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Les grandes vacances

J’avais rêvé de ces grandes vacances, de moi à la campagne comme dans mon enfance.
Ceux qui me suivent sur IG savent déjà que ce fut avant tout l’été des fiascos.
Ça a mal commencé quand à l’arrivée en vacances, j’ai découvert que le matelas en laine que je comptais ramener à Bibounette pour sa rentrée avait été déposé dans un endroit inadapté et mangé par des rats.
La semaine suivante devait être marquée par des vacances entre copines, la meilleure amie de Bibounette devant venir passer une semaine à la campagne avec elle. C’était un challenge pour moi de garder deux petites filles. Le challenge a vite avorté, par les efforts conjugués de ma mère et de la mère de la petite qui ont considéré, peut-être à raison, et que le challenge était trop ambitieux. L est repartie à Paris et Bibounette a continué à s’ennuyer en Corrèze, coachée en cela par sa grand-mère, bien décidée à la faire se reposer, y compris contre son gré.
Les jours se sont ainsi écoulés, selon une routine imposée par mes parents, certes rassurante pour Bibounette qui je l’avoue en manque un peu durant l’année scolaire avec notre rythme de vie parfois chaotique, mais qui finit à force de répétition par être ennuyeuse et surtout terriblement contraignante, pour une petite fille éprise de liberté et une maman qui aimerait enfin y goûter.
J’ai accepté cette routine imposée par mes parents pour ne pas risquer le clash, j’ai pris sur moi ce qui m’a beaucoup coûté en énergie et en moral. Au vu du résultat, je ne peux que m’en mordre les doigts : j’y ai perdu en estime de moi et au final le clash est arrivé quand même… oui, mes parents m’ont mis dehors de chez eux, une des deux soirées que j’ai passé chez eux en deux mois, parce que je risquais de déranger le chat.
Je me suis aperçue qu’âgés de 65 ans ils préfèrent se comporter comme des personnes de 90 et que la main mise qu’ils avaient sur moi il la reportent sur Bibounette avec encore moins de discernement, la démence sénile venant s’ajouter aux désordres psychologiques venus de leur enfance qu’ils n’ont jamais voulu soigner.
Ça m’a renversée car je me suis rendue compte que j’étais comme orpheline et qu’en tout cas je ne les laisserai pas détruire Bibounette comme ils m’ont détruite.
On m’a aussi reproché mon amour des animaux pourtant source des rares bons moments des vacances. De tristesses aussi quand un blaireau s’est fait écraser devant ma maison sur cette route devenue tellement dangereuse en partie à cause du maire (mon oncle CQFD).
Les vacances ont été très studieuses aussi, faites de tri car j’avais tellement besoin de désencombrer et de ranger : j’ai besoin de ranger le dehors pour ranger aussi l’intérieur de ma tête. J’en avais besoin comme j’avais envie d’aménager au mieux le gîte que nous allons ouvrir à la location, initialement un projet de mon homme mais qui m’a passionnée aussi. Et pourtant tous ses tris et rangements ont été tellement fatigants, j’ai l’impression de ne pas avoir eu de vacances… et d’avoir dû laisser Bibounette entre les mains de Folcoche pour cela… ça me mine…

Heureusement il y a eu quelques bons moments. Quand notre élevage de papillons fructueux et passionnant nous a permis de les relâcher et de les voir s’envoler haut dans le ciel. Quand au détour d’un chemin nous avons croisé un crapaud et un autre jour une harde de sangliers.
Il y a eu des petits moments en amoureux lors des vides grenier de l’été.
J’ai aussi redécouvert mes beaux-parents venu en vacances en Corrèze qui ont avec plaisir découvert ma région et que j’ai découvert détendus et ouverts en vacances.
Il y a eu Bibounette qui m’a étonnée encore et toujours par sa maturité, sa mémoire, son sens du partage. Des bons moments avec elle à la fête, avec des petits copains d’un jour à la fête ou à la maison.
Ses apprentissages aussi, son aisance à dos de poney, son intérêt pour les insectes, sa façon d’en prendre soin y compris de ceux qui ont fini leur vie, ses efforts pour prononcer mieux qui l’ont aidée à se présenter avec encore plus d’aisance aux autres enfants, ses élans pour se renseigner, passer commande, seule, son don pour la danse… et tant de choses encore…

Comme je l’aime… et comme j’ai envie de l’aider à bien grandir, dans un environnement bienveillant qui lui permettra d’être elle-même… ce que j’apprends moi à faire sur le tas depuis mes 25 ans seulement…

Allez, c’est bientôt la rentrée et après ces vacances je l’attends avec joie 😆

Bonne rentrée à tous!

