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Et voici le mois de Mai

Et voici le mois de Mai…

Après les mois marqués dans notre famille par les anniversaires et l’arrivée du printemps, pour moi, le mois de Mai est bien celui des élections, occasion de mémoire et de projection vers l’avenir… Et oui, j’y crois encore… Car même si je suis fort déçue par les humains, je dois bien garder au fond de moi un petit espoir, car sinon je n’aurais pas pris la responsabilité de mettre au monde une petite humaine. Parce que si mon grand-père s’est battu pour la France libre, ce n’est pas pour que je fasse la fine bouche. « Tu rêvais d’être libre et je te continue » écrivait Paul Eluard. Le 10 Mai 1981, j’avais 2 ans et ma chienne bien-aimée, Romi, venait au monde. En Mai 1988, je parlais politique avec mon grand-père et ses voisins,  j’étais à l’école primaire, mes parents parlaient politique avec l’instituteur, je regardais le Bébête Show, cohabitation et majorité présidentielle n’avaient déjà plus de secret pour moi. En Mai 1995, juste avant le bac français, je lisais Les Thibault, je regardais 7/7 et je parlais politique dans la cour de récré. En Mai 2002, je n’ai pas compris. Alors en Mai 2007, je tractais. En Mai 2012, je rêvais, je tenais la main de mon homme et mon grand-père me manquait. En Mai 2017, je tenais la main de ma fille et de mon homme, et mon grand-père me manquait, encore, toujours… Il est né, je suis née, en terre corrézienne qui a donné plusieurs présidents à la France, alors la politique, elle est ancrée en moi avec ses espoirs et finalement peu de désillusions… Car je pense être malheureusement assez lucide sur la nature humaine, alors j’attends finalement assez peu, et surtout, je sais que la vérité est multiple, loin des extrêmes et certainement pas celle que nous laissent entrevoir les media… La preuve en quelques mots, lus en début d’après-midi, où les gros titres accrocheurs ont peu de lien au final avec les véritables paroles détaillées dans l’article que personne ne lit : c’est ainsi que « si vous écoutez les mecs de la sécurité, vous finissez comme X » devient en un malhonnête et manipulateur tour de passe-passe « vous faites passer la sécurité avant la proximité »… Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres… Ce qui me désole c’est cette soif chez l’humain de sensationnel… Et chaque jour, je me questionne, dans l’éducation que je donne à ma fille, pour éviter cet écueil, lui donner le goût de l’authenticité et des véritables échanges, du don et non de la manipulation, de l’esprit critique et de la bienveillance…

J’en étais là de mes réflexions de pause méridienne quand j’ai été interrompue par mon ineffable chef, représentant en lui-même tout ce que j’abhorre de la société bien-pensante, prête à tout, tant pour recueillir des lauriers que pour s’acheter une conscience. Le voilà donc tout sourire venant me parler de mon pot de départ… Oui, pour ceux qui n’ont pas suivi les épisodes précédents, j’ai démissionné…Donc à première vue, ça partait bien le chef qui vient proposer un pot de départ… Ben, non, je suis trop lucide pour avoir espéré quoi que ce soit… si je pars c’est que mon cerveau était en train de s’empoussiérer comme celui de mon prédécesseur tant la valorisation du travail accompli atteint le degré zéro dans cette boutique… Et bien le voilà qui me fait l’affront de mesurer la valeur de mon travail en nombre de cacahuètes qu’il est prêt à offrir à mon pot de départ. Mais qu’il les garde ses cacahuètes! Et le pire, c’est que je crois qu’il ne s’est même pas rendu compte de la bêtise de ses propos… Comme il ne s’est pas rendu compte qu’il use l’un après l’autre tous ses collaborateurs…

Heureusement, juste avant le rationnement de cacahuètes, j’avais eu une belle surprise ce midi grâce à Karim (mon vendeur de pâtes chaque midi) et Fatima (sa charmante épouse qui tient la boutique de chaussures enfants Eliott (26, rue de Rochechouart à Paris 9) : une paire Igor offerte pour Bibounette, marque que j’avais repérée depuis longtemps, en coloris bleu qui va faire pousser des waouh à Bibounette, je n’en reviens toujours pas de cette générosité !

 

Bref, voici le mois de Mai, son muguet, ses leçons d’humanité, d’histoire et de géographie et son soleil timide…

 

 

Battre le pavé

photo pave

Battre le pavé parisien

Porter un jean à ma taille et des jolies chaussures qui me vont bien

Marcher d’un bon pas

Même si mon corps ne va pas

Voir des vitrines éclairées et apercevoir mon reflet

Mes cheveux pas trop mal coiffés

Voir des bus menaçants

Voir aussi des gens

Pousser la porte d’une boutique

Et trouver une vendeuse empathique

Battre le pavé

Sans me sentir obligée

De rendre des comptes à quelqu’un

C’est peut-être ça

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