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Protéger l’allaitement loin des conflits d’intérêt

C’est le thème retenu pour la semaine de l’allaitement maternel. Un thème qui me laisse un peu dubitative… A mon sens il y a beaucoup à dire autour de l’allaitement, sans avoir à tomber dans les titres racoleurs. Or cette thématique, telle qu’énoncée, me fait plus penser à l’émission malveillante Cash investigation qu’à un accompagnement bienveillant des projets d’allaitement…

Bref… puisque c’est le thème retenu, je m’en vais, comme chaque année, vous livrer quelques réflexions sur le sujet…

Comme je le disais en préambule, je crains toujours les accroches négatives… Bien sûr que les lanceurs d’alerte et le principe de précaution ont leur intérêt mais leur promotion à toutes les sauces me met mal à l’aise. Pourquoi ? Parce que le grand public accorde toujours plus d’importance aux dénonciations qu’aux argumentations positives… On dénonce, on est crédible. On soutient, on est parti pris et vite accusé de conflit d’intérêt potentiel… ça me gêne beaucoup… la promotion de la délation me gêne, les généralités me gênent, et il me semble urgent de développer l’esprit critique de nos enfants, dans tous les sens, afin qu’ils puissent se forger leur propre opinion, qu’on leur présente des solutions mirobolantes ou qu’on les exhorte à en fuir certaines autres.

Les conflits d’intérêt, le lobbying, ce sont des réalités, dans tous les sens, chez ceux qui promeuvent et chez ceux qui dénoncent. Au-delà de considérations légitimes sur le bien-être animal, la dénonciation courante autour des protéines animales est avant tout l’œuvre du lobby… du soja… C’est donc à chacun de s’interroger sur ses propres valeurs, en son âme et conscience et de disposer d’outils pour s’abstraire des influences diverses et variées, des argumentaires pas toujours objectifs développés ici ou là…

Pour en revenir à l’allaitement, là où les associations de soutien à l’allaitement (et je fais partie de l’une d’entre elle) dénoncent le lobby du lait infantile, l’industrie dénonce celui de la Leche League qui influence les recommandations de l’OMS, recommandations mondiales alors qu’il est bien évident que les situations sont très variables d’un pays à l’autre…

Mon opinion, mais elle n’engage que moi, c’est que la Leche League a raison de faire du lobbying, c’est son rôle avoué, pour obtenir des recommandations les plus fortes possibles, en sachant bien qu’elles seront diversement appliquées. Mon opinion aussi, c’est que lorsqu’on fait du soutien à l’allaitement auprès des mamans, il est important de les accompagner dans leur projet, quel qu’il soit, sans sectarisme, dans l’intérêt de cet enfant en particulier et de cette famille en particulier….

La réglementation interdit la publicité pour les préparations pour nourrissons (laits infantiles premier âge) et c’est essentiel. Mais se donner bonne conscience avec un texte de loi ne suffit pas… A mon sens, c’est dans la relation industrie/monde médical que le bât blesse. Sans doute du fait de l’industrie, qui poursuit son objectif avoué, vendre des produits. Mais beaucoup du fait des professionnels de santé qui n’ont pas été formés à développer leur esprit critique. A quand une vraie formation à l’allaitement pour les professionnels de santé? Ceux qui passeraient par ici sont chaleureusement invités à rejoindre le MOOC développé par le lactarium de l’Hôpital Necker http://www.upns.fr/mooc-allaitement, qui offre une excellente formation, d’ailleurs accessible à tous, issus du monde (par)médical ou non.

Au final, le choix de l’allaitement devrait être un choix individuel éclairé, les mamans devraient trouver du soutien quand elles sont motivées à allaiter mais qu’elles rencontrent des difficultés, qu’elles soient techniques ou liées à la pression de l’entourage…

J’ai la chance d’avoir trouvé ce soutien et c’est pourquoi aujourd’hui je fais en sorte de soutenir à mon tour celles qui le souhaitent. De les écouter essentiellement, car au fond d’elles, les mamans ont les réponses. Les bébés aussi mais avant qu’ils soient bambins bavards, il faut apprendre à déchiffrer leurs signaux…

Je vous laisse sur quelques phrases de Bibounette Bambinette qui désormais s’exprime clairement sur le sujet, sans doute le faisait-elle déjà aussi clairement dès sa naissance :

Passion « titou » :

Moi je fais titou à Maman

Oh on a oublié titou (avant de s’endormir, en vrai elle n’a PAS oublié)

Maman, cette nuit on a fait titou

Sur les quantités :

Il y en a (pas) beaucoup de lait dans celui-ci

Je change de titou car il n’y en a pas assez dans celui-là

Là, il y a un peu de lait, et dans celui-là, il y a beaucoup de lait 

Je vais appuyer sur ton titou pour voir s’il reste du lait

Sur la logique de l’allaitement :

Il y en a, on va pas le laisser le lait quand même !

Sur les qualités gustatives :

A sa maîtresse à l’école :

J’aime le lait mais ce lait il est moins bon que le lait de ma Maman

A moi :

J’adore le lait… le lait de ton titou / j’adore le lait dans ton titou 

Il y avait une crotte de nez, je l’ai mise dans ma bouche et après j’ai mis un peu de lait

Sur la transmission :

Quand j’aurais un bébé, je prendrai des médicaments et il fera titou, il boira mon lait

A une dame dans un magasin : ma Maman quand elle était petite, elle a bu le lait du titou de Mamé et moi je bois le lait de Maman et quand j’aurai un bébé, il boira mon lait

Sur l’allaitement en public :

On va se mettre là, on sera tranquille, personne va nous embêter 

Je vais pas trop te mettre toute nue (déclaration d’intention pas toujours suivie des faits)

Personne ne verra qu’on fait titou là 

Et les mots de mon Homme, qui est aussi pour beaucoup dans le succès de cette aventure :

Nous allaitons

Etymologiquement, il a d’ailleurs raison quand il dit « Bibounette allaite », puisque allaiter c’est « aller au lait »…

 

En vérité, je n’avais pas de doute sur mon souhait de tenter l’allaitement mais bien avant d’être enceinte, en voyant mon petit filleul buveur de biberons fouir dans ma poitrine à la recherche du sein pourvoyeur de lait… je n’en avais plus aucun…

 

Bref, la parole aux bébés !

