptage par exemple, notamment celui trouvé chez Wesco qui justement fournit… les écoles!

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Alors je me suis aperçue que j’ai investi dans ce matériel en lisant des blogs de mamans en IEF… Et je suis en train de me dire que, Bibounette, qui va elle à l’école, a peut être plus besoin et envie à la maison  de créativité, de jeu libre que d’apprentissages scolaires!

Ceci dit, quand elle me pose des questions sur les nombres, je suis contente de pouvoir sortir le matériel, trouvé sur le net ou créé home-made (comme la boîte à trier et dénombrer que je suis quand même contente d’avoir commandée à son grand-père)…

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Et comme je ne sais jamais exactement ce qu’elle aborde précisément à l’école, je suis contente d’avoir du matériel sous la main à lui proposer, pour le cas où elle serait en demande. Bien sûr, au fur et à mesure qu’elle grandit la demande se fait plus précise et c’est pour moi bien plus confortable…

Certes je m’aperçois que la première rencontre avec le matériel pédagogique est souvent facilitée par le cadre apporté par l’école, le groupe (ou d’ailleurs, je présume, le cadre posé par l’IEF), cadre absent quand le matériel pédagogique est proposé au milieu des jouets sans réflexion sur l’ambiance de travail. Mais elle est heureuse de retrouver à la maison du matériel qu’elle a connu à l’école ou des compléments qui l’aident à intégrer ses apprentissages… ou à faire l’école à Maman!

Bien sûr, je devrais vite être libérée de ces questionnements existentiels puisqu’elle fera elle-même ses listes d’envies et nul doute qu’elle saura de mieux en mieux exprimer ses préférences et qui sait, peut-être réclamera-t-elle aussi du matériel pédagogique! En attendant, comme chez nous le père Noël n’est qu’une belle histoire, nous avons un magasin de jouets comme terrain de jeu et de repérage des goûts

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Bref, tout vient à point à qui sait attendre…

 

  • La seconde réflexion qui me vient, c’est qu’en grandissant, Bibounette se réapproprie de plus en plus mes propositions pour inventer seule

J’avais tendance à culpabiliser de ne pas être capable de susciter son intérêt, à force de voir les chers bambins sur la toile friands d’activités préparées par des mamans inventives. Je m’aperçois aujourd’hui que j’ai tendance à m’inspirer sans même m’en apercevoir d’activités prisées par des bambins souvent plus grands, que chaque enfant a ses préférences et son rythme, que souvent avec les enfants il s’agit de répéter pour les voir s’approprier les choses…

En regardant Bibounette grandir, je vois désormais germer les petites graines semées au fur à mesure, qu’elles a bien captées alors qu’elle n’avait pas l’air d’y prêter attention…  Ainsi elle est désormais capable, en regardant un dessin animé, d’aller chercher spontanément ses figurines, livres ou jeux sur le même thème, ce qui était mon souhait mais ne prenait pas avant!

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Bref, tout vient à point à qui sait attendre…

 

Alors, je continue à semer sans me mettre de pression inutile… et qu’est-ce que j’aime la voir grandir et élaborer ses choix…😍

Et chez vous, quel est votre rythme? 🏃🚶💃

 

 

Calendrier de l’Avent

Quelques mots pour partager à mon tour notre rituel de l’Avent…
C’est une tradition nouvelle par chez nous… Enfant, je n’ai pas connu le calendrier de l’Avent… pas à la mode en France à l’époque… mon premier calendrier de l’Avent, je l’ai ouvert étudiante, pour m’aider à patienter jusqu’aux vacances en famille… j’en garde un souvenir ému…
Alors depuis la naissance de Bibounette, nous avons mis en place ce rituel égrenant le temps (pstt bientôt un article complet sur mes autres marqueurs de temps à la maison!)
En 2014, alors que Bibounette avait 8 mois, le calendrier fut minimaliste, à base de petits chocolats et livres aux couleurs de Noël.

En 2015, avec une Bibounette désormais largement capable d’aller piocher chaque jour dans le calendrier, j’ai eu envie de créer un calendrier qui deviendrait notre tradition familiale… et me permettrait d’inaugurer ma machine à coudre. J’ai donc cousu avec grand plaisir (et quelques efforts!) 24 petits sachets ensuite accrochés sur la rampe de notre escalier. A l’intérieur des petits cadeaux mais surtout des objets symboliques à déposer chaque jour sur notre table de l’Avent et ce fut un réel succès : elle se montrait impatiente chaque jour, d’ouvrir le petit sachet et de se hisser sur la boite des pieds pour décorer la table et souffler les bougies…

Cette année, c’est avec grand plaisir que j’ai ressorti les sachets et les ai regarnis avec certains objets identiques à l’an dernier et quelques nouveautés…