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Juste un ourlet

Avec ce beau soleil, j’ai ressorti la garde-robe d’été de Bibounette. Je vous prépare d’ailleurs un article sur mes marques fétiches depuis plus d’un an… (mais ne désespère pas de le finir bientôt) . Bref, je prends soin d’acheter des pièces oversized afin qu’elles durent plusieurs saisons. Je pensais que c’était le cas pour un pantalon en soie sauvage Errandi Kids mais c’était sans compter les goûts marqués de Bibounette qui décidément n’aime pas les pantacourts sur lesquels elle tire à longueur de temps pour les rallonger… J’ai donc décidé de le transformer en bermuda…

C’est chose faite ce matin… Car j’ai appris à coudre depuis que Bibounette est née…

J’ai beaucoup appris depuis que Bibounette est née car en favorisant son autonomie, en ayant les idées pour créer pour elle, je me suis vite apperçue de toutes mes lacunes sur toutes les actvités du quotidien, je suis vite débordée car je me sens tout à fait incapable. Un arbre à tailler? Je suis incapable de grimper sur une échelle, j’ai trop peur…

Alors laisser Bibounette exprimer ses capacités en toute spontanéité prend tout son sens. Etre là évidemment pour la protéger mais sans la brider dans ses essais, sans l’arrêter par les mots « attention » ou « tu ne pourras pas » ou « je vais le faire » que j’ai tant entendus et me conduisent, adulte, à devoir tout apprendre… J’ignore si un jour je saurai vraiment faire seule toutes ces choses que je n’ai pas eu l’occasion d’expérimenter… Je me sens vraiment handicapée… La tache est immense, alors en attendant, j’écris, car ça au moins je sais faire (ou du moins je crois savoir un peu faire et j’ai été formée pour…). Et je grandis avec ma fille…

De l’organisation

J’ai toujours été organisée, méthodique, perfectionniste, sans doute une façon de canaliser mon angoisse existentielle…

Et puis j’ai rencontré ma moitié, qui a fait souffler un vent de liberté, de lâcher-prise, de folie, d’imprévu assez salvateur… C’était drôle pour moi à la vie si bien réglée de me retrouver dans des situations loufoques liées à son étourderie… de faire des découvertes au gré du vent…

Et puis Bibounette est arrivée et surtout est arrivé le temps de la crèche puis de l’école. Ce qui était drôle un temps -arriver échevelée en riant dans un train accroché de justesse… ou tout aussi échevelée le rater et jouer enfin à la mauvaise élève en arrivant en retard au bureau- est devenu lourd et pesant…

J’ai bien tenté de reprendre mes basiques de l’organisation mais elle n’était vue que comme un carcan pénitentiaire… Nous parents ne renoncerions pas à l’imprévu, au changeant, au spontané…

3 ans plus tard, la fatigue liée aux approximations est toujours là et plus ennuyeux déteint sur l’éducation que je parviens à proposer à Bibounette…

Depuis des mois, face à une petite fille au caractère bien trempé, que je suis fière de voir s’exprimer et exprimer ses goûts, je m’interroge sur les limites à lui fixer. Est-ce nécessaire de lui fixer des limites? Qui suis-je pour lui fixer des limites? Est-ce que je ne risque pas de nier son ressenti? (j’ai ai parlé ici et )

Je me dis bien que les seules limites auxquelles je crois vraiment, ce sont celles liées à la sécurité et celles liées au respect d’autrui… Mais où placer le curseur? Comment la laisser s’exprimer, ne pas lui imposer de règles arbitraires auxquelles je ne crois pas tout en lui offrant un cadre rassurant qui l’aide à grandir, tout en évitant d’en faire un enfant roi tyrannique que sa propre tyrannie finirait par faire souffrir…

Et tout à coup, j’ai eu comme une révélation, aidée en cela par certains de vos commentaires (merci!) : elle n’a pas besoin de limites mais d’un cadre car ce n’est pas à elle avec ses petites épaules de créer ce cadre qui permet aux jours de couler plus facilement!