 

Valise de maternité

Il y a fort longtemps que j’ai envie d’évoquer ici le contenu de la valise de maternité, non pas que j’ai l’intention de repartir à la maternité mais si ça peut aider mes copinautes enceintes en ce moment (suivez mon regard…) autant que mes heures de réflexion pour la constituer à l’époque et mes oublis/redondances, servent à quelques chose!

Et comme j’adore faire des listes, voici mon must de maternité, attention, prévoir un camion pour le transport 😉

valise

Dans le sac à main, les pièces administratives
– Carte vitale
– Reconnaissance anticipée original (ou livret de famille)
– Formulaire choix du nom
– S’il ne s’agit pas de la maternité où la maman est inscrite, résultats d’examens et écho

Dans le petit sac pour la salle de naissance 
– Habits tout terrain pour le Papa
– Brumisateur d’eau minérale (potable pour humidifier bouche)
– Repas pour Papa, parce que sur place tu es contente qu’il n’ait pas trop à s’absenter
– Bonbons, sucettes : aussi pour après l’accouchement
– Lingettes (qui sentent bon – et même des lingettes déodorantes)
– Chaussettes en laine (la péri fait froid aux petons)
– Appareil photo
– Tenue complète pour BB
* Body à manches longues qui s’ouvre facilement
* Pyjama avec pieds, en coton
* Brassière en laine (superbes modèles chez Le Rire des anges ) ou T-shirt en laine Cosilana ou Manymonths
* Chaussons assez hauts ou chaussettes
* Bonnet sans lacets

Inutile en salle de naissance : 
-oreiller ou coussin allaitement (la mater en donne sur simple demande)
-matériel de massage, car pour moi, ce fut impossible de me faire masser en pleines contractions ou Monsieur risquait de prendre des baffes… Et même si tu as besoin d’un massage, inutile d’user d’accessoires, les mains feront très bien l’affaire
-ballon : pour moi, impossible de faire des acrobaties en pleines contractions, et pas le temps entre 2! Sans compter les fils de monitoring, la perf, etc… Et là aussi, si besoin, il est toujours possible d’utiliser le mobilier et les accessoires présents sur place plutôt que de s’encombrer d’un ballon qu’on risque d’oublier dans la salle d’attente
-couverture pour BB : on te la fournit et au moment fatidique tu as autre chose à penser que l’esthétique des photos! Enfin je te souhaite d’avoir plus envie de découvrir ton BB que de poser pour la photo du siècle…
-de la lecture : comment dire, à moins que le polar soit vraiment passionnant ET que tu n’aies vraiment rien à dire au futur Papa, prends un peu de lecture si tu veux mais ne te charge pas pour rien

Dans la valise pour transformer ta chambre en palace

Pour Maman : 

  • Coussin d’allaitement
  • 12 Culottes en coton (une taille au dessus) dont les coutures ne marquent pas
  • Chaussettes (prévois en parce que tu risques de marcher dans l’eau de ta douche)
  • Chaussons pas ringards et tongs  pour la douche
  • Tout un stock de chemises XXL avec ouverture devant : pour la nuit et le jour, seul truc portable si tu allaites (pour les jolis hauts d’allaitement, tu attendras de savoir allaiter… Pour les hauts ajustés, tu attendras que la montée de lait soit passée et tu éviteras pour ne pas engorger…) Et vraiment XXL hein, car au vu de ma montée de lait, je n’avais pas prévu assez large…
  • des pantalons de jogging  (1 à 2 par jour) plutôt foncés (taches moins visibles) : priorité au confort, prévoir qu’ils devront être changés régulièrement (taches, sueur)
  • un gilet au cas où et pour la sortie
  • Soutien gorge d’allaitement ( voire 2 achetés avant accouchement une taille au dessus de ce que tu mets : même si ça te paraît immense sur le coup, c’est bien la taille qu’il faudra) : privilégier une marque spécialisée comme Anita, c’est cher mais bcp bcp plus confortable et tout ce qui peut soulager un peu les seins est le bienvenu… C’est bien aussi de garder les seins libres mais s’ils sont trop lourds et si l’écoulement est abondant, tu apprécieras le combo soutien-gorge + coussinets
  • des coussinets d’allaitement donc, en quantité

En résumé : prévoir des vêtements très très confortables, des tailles larges, amples et des hauts légers.

  • crème anti crevasse Lansinoh : il y a plusieurs écoles, celle qui recommande de l’utiliser seulement si crevasses car la crème rend le mamelon glissant et peut gêner la succion, et celle qui recommande d’en mettre systématiquement en couche épaisse pour prévenir les crevasses. J’ai plutôt joué la prévention et aujourd’hui encore, c’est ma crème à tout faire, pour les zones sèches, les lèvres, etc… Mais j’avais beaucoup de chance, Bibounette était une championne de la tétée même si tout de même elle préfère sans crème!
  • Tire lait, pots et seringues stériles pour recueillir du lait en cas de difficulté à mettre en place l’allaitement. Il y a de fortes chances que tu n’en aies pas besoin mais si c’était le cas, les avoir à dispo évite de rajouter au stress
  • Serviettes hygiéniques épaisses Vania night pour prendre le relai de celles maternité  (contrairement à ce que j’avais lu ici ou là, celles de la maternité n’étaient pas si mal mais pas autocollantes…)
  • Trousse de toilette.
    Si tu ne peux pas te lever les premiers temps, pense au shampoing sec, spray buccal et au petit miroir.
  • des mouchoirs, toujours utile pour essuyer un écoulement intempestif : plusieurs orifices possibles!
  • coussin de gel thermique qui s’utilise chaud ou sur tes seins ou ailleurs
  • sèche cheveux. Pour tes cheveux. Et ta cicatrice éventuelle
  • Serviettes de toilettes
  • gants de toilette
  • une lampe de chevet, ou une petite veilleuse type Pabobo nomade pour les bib/tétées de nuit. Parce que le néon de la chambre à trois heures du matin c’est juste l’angoisse (certaines mater ont en plus du néon un éclairage plus doux, c’était le cas dans la mienne)
  • Sacs pour le linge sale
  • une bouilloire pour prendre le thé
  • un petit carnet sur lequel tu peux noter les heures de tétées/selles et compagnie.
  • Ipad, Iphone et compagnie. N’oublie pas ton chargeur hein??
  • des sous! Et oui, pour la machine à café, les petites emplettes