 

Alors, alors, qu’y a-t-il dans nos sachets?
Dans chaque sachet on retrouve :

  • le petit livre du calendrier de l’Avent de Balthazar, qui donne le thème du sachet et vient ensuite se placer
  • une pièce du puzzle escargot de Grimm’s (qui en comporte 23, alors pour le 24, je rajoute une bougie) qui en formant une spirale se complète chaque jour sur la table de l’Avent
  • un santon / une figurine / un bougeoir de Noël qui vient décorer au fur et à mesure la table de l’Avent
  • un morceau du calendrier de l’Avent réversible Fabelab (sur lequel j’ai fini par craquer après l’avoir lorgné pendant 2 ans) qui une fois retourné vient ensuite former une frise sur la rampe, remplaçant au fur et à mesure les sachets
  • cette année en plus une pièce de collection (Monnaie de Paris, qui a édité la collection de… 24 pièces tout au long de l’année ) qui vient se placer sur un portoir de 24 niches.

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  • dans certains sachets (pour les Dimanche de l’Avent, la Saint-Nicolas, Sainte-Lucie), une petite attention supplémentaire : par exemple un livre de Noël, un playmobil marché de Noël, …

 

J’ai conscience que les sachets sont bien (trop) garnis… c’est un peu mon travers récurrent, pêcher par l’abondance… mais dans la mesure où les objets typiques de Noël de l’an dernier restent d’intérêt pour Bibounette cette année et peuvent donc être ressortis opportunément, et que je ne peux m’empêcher d’y adjoindre quelques nouveautés, je ne sais pas trop comment résoudre l’équation. Mais nul doute qu’elle fera son tri elle-même. Par exemple, les petits livres de Balthazar ne semblent pas lui parler beaucoup! En revanche le puzzle et les figurines remportent comme l’an dernier un franc succès. Plus largement la table de l’Avent et ses bougies semblent raviver les souvenirs du rituel saisonnier de l’an dernier. C’est touchant… En revanche, elle n’a plus besoin de faire d’acrobaties pour accéder à la table et aux sachets et par conséquent y montre au final moins d’intérêt que l’an dernier!

 

Je vous souhaite de trouver vos rituels pour un Avent lumineux et chaleureux, plein de belles histoires… Le mien à suivre en photos carrées sur IG…

Bacs sensoriels

Quelques photos sur IG et voilà Mum of Meufs qui me demande conseil pour en mettre en place à la garderie…

Je me sens un peu toute petite, tellement je me suis moi-même essentiellement inspirée de l’expérience d’autres, et notamment de Minuscule Infini qui vient de résumer en un article beaucoup de choses sur le sujet.

Néanmoins, c’est avec un grand plaisir que je partage ici ma petite expérience !

Le matériel :
* Un grand bac qui permet de délimiter l’activité : tous les transvasements ne dépassent pas les contours de ce grand bac, cela évite d’en retrouver partout dans la maison! Pour une fois, je n’ai pas fait appel au bricolage de Papouet mais réutilisé une caisse en bois de chez Leroy-Merlin de dimension 40×60. C’est plus joli et plus durable qu’une caisse en plastique. Mais pour une garderie, je conseillerais une caisse en plastique ou en inox qui a l’avantage de pouvoir servir aussi pour les transvasements d’eau

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  • Des petits contenants : bacs, pots, pichets, verres, bouteilles pour les transvasements d’un contenant à un autre + un bac à glaçon pour les transvasements plus fins et minutieux (une bille dans chaque alvéole par exemple)

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*Des outils pour transvaser : entonnoirs, cueillères, pinces

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*Des jouets pour transporter : remorque, pelleteuse, brouette… ou créer des ponts (type arc-en-ciel de Grimm’s)

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Les « ingrédients » :

Les limites sont celles de l’imagination et de la sécurité mais à titre d’exemple :

*De la semoule à couscous : facile à trouver de grandes quantités pour très peu cher et pas de risque de fausse route pour les plus petits. Mais attention, ça colle un peu au doigt et se répand assez facilement

*Des haricots, lentilles, etc…  Même principe et sensations assurées mais il faut surveiller que l’enfant ne les porte pas à la bouche

*Des fruits de saisons : noisettes, noix, marrons, à choisir très gros toujours pour les mêmes raisons ou à manipuler sous surveillance

*Du sable

*Du sable magique, fun en garderie mais pour ma part je réserve à l’extérieur de la maison, car les débordements sont fréquents et salissants!