Et qui dit cadre, dit organisation… un minimum… et constance… un maximum… Il m’importe vraiment de dire ce que je fais et surtout de faire ce que je dis, j’ai moi même trop souffert qu’on me fasse prendre des vessies pour des lanternes… Il m’importe que ma fille ait confiance en ma parole, de ne pas lui mentir… Mais je n’avais pas réalisé que notre façon de changer les règles au gré du vent fait que pour Bibounette notre parole n’est pas fiable… vu qu’elle change tout le temps… et c’est particulièrement insécurisant… Cela lui donne aussi l’illusion que c’est à elle de fixer les règles de vie à la maison puisque nous en sommes incapables…

Poser un cadre nous permettra je l’espère à nous adulte de gagner en temps libre ou du moins en temps plus serein, et à Bibounette d’évoluer plus sereinement grâce à des repères clairs… Elle est d’ailleurs très demandeuse de discuter de son programme et de s’y tenir une fois celui-ci fixé. Grâce aux outils de gestion du temps que nous avons déjà mis en place, elle devrait avoir plus de facilité aussi à gérer sa frustration, souvent liée à des questions de timing.

Je ne pense pas et ne souhaite pas me mettre à imposer des règles strictes et arbitraires, appliquées de manière immuables quelles que soient les circonstances. Inutile d’imposer à Bibounette un passage au jardin après l’école alors qu’il pleut des cordes sous prétexte que le cadre prévoit un temps de loisir après l’école! Il peut être remplacé dans ce cas par un espace de jeu intérieur! Je pense ainsi rester dans des règles souples qui peuvent varier en fonction des circonstances (activités variables selon la météo, choix libre mais pas cumulatif du temps de loisir après l’école) mais qui seront constantes et compréhensibles dans leurs critères d’application… même si parfois ça me sera difficile car j’aime bien aussi parfois suivre mes envies fluctuantes…

Et j’espère parvenir plus facilement à distinguer les véritables désirs de Bibounette de ses besoins de réassurance quant à la constance rassurante du cadre qu’elle questionne uniquement pour verifier s’il est bien solide et protecteur…

La suite au prochain numéro…

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Et voici le mois de Mai

Et voici le mois de Mai…

Après les mois marqués dans notre famille par les anniversaires et l’arrivée du printemps, pour moi, le mois de Mai est bien celui des élections, occasion de mémoire et de projection vers l’avenir… Et oui, j’y crois encore… Car même si je suis fort déçue par les humains, je dois bien garder au fond de moi un petit espoir, car sinon je n’aurais pas pris la responsabilité de mettre au monde une petite humaine. Parce que si mon grand-père s’est battu pour la France libre, ce n’est pas pour que je fasse la fine bouche. « Tu rêvais d’être libre et je te continue » écrivait Paul Eluard. Le 10 Mai 1981, j’avais 2 ans et ma chienne bien-aimée, Romi, venait au monde. En Mai 1988, je parlais politique avec mon grand-père et ses voisins,  j’étais à l’école primaire, mes parents parlaient politique avec l’instituteur, je regardais le Bébête Show, cohabitation et majorité présidentielle n’avaient déjà plus de secret pour moi. En Mai 1995, juste avant le bac français, je lisais Les Thibault, je regardais 7/7 et je parlais politique dans la cour de récré. En Mai 2002, je n’ai pas compris. Alors en Mai 2007, je tractais. En Mai 2012, je rêvais, je tenais la main de mon homme et mon grand-père me manquait. En Mai 2017, je tenais la main de ma fille et de mon homme, et mon grand-père me manquait, encore, toujours… Il est né, je suis née, en terre corrézienne qui a donné plusieurs présidents à la France, alors la politique, elle est ancrée en moi avec ses espoirs et finalement peu de désillusions… Car je pense être malheureusement assez lucide sur la nature humaine, alors j’attends finalement assez peu, et surtout, je sais que la vérité est multiple, loin des extrêmes et certainement pas celle que nous laissent entrevoir les media… La preuve en quelques mots, lus en début d’après-midi, où les gros titres accrocheurs ont peu de lien au final avec les véritables paroles détaillées dans l’article que personne ne lit : c’est ainsi que « si vous écoutez les mecs de la sécurité, vous finissez comme X » devient en un malhonnête et manipulateur tour de passe-passe « vous faites passer la sécurité avant la proximité »… Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres… Ce qui me désole c’est cette soif chez l’humain de sensationnel… Et chaque jour, je me questionne, dans l’éducation que je donne à ma fille, pour éviter cet écueil, lui donner le goût de l’authenticité et des véritables échanges, du don et non de la manipulation, de l’esprit critique et de la bienveillance…