Pour Papa

  • un oreiller, taie oreiller et duvet, pyjama, chaussons, trousse de toilette et habits de rechange, si comme pour nous, il a la chance d’avoir un lit de camp à dispo dans la chambre : je t’ai jamais dit que ces 3  jours ont été nos meilleures vacances?

Pour Bébé

  • Sorties de bain (2) car il peut faire pipi sur la première en sortant du bain!
  • 8 (au moins) pyjamas en coton (le synthétique lui donne chaud et irrite sa peau)
  • 8 (au moins) bodys. Manches courtes ou longues selon la saison mais préférentiellement qui se ferment sur le devant (idem pour les pyjamas d’ailleurs), parce que c’est tout de même plus simple.

8 parce qu’il est probable qu’il faudra le changer plusieurs fois par jour, qu’il y aura des fuites de couche ou des inondations au moment du change

  • bonnet en coton
  • bavoirs (éventuellement)
  • couverture et bonnet pour la sortie
  • Chaussettes (2/3 paires) : il ne les salit pas bcp!
  • 2 turbulettes
  • 1 turbulette d’emmaillotage (ex puckababy) ou couverture d’emmaillotage (ex couverture miracle redcastle) : ça rassure BB et facilite la mise au sein (pas de bras qui pendouillent, s’interposent entre la bouche de BB et le mamelon douloureux…)
  • Langes en tissu pour les régurgitis, le lait qui coule, couvrir BB sur la table à langer, etc… petits formats et/ou plus grands types fine couverture en laine (Bambino Merino…) ou maxi lange (Aden Anaïs, Fadelab, Cuski…)
  • Tétine mini-format : je recommande d’en avoir une dans la valise car si ce n’est pas le cas et qu’il faut aller en chercher une en catastrophe, les pharmacies du coin proposent souvent des tétines premier âge qui sont en fait beaucoup trop grandes pour un nouveau -né… Il est plutôt conseillé de l’éviter en cas d’allaitement maternel mais ce n’est pas non plus formellement contre-indiqué à condition de ne pas rater les signaux d’éveil et de besoin de tétée sous prétexte que la tétine calme bébé. En effet, dans les premières semaines, il est important pour installer la lactation que bébé apprenne à bien téter en tétant fréquemment et que les tétées fréquentes stimulent correctement la lactation. C’est pour ces raisons (plus que pour une éventuelle confusion sein/tétine, plus fréquente en revanche avec la tétine du biberon) que la tétine sucette est à utiliser avec parcimonie. Mais si BB aime, il est utile de rappeler qu’il n’y a pas d’accoutumance possible avant 3 mois. Or la tétine peut aider les bébés à fort besoin de succion à se rassurer lorsqu’ils ne sont pas au sein, par exemple lors des examens médicaux et les mamans de tels bébés à libérer de temps en temps leurs seins!
  • bruiteur bruits utérins type Doodoo Babiage, j’ai découvert que ce n’était pas un gadget, et dans notre cas, cela a été hyper apaisant pour bébé
  • liniment et savon doux pour le bain (certaines mater ne fournissent plus aucuns produits!!!)
  • petite brosse à cheveux très souple si toutefois ton bébé est chevelu
  • pour la sortie, un siège auto et une couverture compatible siège auto (Baby Boum, Walaboo…)
  • écharpe de portage ou porte-bébé adapté nouveau-né : pour ma part à la maternité c’était plus peau à peau avec maman et papa, tétées dans les bras que portage, chaque chose en son temps pour les apprentissages mais pour les mamans chevronnées en portage ou au contraire, celles qui ont besoin de conseils, amener le moyen de portage à la maternité peut être utile

Inutile : 
-livre sur les soins (c quand même mieux de profiter du personnel pour leur poser les questions),
-couches perso (celles de la mater te permettent de faire des économies d’argent et de place dans la valise et même si tu as choisi les couches lavables, utiliser les jetables les premiers jours peut te faciliter la vie le temps de trouver la taille et le modèle adéquat pour ton bébé)

Voilà et si le semi-remorque n’est pas plein, fais toi plaisir : musique, bonne bouffe… Il n’y a pas de mal à se faire du bien!

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Geburtstag

Ma fille, ma grande fille…

Il y a 3 ans, au terme d’une douce nuit et d’une folle et tendre journée, je te déposais avec l’aide de ton papa sur mon ventre et je te regardais te blottir contre mon sein… Je guettais déjà tes expressions, je t’écoutais et je te laissais me guider dans cette incroyable aventure : devenir maman… Tu ouvrais des yeux en amande et tu ouvrais grand la bouche, petit à petit tu as ouvert et rempli mon cœur de sentiments nouveaux et beaux… Tu as ouvert beaucoup de questionnements aussi, des moments de doute, des questions de place mais surtout une certaine plénitude que je ne connaissais pas… Alors en ce mois de Mars, nous fêtons tes 3 ans mais je te laisse faire volontiers quand tu me dis : « à ton tour Maman » et que tu me chantes « Joyeux anniversaire ». Car oui, c’est aussi un peu mon anniversaire, mon anniversaire de Maman… Ce n’est pas l’anniversaire du plus beau jour de ma vie mais c’est l’anniversaire du premier jour qui a éclairé ma vie d’un jour nouveau… Et chaque jour, comme j’aime te voir grandir!