*Des billes, en verre, en terre, à utiliser avec prudence

*Des balles de laine feutrée, ou au crochet, plus ou moins grosses

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*Des figurines à cacher parmi les autres ingrédients

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*de l’eau, avec éventuellement des colorants alimentaires

etc

 

Et pour varier les plaisirs, on peut changer la forme du grand bac :

*je me suis faite plaisir en m’offrant une grande jarre qui allie déco et exploration sensorielle pour petites mains curieuses

*on peut aussi construire une boîte mystère que les explorateurs en herbe visiteront avec leurs petits mains, aidés ou non d’une lampe torche

Mon histoire pour la Saint-Martin

Bibounette, tu as remarqué que la nuit tombe vite, que les journées sont courtes en ce moment, c’est l’hiver qui arrive, le froid, la neige.

C’est une période où on manque un peu de lumière, où la lumière des bougies encourage le soleil à briller, pour nous réchauffer le cœur.
C’est une période où il est important de s’entraider, de « partager » comme tu le dis souvent.

Alors je vais te raconter l’histoire d’un personnage qui vivait il y a très longtemps. Il a fini sa vie mais on se souvient encore de lui car il était très gentil et il partageait beaucoup.

Veux-tu venir avec moi voir une saynète qui parle de ce personnage ?
Nous changeons de pièce pour nous approcher de l’endroit éclairé par une lanterne dans lequel est disposé un plateau avec les protagonistes.

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Regarde cette scène éclairée par cette petite fille avec sa lanterne. Ici, c’est Saint-Martin le personnage dont je te parlais, il se promène sur son cheval avec son manteau car il fait très froid. Sur son chemin, il rencontre un mendiant, tu en as déjà vu à Paris, des gens qui n’ont pas de maison et qui dorment dans le métro. Saint-Martin a déjà distribué toutes les pièces qu’il avait en sa possession et le mendiant a froid alors Saint-Martin décide de partager son manteau et d’en offrir la moitié au mendiant.
Veux-tu prendre tes ciseaux pour donner la moitié du manteau au mendiant?
Maintenant nous allons mettre une couronne sur la tête de Saint-Martin car son geste mérite cette distinction…

 

Oh mais Saint-Martin a disparu… où s’est-il caché? je crois qu’il est parti dans le jardin… veux-tu venir avec moi le chercher?

Pendant que Papacahuète aide Bibounette à se couvrir, Mamancahuète va cacher Saint-Martin dans une petite étable improvisée dans le jardin, dans laquelle sont également disposés son cheval, le crottin de cheval en chocolat et une oie dont les cris vont attirer les porteurs de flambeau.

C’est alors le moment de la retraite aux flambeaux à la recherche de Saint-Martin

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Après cette retraite aux flambeaux nous nous plongerons dans la lecture du livre Mein Buch von Sankt-Martin (Der kleine Himmelsbote) aux éditions Coppenrath et écouterons les Chansons de Popin (parmi lesquelles « Trotte, Trotte, Saint-Martin »)

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Mes sources d’inspiration pour enrichir la cérémonie pour des plus grands : les blogs Montessori mais pas que et Inspirations omnicolores 

Au revoir Octobre, bonjour Novembre

En Octobre, j’ai osé sortir du rôle de petite fille modèle et dire ce que je pensais…

Alors  en Octobre j’ai vexé :

-la directrice de l’école de Bibounette (un peu)
-mon médecin (beaucoup)
-mon homme (un peu, beaucoup)
-mes parents (c’est récurrent)
J’ai eu le sentiment étrange d’être à la fois à ma pleine place mais que cette place faisait de moi un monstre aux yeux des autres…

En Octobre, Bibounette m’a trouvée « en colère » : pourtant je ne suis jamais en colère contre elle, mais c’est certain qu’elle a été témoin de ma colère 😡…

En Octobre, nous avons séjourné aux Pays-Bas 🇳🇱 et profité une nouvelle fois de la Corrèze

En Octobre, deux chandelles ont menacé de s’étreindre et j’ai fait en sorte de les aider à briller encore un peu…

 

En Novembre :
-le personnel de l’école va changer
-je vais changer de médecin
-je ne vais pas changer d’amoureux ni de parents

En Novembre, je vais faire en sorte que Bibounette me voit moins en colère, me sente plus apaisée, je vais l’encourager encore et toujours à exprimer ses propres émotions

En Novembre, nous allons profiter de notre maison 🏡 avec un nouvel occupant 🐢

En Novembre, nous donnerons du courage au soleil pour se lever le matin, pour éclairer et réchauffer les courtes journées, nous sortirons les lanternes pour encourager la chaleur humaine en célébrant Saint-Martin, nous commencerons les préparatifs de l’Avent…

 

Happy Halloween et bonne entrée dans le mois de Novembre !

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Mon chien et mon cheval #todderlife Mon chien #todderlife Grimper #3ans #todderlife Ma grande fille qui grimpe désormais seule 👏 #3ans #todderlife

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