J’en étais là de mes réflexions de pause méridienne quand j’ai été interrompue par mon ineffable chef, représentant en lui-même tout ce que j’abhorre de la société bien-pensante, prête à tout, tant pour recueillir des lauriers que pour s’acheter une conscience. Le voilà donc tout sourire venant me parler de mon pot de départ… Oui, pour ceux qui n’ont pas suivi les épisodes précédents, j’ai démissionné…Donc à première vue, ça partait bien le chef qui vient proposer un pot de départ… Ben, non, je suis trop lucide pour avoir espéré quoi que ce soit… si je pars c’est que mon cerveau était en train de s’empoussiérer comme celui de mon prédécesseur tant la valorisation du travail accompli atteint le degré zéro dans cette boutique… Et bien le voilà qui me fait l’affront de mesurer la valeur de mon travail en nombre de cacahuètes qu’il est prêt à offrir à mon pot de départ. Mais qu’il les garde ses cacahuètes! Et le pire, c’est que je crois qu’il ne s’est même pas rendu compte de la bêtise de ses propos… Comme il ne s’est pas rendu compte qu’il use l’un après l’autre tous ses collaborateurs…

Heureusement, juste avant le rationnement de cacahuètes, j’avais eu une belle surprise ce midi grâce à Karim (mon vendeur de pâtes chaque midi) et Fatima (sa charmante épouse qui tient la boutique de chaussures enfants Eliott (26, rue de Rochechouart à Paris 9) : une paire Igor offerte pour Bibounette, marque que j’avais repérée depuis longtemps, en coloris bleu qui va faire pousser des waouh à Bibounette, je n’en reviens toujours pas de cette générosité !

 

Bref, voici le mois de Mai, son muguet, ses leçons d’humanité, d’histoire et de géographie et son soleil timide…

 

 

Pâques

Je suis née la veille de Rameaux, ma fille 4 semaines avant Rameaux… Enfant, dans ma campagne reculée, je n’ai pas cherché les œufs dans le jardin, la tradition commerciale n’y était pas arrivée, j’ai en revanche collectionné le buis bénit offert par les voisins sans toutefois vraiment en connaître la tradition… Mais Pâques a toujours été le moment des anniversaires et de l’installation du printemps…

Pour Bibounette, je tente de créer nos propres rituels, ceux de notre tribu, mélanges de traditions, sans connotation religieuse autre qu’historique, sans trop d’influence commerciale, avec de la poésie mais pas de tromperie sur les lapins et autres cloches transportant les chocolats.

A l’école, la semaine dernière, Bibounette avait déjà eu l’occasion d’exprimer sa créativité sur le thème de l’œuf et de manger du chocolat. Puis à la maison, Bibounette a coloré des œufs, qu’elle s’est empressée d’écaler… fière de montrer sa maîtrise en la matière mais un peu déçue peut-être de ne pas y trouver de chocolat…

 

Dimanche, nous avons tenté de chasser les œufs au Château de Vaux-le-Vicomte où malheureusement l’affluence dépassait les capacités des organisateurs…

 

 

Alors nous sommes revenus à notre humble jardin et j’ai pu constater à quel point Bibounette grandit, en comparant son attitude lors de la chasse aux œufs l’an dernier, où il était encore difficile de mobiliser son attention, et celle de cette année, où elle s’est montrée actrice, nous enjoignant d’aller cacher les œufs, les repérant ensuite par la fenêtre avant de se saisir de son panier pour les ramasser avec un grand sourire et de nous inviter à un pique-nique de dégustation…

Puis séance de peinture de la poule en papier mâché trouvée dans le jardin… en bleu évidemment!