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Pour cet anniversaire,  comme c’est le cas depuis 3 ans, nous avons passé la journée ensemble, toi, ton papa et moi…

Nous avons raconté célébré le début de la journée avec un petit rituel montessorien  mon histoire pour ton anniversaire. Evidemment, au fur et à mesure que tu grandis, ton intérêt se porte sur de nouvelles choses, tu commences à mesurer le temps qui passe, tu identifies clairement le bébé que tu as été et qui a grandi, tu identifies les saisons et l’entrée du printemps qui coïncide avec ton anniversaire. Et tu aimes toujours autant souffler les bougies!

Bougies que tu comptes désormais !

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J’aime cette cérémonie car elle ancre la célébration non pas seulement dans les festivités mais dans l’anniversaire de la naissance

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c’est-à-dire la récurrence de la date et le temps qui s’écoule avec la révolution des saisons.

Elle permet aussi de comprendre pourquoi nous soufflons un certain nombre de bougies… La symbolique des bougies n’étant pas la même ici que sur la table de l’Avent… Oui, c’est complexe le temps… Et je comprends ta relative déception quand, au contraire de celles de l’Avent, les bougies d’anniversaire ont disparu dès le lendemain… pour réapparaître lors de la fête à l’école!

Nous avons aussi doucement célébré 3 ans d’allaitement et je suis devenue écoutante pour les mamans allaitantes

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Puis tu as découvert tes cadeaux, que j’avais cette fois triés pour éviter l’envahissement comme ce fut le cas à Noël

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Ainsi tu as effectivement pu profiter de chacun :

*une peluche chien que tu as toi-même choisie au magasin et pour laquelle tu as appris à patienter avant de la retrouver dans son paquet cadeau… au sortir du paquet elle avait d’ailleurs une grosse envie de caca / pâte à modeler…

*un garage que tu avais aussi désigné avec tes yeux brillants mais que tu ne nous avais pas vu emporter… j’ai vu la surprise et ressenti la réflexion intense qui t’a animée quand tu l’as découvert : mais comment papa et maman ont-ils pu cacher ce grand garage dans leur tout petit sac à dos…

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*des poupées sexuées qui m’ont valu bien du tracas (si vous me suivez sur IG, vous avez peut-être eu vent de l’histoire).

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En bref, sur un marché de Noël, je pensais avoir acheté une fille et un garçon et en les déshabillant, j’avais découvert… 2 garçons… Par chance, le fabricant artisanal espagnol Nines d’Onil a accepté de me faire parvenir un poupon fille… J’ai donc pu te les offrir pour ton anniversaire et faire un petit test… En les découvrant habillés, tu as remarqué qu’il y avait un garçon et une fille… Je t’ai alors demandé où était la fille et, alors que tu adores le bleu et choisis toujours cette couleur pour t’habiller, tu m’as désigné… le poupon habillé en rose… Stéréotypes sociétaux quand tu nous tiens…. Induits par l’école? déjà? Toujours est-il que, quand, en les déshabillant, tu as découvert que j’avais habillé le garçon en rose et la fille en bleu, tu t’es empressée de rectifier la situation…. Don’t act…

*Une loupe binoculaire qui suscite régulièrement ton intérêt depuis que tu l’as découverte

*Cette fois, tu as même apprécié les vêtements offerts : un peignoir bleu et un t-shirt chien, ça ne pouvait que plaire !


Nous avons aussi mangé un de tes gâteaux préférés

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Et même en l’absence de fève 😉 tu as revêtu ta jolie couronne de reine de la fête (merci Julie Fée des bulles / Welcôme atelier pour ta célérité!)

Nous avons doucement profité de la journée, en famille, avec toute la tribu

Joyeux Anniversaire Bibounette !

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L’allaitement maternel, source de développement durable ?

C’est le thème de la semaine mondiale de l’allaitement maternel 2016

Un thème très sérieux pour un sujet fondamental à prendre au sérieux mais pas trop ! L’allaitement, c’est aussi une question de ressenti et de plaisir…

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Bref, en quoi l’allaitement maternel est-il à relier au développement durable ?

Le développement durable s’articule autour de 3 piliers :

  • Le pilier économique 💰

Du point de vue des ménages, l’allaitement maternel est évidemment économiquement bien plus rentable que l’achat de poudre de lait infantile et d’eau minérale 🍼

Bien sûr, l’allaitement peut s’accompagner de quelques frais : vêtements dd’allaitement, accessoires divers et variés… Certains sont utiles pour le confort, la plupart sont superflus  et peuvent largement être remplacés par des accessoires modiques ou faits maison… Le coussin d’allaitement peut être remplacé par un traversin ou de simples coussins. Le tire-lait peut être loué, et la location remboursée par la sécurité sociale. Le T-shirt d’allaitement peut être utilement remplacé par un chemisier ou une superpositions de T-shirts (un T-shirt à fine bretelles extensibles sous un T-shirt habituel, ou un bandeau de grossesse pour couvrir le ventre quand on soulève son T-shirt). Le bustier mains libres pour installer le tire-lait double pompage, très utile pour tirer son lait en toute tranquillité, peut aussi être remplacé par un vieux T-shirt bien ajusté dans lequel on aura percé 2 trous pour installer les téterelles.

Si on s’interroge plus globalement sur la vie économique, pour ceux qui souhaitent contribuer à la valorisation économique de nos campagnes laitières 🐄🏭, il est certain que la promotion de l’allaitement maternel peut nuire économiquement aux fabricants de lait infantile. Pour ce qui concerne les fabricants (tous étrangers) de protéines de soja introduites dans ces formules, j’ignore quels sont les autres débouchés. Pour ce qui concerne les ingrédients laitiers, certes ceux introduits dans les formules infantiles sont de forte importance économique pour leurs fabricants car à forte valeur ajoutée. Mais le lait non utilisé à cette fin peut utilement être consommé sous forme de laitages variés (fromages riches en calcium 🧀, yaourts et leur flore spécifique…) lors de la diversification alimentaire.

En tout état de cause, rien n’empêche de participer à la relance de l’économie grâce au budget dégagé du fait que l’allaitement maternel n’entraîne pas de dépenses! 💶

Et soit dit en passant😜, en allaitant, on fait faire des économies à la Sécurité Sociale, pas besoin de somnifère pour Maman 😴, l’ocytocine fait son effet 😍 !

  • Le pilier environnemental 🌎

Je me méfie du retour « marketing » du « tout naturel » ou du « tout comme autrefois », car la vérité, quelle qu’elle soit, se trouve loin des extrêmes…

Ceci étant dit, la nature est ainsi faite que les femmes, comme tous les mammifères, sont en capacité d’allaiter leur progéniture. C’est une évidence biologique. Evidemment, la nature a quelquefois quelques ratés, en ce domaine comme dans celui de la fertilité, de la nutrition, de la physiologie en général. Ainsi, la mise en route d’un allaitement n’est pas toujours si naturelle, surtout dans des contrées où la transmission des savoir-faire fait défaut (mais nous y reviendrons au sujet du pilier « social »). Loin de moi donc l’idée de blâmer les mamans qui ont tenté d’allaiter et ont dû y renoncer. Je ne les blâme pas, je suis triste pour elles car souvent ces échecs de l’allaitement sont liés à un déficit d’information ou de mauvais conseils reçus… et conduisent à un enfant privé d’une alimentation précieuse et surtout à des regrets chez les mamans qui restent marquées par cet échec 😢. C’est pourquoi je me suis engagée dans une association de soutien à l’allaitement, respectueuse du projet de chacune.  Pour aider chacune aussi à réfléchir à son projet personnel, loin de tous les clichés posés par la société ou  la pression exercée par l’entourage ou la société (en particulier pour les mamans qui travaillent).

Sur le plan strictement environnemental, à la maison, qui dit allaitement, dit économie d’eau💦 (je vous rassure une maman se lave !🚿,  qu’elle allaite ou pas, mais il n’y a pas de poudre à diluer et de biberon à laver) et d’énergie (pas de biberon à chauffer – bon, je sais que la mode est aux biberons à température ambiante, y compris aux nourrissons, mais franchement, je ne suis pas convaincue… il me semble que du  lait tiède est plus doux pour un nouveau-né qui lutte pour maintenir sa température pendant plusieurs semaines). L’allaitement, lui, réchauffe maman et bébé, pas seulement par la température du lait, c’est donc une logique énergétique très différente… Sans oublier le coût énergétique de la fabrication de lait infantile 🏭et de son transport 🚍⛴

Sur le plan de la santé humaine qui rentre pour moi dans ce pilier, je ne reviendrai pas sur les études relatives aux apports de l’allaitement maternel pour l’enfant et la mère. Je me permets toutefois de souligner les ravages de l’abandon de l’allaitement dans des contrées où l’accès à l’eau potable et à la réfrigération est restreint. C’est d’ailleurs une des raisons majeures aux recommandations l’OMS.

En bref, ne serait-ce que sur l’aspect environnemental, que ce soit pour la planète 🌍ou la santé de maman et bébé💊, l’évidence de l’allaitement maternel comme prolongement physiologique de la grossesse me conduit à m’étonner du choix de certaines familles de ne pas même tenter une tétée de bienvenue. Le fait que je connaisse bien, professionnellement parlant, le secteur des laits infantiles, me conduit à le regretter d’autant plus amèrement pour les bébés concernés.

  • Le pilier social 👫👭👬

La façon de nourrir son enfant est évidemment centrale dans l’accueil que l’on réserve au nouvel être humain, dans l’organisation de la famille, de l’entourage élargi. L’allaitement maternel semble être partout dans le monde un des domaines qui reste influencé essentiellement par la transmission entre femmes 👯. De génération en génération, de mère ou grand-mère à fille ou petite fille, entre mamans allaitantes, au sein d’associations, grâce à des conseillères en lactation, selon que l’on vive ici ou là.  En effet, en occident, la grossesse et l’accouchement sont très médicalisés, avec des conseils plus ou moins judicieux, une prise en charge parfois critiquable mais maîtrisée, l’allaitement reste une zone d’ignorance, avec au mieux la chance de tomber, par heureux hasard, sur quelques professionnels intéressés et compétents, mais la plupart du temps en se retrouvant dans un vide sidéral. D’où l’importance de savoir bien s’entourer, personnellement, à ce moment-là.

L’allaitement influe évidemment sur l’organisation de la famille. Je disais plus haut que l’évidence de l’allaitement maternel comme prolongement physiologique de la grossesse me conduit à m’étonner du choix de certaines familles de ne même pas tenter une tétée de bienvenue. De mon point de vue de Maman allaitante, je regrette pour les mamans concernées qu’elles se privent de cette expérience inouïe que nous offre la nature, expérience certes non dénuée de difficultés, mais tellement gratifiante et riche en émotions. Je reconnais cependant qu’il y a de nombreux cas où le concept d’allaitement ne fait même pas partie de l’environnement culturel. Dans ce cas, difficile de choisir quelque chose qui n’existe pas pour vous…