 

Et vous, lapins, cloches, poules, chat 😺? ou rien de tout ça?

 

Bonjour Avril

 

En Mars, j’ai vu les escargots ressortir et les fleurs s’ouvrir… je suis moi-même sortie d’hibernation
En Mars, grâce à Krokmou, j’ai regagné un ami et qu’est-ce que c’est bon !
En Mars, nous avons fêté l’anniversaire de Bibounette et je suis heureuse de voir comment nos petits rituels familiaux stimulent sa mémoire et l’aident à s’approprier le temps
En Mars, j’ai vu ma fille se transformer en petit tyran domestique qui a du mal à gérer sa frustration et en même temps, j’ai eu des conversations de plus en plus riches et fécondes avec elle
En Mars, je me suis étonnée de la violence du comportement de certains camarades de classe de Bibounette tellement en décalage avec sa bienveillance à elle et je me suis dit qu’on ne se débrouille pas si mal dans l’éducation qu’on lui donne
En Mars, Bibounette est sortie plusieurs fois au parc avec sa copine de crèche, tout aussi chipie et bienveillante qu’elle, et c’est beau de voir leur amitié fidèle
En Mars, Bibounette a beaucoup dénombré, inventé des chansons, commencé à épeler et toujours joué avec ses bébés et ses amis peluches. Et comme moi, elle a profité du jardin
En Mars, j’ai rangé pour la nième fois les étagères de Bibounette et je me suis sentie débordée par la masse de choses à ranger et désencombrer dans la maison
En Mars, j’ai repris des activités perso et ça m’a fait du bien
En Mars, je suis devenue écoutante dans une association
En Mars, au bureau, je suis parvenue à imposer mes vues sur la réorganisation de mon service après mon départ
En Mars, j’ai revu des lieux et des connaissances du passé et ça m’a fait tout drôle
En Mars, nous sommes parvenus à reprendre contact avec le sans-abri que nous tentons d’aider
En Mars, je suis allée chez le coiffeur et je me sens plus légère. Bibounette aussi et en toute objectivité (!) je la trouve BELLE…

Le printemps est là, bonjour Avril !

Joli mois à tous !

Geburtstag

Ma fille, ma grande fille…

Il y a 3 ans, au terme d’une douce nuit et d’une folle et tendre journée, je te déposais avec l’aide de ton papa sur mon ventre et je te regardais te blottir contre mon sein… Je guettais déjà tes expressions, je t’écoutais et je te laissais me guider dans cette incroyable aventure : devenir maman… Tu ouvrais des yeux en amande et tu ouvrais grand la bouche, petit à petit tu as ouvert et rempli mon cœur de sentiments nouveaux et beaux… Tu as ouvert beaucoup de questionnements aussi, des moments de doute, des questions de place mais surtout une certaine plénitude que je ne connaissais pas… Alors en ce mois de Mars, nous fêtons tes 3 ans mais je te laisse faire volontiers quand tu me dis : « à ton tour Maman » et que tu me chantes « Joyeux anniversaire ». Car oui, c’est aussi un peu mon anniversaire, mon anniversaire de Maman… Ce n’est pas l’anniversaire du plus beau jour de ma vie mais c’est l’anniversaire du premier jour qui a éclairé ma vie d’un jour nouveau… Et chaque jour, comme j’aime te voir grandir!

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Pour cet anniversaire,  comme c’est le cas depuis 3 ans, nous avons passé la journée ensemble, toi, ton papa et moi…

Nous avons raconté célébré le début de la journée avec un petit rituel montessorien  mon histoire pour ton anniversaire. Evidemment, au fur et à mesure que tu grandis, ton intérêt se porte sur de nouvelles choses, tu commences à mesurer le temps qui passe, tu identifies clairement le bébé que tu as été et qui a grandi, tu identifies les saisons et l’entrée du printemps qui coïncide avec ton anniversaire. Et tu aimes toujours autant souffler les bougies!

Bougies que tu comptes désormais !

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J’aime cette cérémonie car elle ancre la célébration non pas seulement dans les festivités mais dans l’anniversaire de la naissance

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c’est-à-dire la récurrence de la date et le temps qui s’écoule avec la révolution des saisons.