Du point de vue du Papa, à l’inverse de ce qui est communément brandi par les détracteurs de l’allaitement, il s’avère que, peut-être inspiré par les contacts rapprochés maman-bébé que provoquent l’allaitement, Papacahuète a lui aussi développé une proximité physique avec Bibounette par le peau à peau, le portage, les jeux du bain. Bibounette est ainsi très câline avec ses 2 parents et ces câlins, son Papa ne les avaient pas connus aussi intenses avec ses aînés qu’il avait pourtant nourris lui-même au biberon. Bref, chez nous, on suit les lois de la nature, l’allaitement, c’est Maman 👸, le portage c’est Papa 💪 !!! Et pour rassurer les féministes 😉#tesfeministemais, si nous respectons les forces et faiblesses que nous ont offert la nature, nous sommes pourtant très loin des clichés sociétaux sur les rôles attribués aux hommes et aux femmes. C’est Papacahuete qui fait la cuisine et le ménage, et bien d’autres choses encore ! Je sais que c’est un sujet polémique que cette histoire d’aliénation du corps de la femme par l’allaitement… Je n’ai pas envie de développer ici la réflexion car pour moi c’est un non-débat… Il se trouve que les femelles portent et allaitent leur enfant (avec parfois des loupés qui dans le règne animal conduisent à la mort du petit et/ou de la mère et qui chez les humains peuvent fort heureusement être la plupart du temps résolus grâce aux progrès de la médecine si tant est qu’on ait eu la chance de naître au bon endroit). Je trouve personnellement que la grossesse est bien plus aliénante que l’allaitement. Dans nos contrées, les femmes qui ne souhaitent pas vivre ces contraintes ne sont pas forcées de faire des enfants. Cohabiter avec un petit enfant 👶, allaité ou non, est assez aliénant, car il est dépendant et demande beaucoup d’attention. Evidemment, pour le reste, la maman peut partager les tâches avec l’entourage, pour la grossesse ce n’est pas le cas, pour l’allaitement, c’est un peu compliqué même si le tirage de lait offre de pouvoir s’absenter. Pour ma part, je pars du principe que si mon conjoint ou mon entourage prend en charge beaucoup des autres contraintes liées à la dépendance de mon enfant (le porter, le laver, le changer, etc…), je ne vis pas le fait de l’allaiter comme une contrainte lourde. Et toutes ces « contraintes » sont aussi des moments de partage avec son enfant, non 💗 ? Et l’allaitement, même long, ça ne dure qu’un temps ⌛️ ! Mais c’est à chacune, avec le papa et l’enfant, de déterminer ce qui acceptable ou pas, ce qui procure du plaisir ou non, en gardant en tête que la vie avec un bébé, comme la vie de couple, est faite de beaucoup de joie mais aussi de compromis sur les corvées et contraintes.

Sur la question de la durée de l’allaitement, je me garderais bien de donner quelque leçon que ce soit. Il y a les recommandations générales de l’OMS qui, comme toute recommandation mondiale générale, sont à nuancer selon les pays, les familles, les relations, la volonté des parents et des bébés. Car sur la question de la durée de l’allaitement, comme sur les choix éducatifs, c’est à chaque famille de se positionner selon ce que rend possible et souhaitable son propre ressenti et son mode de vie. Et d’écrire sa propre histoire, à tâtons.

Dans mon cas, c’est par l’allaitement que je suis « entrée en bienveillance »… Allaiter à la demande nécessite d’écouter son bébé et c’est ainsi que j’ai commencé à écouter mon enfant. Bien sûr on peut donner des biberons à la demande et apprendre à écouter son enfant… on peut aussi  allaiter à heures fixes et n’écouter que sa belle-mère 😬… Je témoigne juste de mon expérience. Avant la naissance de Bibounette, je savais juste que je voulais allaiter, car c’était pour moi une évidence physiologique. J’ai par chance 😊 rencontré dans l’hôpital où je devais accoucher, une association de soutien à l’allaitement au discours solide et mesuré et j’ai conclu à l’allaitement à la demande… Et c’est par l’allaitement à la demande que j’ai commencé l’écoute active qui me comble au quotidien, dans chacune des découvertes de Bibounette, bien au-delà de l’allaitement donc… c’est ma durabilité à moi 😉…

Mais pour conclure, j’ai tout à fait conscience que toute cette réflexion est une réflexion de nantis. Dans beaucoup de régions du monde, la question ne se pose pas. Mais la chaleur de la transmission et du contact, comme le plaisir, demeurent…

❤️ Bonne fin de semaine!

 

 

J’allaite, tu allaites, nous allaitons

 

 

Écrire sur les aspects pratiques de l’allaitement, c’est facile, factuel et j’aime l’idée de pouvoir aider d’autres mamans, novices à leur tour, comme je l’ai moi-même été… Écrire sur la relation d’allaitement, c’est beaucoup plus compliqué, tellement la relation, à 2, à 3, en famille, est riche et variée, tellement les émotions sont diverses, selon les moments, les circonstances, les jours et les lunes, c’est une histoire qui s’écrit au jour le jour, toute précieuse… Quand mon homme dit alternativement « elle allaite, elles allaitent, nous allaitons », je fonds. Quand ma fille me parle du « titou », je fonds. Quand je m’aperçois qu’allaiter m’a ouvert à une certaine parentalité qui restera (et que ça peut être le cas que l’on allaite un jour, un mois, un an ou plus!), je me sens chanceuse…

Alors, en attendant d’écrire plus, je vous renvoie aux beaux articles d’Alys et Django (sur Minuscule Infini) et de Marion et William (sur Je suis une seinte) qui ont su mettre des mots… après avoir transformé l’essai 😘

 

 

2 ans !

Son salon de l’agriculture

Premier salon de l’agriculture pour Bibounette cette année

Récit en images :

* les regarder téter

Savourer le contact avec maman


Observer encore


En regarder d’autres et immortaliser l’instant

Puis en faire le récit à la crèche le lendemain…

Breastfeeding quand tu nous tiens!

*les regarder dormir

En se faisant des câlins

Pour apprivoiser le sommeil… Les yeux bien à l’abri sous les oreilles… Euh Maman, ça je vais avoir du mal…

* ouvrir la cage aux oiseaux


*et aimer tout autant le lapin disqualifié que la vache médaillée

Allaiter et reprendre le travail (Semaine mondiale de l’allaitement maternel)

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Le thème de cette édition de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel : allaiter et reprendre le travail

 

 

Bien avant sa naissance et même sa conception, je savais que je voulais allaiter mon bébé. Pour ce qui concerne la durée de l’allaitement, je n’en avais pas vraiment idée, sauf peut-être que 6 mois, ce serait mieux que 3. Alors j’ai décidé de prolonger mon congé maternité par un congé spécial jusqu’aux 6 mois de ma fille. Pendant ma grossesse, j’avais eu l’occasion de participer à un atelier animé par une conseillère en lactation. Il y avait là une maman et son bébé de 5 mois allaité qui demandait des conseils pour le sevrage. La conseillère en lactation, tout en les lui donnant, l’informait également de la possibilité de tirer son lait et donc de poursuivre l’allaitement. A l’époque, cela m’avait paru sinon jusqu’au boutiste, du moins très complexe… Et puis mon tour est venu de réfléchir à comment sevrer ma fille avant ma reprise du travail et son entrée en crèche.
En mon for intérieur, ma seule certitude était que si je devais la sevrer, il me fallait m’y prendre assez tôt pour ne pas lui faire subir séparation et arrêt de l’allaitement en même temps. Et puis l’allaitement se passait bien pour toutes les 2, je tenais un peu à mes 6 mois d’allaitement et j’ai traîné pour le sevrage jusqu’à me dire que cette idée de tirer le lait n’était finalement pas si inenvisageable que cela… Il faut dire qu’entre temps j’avais pu assister à plusieurs réunions d’information et d’échange de l’association Solidarilait et pu entendre les témoignages de mamans pas du tout farfelues.
Bref, l’idée de tirer mon lait au bureau faisait son chemin, c’était facilement organisable car je travaille dans un bureau individuel. En revanche, le nettoyage hygiénique du tire-lait et le stockage du lait me paraissaient beaucoup plus complexes à gérer. J’ai donc un temps envisagé de tirer mon lait et le jeter, ce qui m’aurait permis d’entretenir ma lactation et de proposer un allaitement mixte à ma fille (lait infantile à la crèche, lait maternel à la maison). Finalement, à l’occasion d’un passage au bureau pour présenter ma fille, j’en ai profité pour examiner les lieux avec mes yeux de nouvelle maman allaitante et j’ai pu constater que j’avais des lavabos assez confortables à disposition, un réfrigérateur ainsi que, luxe suprême, un vrai congélateur.
J’ai ensuite pris contact avec la crèche pour connaître le « protocole » à respecter.
J’ai envisagé de venir donner le sein à midi, c’était théoriquement possible mais comme la crèche annonçait privilégier les signaux de l’enfant plutôt qu’un horaire, ce qui sur le fond me convenait parfaitement, c’était un peu complexe à organiser côté emploi du temps professionnel…
Restait donc la solution d’apporter des pots de lait à la crèche. La structure ne pouvait pas stocker de lait durant la nuit, toutes leurs enceintes froides doivent être vides pour nettoyage. Il me fallait donc amener le lait chaque matin et qu’il soit à moins de 4°C. La crèche et mon bureau sont à proximité l’un de l’autre mais à une heure de chez moi, alors transporter le lait en frais soir et matin me semblait risqué, surtout si la prise de température à la crèche s’avérait supérieure à 4°C et que mon lait devait être jeté… Alors j’ai trouvé la solution d’amener du lait congelé, puisque le congélateur du bureau me permettrait de stocker le lait juste après chaque tirage.
Je me suis alors équipée* d’un tire-lait électrique double pompage pouvant fonctionner sur piles (Medela Swing maxi, avec -très important- la taille adéquate de téterelles) avec bustier mains-libres, de bassines de lavage de la vaisselle, d’une boîte opaque pour stocker mes pots de lait discrètement dans le congélateur, d’une bonne glacière pour ramener les pots chez moi (chaque semaine au début car je manquais de stock, maintenant moins souvent car mon congélateur personnel à la maison dispose d’un bon stock).

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Mon tire-lait électrique double-pompage Medela Swing Maxi

Avant la reprise du travail, j’ai tenté de faire un peu de stock mais sans grand succès car ma fille étant là, les seins n’étaient jamais très pleins entre 2 tétées. Et puis je n’avais aucune idée de la quantité qu’elle voudrait bien prendre à la crèche donc il était difficile de calibrer le remplissage des pots (à noter que j’ai dès le départ privilégié les pots plutôt que les sachets, non acceptés à la crèche)… Heureusement Solidarilait m’a rassurée en me disant que passés les premiers jours, ce serait plus facile d’adapter la production (toute la journée au bureau = seins pleins) à la demande (bébé à la crèche préciserait ses besoins). Ceci dit, le petit stock que j’avais réussi à faire m’a permis de me rassurer dans ma capacité à passer ces premiers jours d’inconnu.
Surtout que mon premier jour de travail était marqué par un colloque d’une journée durant laquelle j’ai dû tirer jeter avec un tire-lait manuel dans les toilettes d’une salle de conférence… J’ai eu la chance (hasard et coïncidence) d’y croiser une maman d’une petite fille de 14 mois… allaitée! cela m’a enthousiasmée et paru de bon augure!
Avant d’entrer à la crèche, ma fille n’avait pris qu’un seul biberon de lait maternel dans sa vie, avec ses grands-parents, c’était donc le grand saut dans l’inconnu. J’avais tout prévu au cas où elle n’en voudrait pas, toute une panoplie de tasses à bec, petits verres, soft cup, ce n’était pas nécessaire mais ça me rassurait de les avoir sous la main au cas où… Nous n’en avons pas eu besoin, elle a apprécié le biberon dès le premier jour. Côté pratique, j’ai opté pour des pots Philips Avent sur lesquels s’adaptent une tétine de la même marque (débit lent) que je laisse à la crèche.