Elle permet aussi de comprendre pourquoi nous soufflons un certain nombre de bougies… La symbolique des bougies n’étant pas la même ici que sur la table de l’Avent… Oui, c’est complexe le temps… Et je comprends ta relative déception quand, au contraire de celles de l’Avent, les bougies d’anniversaire ont disparu dès le lendemain… pour réapparaître lors de la fête à l’école!

Nous avons aussi doucement célébré 3 ans d’allaitement et je suis devenue écoutante pour les mamans allaitantes

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Puis tu as découvert tes cadeaux, que j’avais cette fois triés pour éviter l’envahissement comme ce fut le cas à Noël

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Ainsi tu as effectivement pu profiter de chacun :

*une peluche chien que tu as toi-même choisie au magasin et pour laquelle tu as appris à patienter avant de la retrouver dans son paquet cadeau… au sortir du paquet elle avait d’ailleurs une grosse envie de caca / pâte à modeler…

*un garage que tu avais aussi désigné avec tes yeux brillants mais que tu ne nous avais pas vu emporter… j’ai vu la surprise et ressenti la réflexion intense qui t’a animée quand tu l’as découvert : mais comment papa et maman ont-ils pu cacher ce grand garage dans leur tout petit sac à dos…

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*des poupées sexuées qui m’ont valu bien du tracas (si vous me suivez sur IG, vous avez peut-être eu vent de l’histoire).

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En bref, sur un marché de Noël, je pensais avoir acheté une fille et un garçon et en les déshabillant, j’avais découvert… 2 garçons… Par chance, le fabricant artisanal espagnol Nines d’Onil a accepté de me faire parvenir un poupon fille… J’ai donc pu te les offrir pour ton anniversaire et faire un petit test… En les découvrant habillés, tu as remarqué qu’il y avait un garçon et une fille… Je t’ai alors demandé où était la fille et, alors que tu adores le bleu et choisis toujours cette couleur pour t’habiller, tu m’as désigné… le poupon habillé en rose… Stéréotypes sociétaux quand tu nous tiens…. Induits par l’école? déjà? Toujours est-il que, quand, en les déshabillant, tu as découvert que j’avais habillé le garçon en rose et la fille en bleu, tu t’es empressée de rectifier la situation…. Don’t act…

*Une loupe binoculaire qui suscite régulièrement ton intérêt depuis que tu l’as découverte

*Cette fois, tu as même apprécié les vêtements offerts : un peignoir bleu et un t-shirt chien, ça ne pouvait que plaire !


Nous avons aussi mangé un de tes gâteaux préférés

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Et même en l’absence de fève 😉 tu as revêtu ta jolie couronne de reine de la fête (merci Julie Fée des bulles / Welcôme atelier pour ta célérité!)

Nous avons doucement profité de la journée, en famille, avec toute la tribu

Joyeux Anniversaire Bibounette !

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Démissionner, ambitionner

En Janvier, j’ai décidé de démissionner. En Février, je l’ai fait…

Mais pour quoi faire ?

 

D’abord pour prendre du temps et trier l’essentiel

Prendre le temps de faire du tri dans ma maison et dans ma tête.. apprendre à moins consommer aussi

Prendre en particulier le temps de trier nos photos… parmi la montagne amoncelée

Prendre le temps de mettre sur les rails notre projet de maison d’hôtes, pour la partie qui m’incombe, à savoir l’aménagement et la déco, la promo, le livret d’accueil…

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Offrir à Bibounette des grandes vacances d’été à la campagne, je suis tellement nostalgique de mes propres « grandes vacances »

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Etre libre de tout engagement professionnel au moment de sa rentrée à la grande école (euh, Petite section)

Prendre le temps de me faire plaisir au gré du vent et non plus selon le programme préétabli dans la fenêtre prévue à cet effet. J’ai vraiment besoin de relâcher cette pression de la course effrénée contre la montrer et du chronomètre qui court dans ma tête même pendant les moments de « détente »

Et donc prendre le temps de coudre, écrire, blogguer, téléphoner aux amis …

 

Puis pour ouvrir une nouvelle page professionnelle

J’ai décidé de travailler dans le secteur alimentaire par goût pour la science des aliments et dans un bureau par goût de l’écriture… mes débuts professionnels m’ont permis de m’épanouir dans ces domaines. Puis j’ai goûté, par choix et intérêt pour l’humain, aux joies du management… Mais devenue Maman, mes priorités ont changé, mes exigences aussi… Corriger des fautes d’orthographe et envoyer des mails urgents truffés de jargon pédant me semble loin de l' »écriture ». Je peine à expliquer à Bibounette l’intérêt de mon travail car je n’en vois aucun à aider des gens qui, la tête dans le guidon, se croient investis d’une mission alors qu’ils n’ont pour but que d’accumuler de l’argent… J’ai envie de retrouver juste un peu de (bon) sens…

Rien de grandiose dans un premier temps mais un travail dans une équipe sympa, où mes compétences seraient valorisées, où j’aurais quelques responsabilités suffisamment gratifiantes pour me sentir utile, mais pas trop pour ne pas avoir à laisser le travail empiéter sur ma vie de famille, un travail près de l’école de ma fille, un travail au service de l’intérêt général, un travail sérieux qui ne se prend pas au sérieux, des missions qui n’aillent pas à l’encontre de mes valeurs (bon, vous l’aurez compris, un travail aux antipodes de mon poste actuel 😉…)

En bref, je ne suis pas ambitieuse, j’ai juste l’ambition d’être cohérente et heureuse…

 

Et en rêve ?

Je n’oublie pas les rêves mais je suis prudente et je me lance si et seulement si je suis prête et sûre…

Qu’est-ce qui me passionne? L’éducation de mon enfant, les animaux, la déco, la psychologie et l’écriture

Puis-je en faire mon métier? Je ne pense pas, du moins pas tout de suite, pas seulement, cela demande à être mûri…

Car j’aime :

La pédagogie, l’éducation… mais je suis bien incapable de supporter un groupe d’enfants

La puériculture… mais pas sur le mode consumériste

La psychologie… mais je suis (encore) une éponge à émotions… Si j’étais psy, je serais la reine du contre-transfert…

Les animaux en détresse que je veux tous sauver… mais je suis (toujours) une éponge à émotions, incapable d’en laisser un de côté, détruite si l’un est malade… alors pour le refuge pour animaux en détresse, qui reste un vrai projet auquel je réfléchis chaque jour, il me reste à me forger, m’entourer, économiser pour pouvoir accueillir le plus grand nombre…

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La déco, c’est plus léger… mais pas forcément rémunérateur pour autant (oui, je sais, mon but n’est pas d’accumuler de l’argent mais mon but n’est pas non plus de mettre ma famille dans des difficultés financières…)

L’écriture… encore moins (vive l’auto-édition)

La laine… mais Mamoulia et Fool de Wool l’ont déjà fait et je ne me sens pas du tout l’âme d’une chef d’entreprise…

Il n’empêche, je ne vivrai peut-être pas de mes rêves au sens de mon banquier… mais ma vie sera peuplée de mes rêves… 😍

 

Et vous quels sont vos rêves?

 

 

Bonjour Mars

En Février…

J’ai eu du mal à relâcher la pression du mois de Janvier

J’ai entendu pour la première fois ma fille chanter « Joyeux anniversaire » à son papa

Je l’ai entendue souvent me dire « je t’aime »

Je suis montée à cheval… mes pieds touchaient par terre… et c’était drôle

J’ai rencontré Tina et je me suis sentie en phase avec ma moitié

J’ai monté des escaliers en sifflotant et fait de la déco accessoirement

J’ai profité de la lumière à la campagne

J’ai commencé à préparer l’anniversaire de Bibounette

Je me suis posée des questions sur les limites à poser et les activités à lui proposer

J’ai manqué de temps… encore…

J’ai démissionné

Bonjour Mars, le mois du printemps et de l’anniversaire de Bibounette !

 

 

 

Bonjour Février

 

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En attendant le cours de danse, s'interroger sur le fonctionnement de ces machines #toddlerlife #maxomorra @george.georgette Danseurs et danseuses #letsdance #toddlerlife Ce soir Bibounette était bien accompagnée pour le cours de danse #letsdance #toddlerlife Appliquée #latergramdumercredi #toddlerlife

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