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Mon tire-lait, mon clavier et moi

Et puis nous avons pris notre rythme de croisière. Je tirais au début environ 150mL par sein, soit 2 pots de 150 que je plaçais directement au congélateur. À la crèche, ma fille buvait 150mL le midi et 150mL au goûter. Certaines fois, c’était seulement des pots 120mL mais ça convenait également. Au fur et à mesure de l’avancée de la diversification de ma fille, la crèche m’a proposé de supprimer le biberon du goûter, j’ai donc eu du stock d’avance, ce qui me permettait de ne pas stresser si un jour je tirais moins ou si je devais exceptionnellement jeter, et puis ma production a un peu diminué, je ne tirais plus que 100mL par sein, soit un total de 200mL et plutôt que de faire grossir le stock, j’ai investi dans des pots plus grands et ma fille a eu un seul biberon à midi mais de 200mL!
Certaines femmes craignent une baisse de leur production, pour ma part, avec ma fille de 18 mois, je cherche plutôt à la diminuer mais je tire toujours le midi au bureau, je ne peux pas m’en passer, mes seins sont trop pleins et risquent l’engorgement si je ne tire pas. Chaque femme et chaque enfant étant différents, à chacune d’inventer et de réinventer sans cesse son rythme de croisière… Il faut dire que la petite coquine apprécie toujours sa tétée nocturne ce qui entretient ma lactation et habitue mes seins à être vidés régulièrement…

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Mon moment à moi …

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Tranquille…

Ce tirage au bureau ne me pèse pas, même après un an de pratique, c’est au contraire mon petit moment à moi, où personne ne me dérangera, où je peux souffler tranquillement.

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La relation d’allaitement… à 3 !

Pour ce qui concerne la relation d’allaitement, sans m’exprimer à la place de ma fille, je pense que nous apprécions toutes les 2 ces moments partagés, allaiter un bambin est vraiment amusant car il y a une vraie interaction et je suis vraiment heureuse d’avoir pu connaître cela en entretenant ma lactation à la reprise du travail.

La relation évolue, on m’avait prédit des tétées de retrouvailles avec un bébé qui saute au sein quand on va le chercher à la crèche. Ce n’était pas le cas pendant des mois et puis depuis quelques semaines, c’est vraiment ce scénario… Ma dernière très belle surprise : la semaine dernière, je me suis assise à la crèche à la demande de ma fille pour lui proposer le sein. Je l’ai alors vue s’éloigner de moi et j’ai pensé avoir mal interprété sa demande : en fait, elle était partie me chercher un coussin pour je sois mieux installée… Je fonds et le lait coule à flots!


*Mon confort en images :

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Le sachet zippé est devenu mon meilleur ami

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Après tirage et avant stockage et lavage

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Après le lavage, le tout séchera en attendant le rendez-vous du lendemain !

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Ma glacière compacte et performante


D’autres lectures :

Sur la question épineuse du tire-lait, vous trouverez des infos complémentaires chez Le rire des anges. Comme elle, je pense qu’il faut en tester plusieurs pour trouver le plus adapté à son cas personnel : le mien, c’est le Medela Swing Maxi, double pompage, qui peut fonctionner sur piles, et surtout qui permet de choisir le diamètre des téterelles (je me suis aperçue assez tard que mes bouts de sein étaient de faible diamètre et qu’avec les téterelles standard du tire lait philips avent, ça ne faisait jamais étanchéité et donc ça aspirait mal!)
Et un autre petit tuyau : comme j’étais motivée pour allaiter, je m’étais procurée un tire-lait que j’avais emmené à la maternité au cas où. Je n’en ai heureusement pas eu besoin mais ça me rassurait car j’avais en tête des témoignages de galère avec le tire-lait de la maternité!

Sur la relation d’allaitement, en attendant de parvenir à mettre en mots mon propre ressenti, le très bel article de Minuscule Infini et quelques photos qui en disent parfois plus qu’un long discours…

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Edit de Septembre 2016 :

Pour beaucoup de mamans, l’enjeu est de maintenir une lactation suffisamment abondante à la reprise du travail. A cet effet, l’usage de tisane d’allaitement (fenouil essentiellement), le fait de boire beaucoup, le maintien de tétées nocturnes, les tétées « open-bar » le week-end et pendant les vacances, la recherche d’un tire-lait efficace avec téterelles adaptées, la relaxation pour éviter de focaliser sur le sujet peuvent aider. Pour ma part, avec ma surproduction associée à un réflexe d’éjection fort et les tétées nocturnes (et open-bar) de Bibounette qui entretiennent très efficacement la lactation, ce n’était pas le souci. Pourtant, c’était ma hantise et j’ai entretenu cette surproduction en tirant abondamment avec le tire-lait double pompage. Alors quand le moment est venu de supprimer les biberons à la crèche, je n’avais plus aucun intérêt à tirer autant et au contraire, bien des inconvénients. Car à surproduire, l’engorgement n’est jamais loin quand un tirage ou une tétée saute. Faute de pouvoir agir sur le rythme de tétées de la demoiselle, parfois très fluctuant, j’ai échangé mon tire-lait double pompage contre le tire lait manuel Medela et petit à petit, plutôt que de vider les seins, je tire juste de quoi éviter l’inconfort… Chaque jour, c’est un équilibre à trouver, l’usage de tisanes diminuant la production (persil , pervenche, sauge, menthe poivrée) venant m’y aider.

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Alcool et allaitement

Un article récapitulatif de la Leche League, bien utile en ce soir de fête!
http://www.lllfrance.org/Allaiter-Aujourd-hui/AA-64-Alcool-et-allaitement.html

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